
Un homme âgé de 79 ans est accusé d’avoir commis, pendant de nombreuses années, des abus sexuels sur des enfants, en dépit d’un signalement effectué auprès des autorités dès 2015. Les faits Le 12 octobre 2015, la fille du suspect s’est présentée à la gendarmerie de sa région, en Gironde, après avoir été alertée par sa belle-mère. Cette dernière venait de découvrir, sur l’appareil de son époux, « la photo d’une petite fille où l’on voyait son sexe ». Dans le même temps, la jeune femme a été informée par sa nièce d’un comportement particulièrement inquiétant : lors d’une fête familiale, l’homme aurait pris sa main pour la placer sur ses parties intimes, par-dessus son pantalon. Consciente de la gravité potentielle de ces faits, elle a immédiatement alerté les forces de l’ordre, précisant que son père recevait régulièrement de nombreux enfants à son domicile et exprimant sa volonté de protéger d’éventuelles victimes. La nièce de 11 ans qui aurait subi l’agression sexuelle est entendue et confirme les faits. Sa mère dépose plainte et livre son inquiétude quant au comportement du suspect vis-à-vis d’autres fillettes. Le fils du suspect explique à son tour avoir surpris des téléchargements d’images sur l’ordinateur de son père intitulés « 6 year old et 8 year old ». Malgré ce faisceau d’indices, l’enquête s’arrête pendant 6 ans. Ce n’est qu’à l’occasion d’une revue de procédures ayant mis en évidence l’absence d’investigations que le ministère public a décidé de réactiver le dossier, le 11 mai 2022, selon le parquet de Bobigny. L’homme est alors placé en garde à vue et son domicile est perquisitionné. Les enquêteurs découvrent des carnets tenus par le suspect pendant plus de dix ans dans lesquels il a esquissé des croquis d’enfants et noté leurs mensurations, jusqu’à la taille du soutien-gorge. Son matériel informatique révèle la présence de centaines de photos rangées dans des dossiers divers. Dans celui intitulé « Voyage aux Philippines », il pose en compagnie de petites filles, filme une adolescente en nuisette et apparaît dans un lit avec un mineur. Dans le même temps, la petite fille qui avait été photographiée chez lui avec le sexe apparent est auditionnée par les policiers du commissariat de Saint-Denis. Elle dévoile des abus allant bien au-delà de cette seule captation d’image. Elle raconte que le suspect était le voisin « gentil » et « bienveillant », connu dans le quartier pour aider les familles défavorisées dans leurs démarches administratives. Il s’occupait aussi de leurs enfants en leur offrant le goûter et des sorties. Elle a commencé à passer la majorité de ses après-midis chez lui vers ses 5 ans, quand sa mère est tombée malade. La jeune femme décrit des actes de masturbation imposés sur son corps d’enfant et des fellations forcées sur le corps du suspect. Ces abus ont duré jusqu’à ses 11-12 ans, soit jusqu’en 2018. Passée cet âge, elle n’est plus allée chez lui car elle a pris conscience en grandissant que ce n’était pas un comportement normal. Or, en 2018, la fille du suspect avait déjà déposé son signalement depuis trois ans. Une autre enfant se disant victime a été auditionnée par le juge d’instruction en 2024. Elle se souvient que le suspect prenait régulièrement ses mensurations avant de les annoter dans son carnet. Elle évoque aussi des « chatouilles » tendancieuse, et décrit qu’une fois où elle se trouvait dans le salon avec lui, ce dernier l’aurait pénétré digitalement. Au total, la justice a identifié huit fillettes présumées victimes, dont cinq pour lesquelles des faits auraient été commis après le signalement de 2015. L’homme a été placé en détention provisoire depuis la reprise des investigations. Le procès Le procès est en cours devant la Cour criminelle départementale de Saint-Denis du 13 au 15 avril 2026. Innocence en Danger partie civile Innocence en Danger, représentée par Maître Richard , se constitue partie civile dans ce dossier. Par cette démarche, l’association entend non seulement soutenir les victimes et leurs familles mais aussi interroger les défaillances institutionnelles ayant pu permettre la répétition de tels agissements. Les médias en parlent https://www.lefigaro.fr/faits-divers/c-etait-le-papy-du-quartier-un-septuagenaire-accuse-d-avoir-viole-des-enfants-pendant-des-annees-malgre-un-signalement-a-la-justice-20250920

Le « plaider coupable » en matière criminelle : un recul historique de la justice Le 13 avril 2026, Monsieur le Garde des Sceaux, Nous, avocats, magistrats, et représentants de la société civile engagés dans la défense des droits fondamentaux et la protection des victimes, prenons la plume avec une profonde inquiétude face au projet d'extension de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) aux crimes. Nous vous demandons solennellement de renoncer à cette réforme, qui constitue un recul majeur et inacceptable de notre justice républicaine. I. Une justice rendue dans l'ombre : la fin de la transparence démocratique Peut-on encore parler de justice lorsque les crimes se règlent sans audience publique, loin du regard des citoyens ? La question n'est pas rhétorique : elle touche au fondement même de notre pacte social. La publicité des débats judiciaires n'est pas une formalité procédurale. Elle est la condition sine qua non de la légitimité de la décision pénale. Elle est ce par quoi la société tout entière peut constater, comprendre, et accepter le jugement rendu en son nom. Sans transparence, il n'y a ni confiance, ni garantie, ni véritable justice. La solennité de la Cour d’assises incarne cette exigence : la gravité de l'acte criminel appelle la gravité du rituel judiciaire. Y renoncer, c'est banaliser l'insupportable. Écarter le débat public, c'est aussi affaiblir les exigences de rigueur qui s'imposent à tous les acteurs du procès : magistrats du parquet tenus de motiver leurs réquisitions devant la cour, avocats contraints à l'excellence dans l'intérêt de leur client, jurés populaires garants de l'équité du verdict. Cette pression collective, que seule l'audience publique génère, est une protection irremplaçable contre l'arbitraire et la précipitation. II. Les victimes sacrifiées sur l'autel de l'efficacité Pour les victimes, la question est fondamentale : où est la reconnaissance publique des faits ? Où est la place donnée à leurs paroles ? La fonction première de la justice n'est pas d'optimiser des flux procéduraux : elle est réparatrice. Elle rend au blessé, à l'endeuillé, à celui dont l'existence a été fracassée, une forme de réparation symbolique que seul le procès public peut offrir. Être entendu. Voir l'auteur des faits se lever et reconnaître publiquement le mal causé. Entendre la société, par la voix de ses représentants, nommer le crime dans toute sa gravité. Ces actes ne sont pas accessoires : ils sont au cœur du processus de reconstruction des victimes. Les en priver au nom de la célérité, c'est les victimiser une seconde fois. Notre association, Innocence en Danger, qui oeuvre depuis plus de vingt-cinq ans aux côtés des victimes de violences graves — notamment celles subies par les enfants — témoigne de cette réalité : il n'est pas de reconstruction possible sans vérité publiquement dite. Une peine négociée dans un bureau, si justement calibrée soit-elle, ne peut tenir lieu de procès. III. La Convention européenne des droits de l'homme en garde La Convention européenne des droits de l'homme rappelle, à travers son article 6, l'importance d'une justice rendue en pleine lumière. La publicité du prononcé du jugement n'y est pas une option : elle est une exigence conventionnelle à laquelle la France a souscrit. La Cour européenne des droits de l'homme a, à de multiples reprises, rappelé que la publicité du procès pénal constitue un rempart contre une justice secrète, soustraite au contrôle public. L'extension du plaider coupable aux crimes expose la France à des recours fondés, et plus encore, à une régression de l'État de droit que nos partenaires européens observeront avec consternation. Nous ne saurions accepter que la recherche d'efficacité se fasse au détriment de ces garanties fondamentales. IV. Une justice négociée : le risque de l'inégalité et de l'opacité Ouvrir la porte à une justice négociée en matière criminelle, c'est inévitablement introduire des variables qui n'ont pas leur place dans le prononcé d'une peine : la qualité de la représentation juridique, le profil socio-économique du mis en cause, la pression temporelle qui pèse sur des institutions judiciaires asphyxiées. Le risque d'une justice à deux vitesses — où ceux qui disposent des meilleurs conseils obtiennent les meilleures transactions — est réel, documenté, et dénoncé par les barreaux de nombreux pays qui ont expérimenté ces dispositifs. La justice ne peut pas être une affaire de coulisse. Elle ne peut pas être rendue dans l'économie du débat contradictoire, loin des regards, à la faveur de négociations dont les termes demeurent opaques pour la société comme pour les victimes. Ce serait trahir l'idéal républicain d'une justice égale pour tous. Nos demandes En conséquence, nous, signataires de cette lettre ouverte, demandons solennellement : L'abandon de tout projet d'extension de la CRPC aux crimes, quelle qu'en soit la formulation ou le périmètre ; L'organisation d'un débat public associant avocats, magistrats, associations de victimes et représentants de la société civile, avant toute réforme touchant à la procédure criminelle ; La réaffirmation solennelle, par le ministère de la Justice, du principe intangible de publicité des audiences en matière criminelle ; L'investissement prioritaire dans les moyens humains et matériels de la justice d'assises, seule réponse légitime aux délais excessifs que cette réforme entend, de manière illusoire, résorber. La justice ne se réforme pas contre ses propres principes. Elle se renforce en leur restant fidèle. Nous comptons sur votre engagement à défendre un héritage judiciaire qui appartient à tous les Français, et plus particulièrement à ceux qui ont eu le malheur d'en avoir besoin. Veuillez agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l'expression de notre haute considération. Homayra Sellier Présidente — Innocence en Danger et Maitres Jean Sannier, Mathias Darmon, Caty Richard, Nathalie Bucquet, Pauline Mouret, Pauline Loirat, François-Xavier Kozan, Grégory Thuan dit Dieudonné, Clara Auffret … Avocats — Innocence en Danger Avec le soutien de l'ensemble des avocats signataires

Peut-on encore parler de justice, lorsque les crimes se règlent, sans audience publique, loin du regard des citoyens ? Sans transparence, il n’y a ni confiance, ni garantie, ni véritable justice. Écarter le débat public, c’est affaiblir les exigences de rigueur et ouvrir la porte à une justice négociée. Pour les victimes, la question est fondamentale : où est la reconnaissance publique des faits, où est la place donnée à leurs paroles ? À l’heure où la convention européenne des droits de l’homme, rappelle l’importance d’une justice rendue en pleine lumière, l’association Innocence en Danger refuse que la recherche d’efficacité se fasse au détriment de l’essentiel. La justice ne peut pas être une affaire de coulisse.

Paris, le 3 avril 2026 Violences sexuelles : un scandale systémique, une responsabilité politique. Plus de 750 parents des VIIe et XVe arrondissements ont écrit dimanche au nouveau maire de Paris pour exiger un audit et des sanctions en raison des violences dans le périscolaire. Des dizaines d'enfants victimes. Un système qui savait. Des institutions qui n'ont pas agi. L'association Innocence en Danger apporte son soutien plein et entier aux près de 750 parents d'élèves parisiens qui ont saisi le maire de Paris pour dénoncer le scandale du périscolaire et réclamer des mesures immédiates de protection des enfants. Face à la gravité des faits signalés dans un grand nombre d'écoles, notre association demande des sanctions exemplaires ainsi qu'un audit totalement indépendant du dispositif périscolaire et de la gestion des signalements de violences, en particulier sexuelles. Des faits graves et des dysfonctionnements structurels En France, plusieurs dizaines d’animateurs périscolaires sont aujourd’hui visés par des plaintes pour des violences sexuelles sur de très jeunes enfants. Dans une seule école parisienne, onze animateurs d'une même équipe sont visés par des plaintes pour violences physiques et sexuelles. Ce n'est pas un cas isolé : c'est la démonstration d'un système défaillant, incapable de protéger les enfants qu'il a la charge d'accueillir. Ces éléments révèlent non seulement des comportements individuels inacceptables, mais surtout des défaillances systémiques dans le recrutement, la prévention, le contrôle, le traitement des alertes et la protection effective des mineurs confiés au service public. Le casier judiciaire ne recense que les condamnations définitives — or la majorité des plaintes pour violences sexuelles n'aboutissent pas à un procès. Les fichiers d'auteurs d'infractions sexuelles existent, mais leur consultation n'est ni systématique ni contrôlée. Une colère légitime des familles Les parents qui se mobilisent dénoncent des alertes restées sans suite à la hauteur de la gravité des faits, des réponses tardives ou minimisées, et des décisions qui ont parfois privilégié la préservation de l'image de l'institution plutôt que la protection des enfants. Innocence en Danger considère cette colère comme légitime et rappelle que la protection de l'enfance impose une obligation de vigilance et de réaction immédiate à toute autorité ayant connaissance de faits potentiellement criminels. Cette inaction n'est pas un dysfonctionnement. C’est une dérive institutionnelle. Elle doit désormais être traité comme telle. Le FIJAIS : un outil insuffisant Dans le FIJAIS, une part importante des faits de violences sexuelles n’apparaît jamais, en l’absence de plainte, de poursuites ou de condamnation. Un parent peut ainsi se retrouver face à un adulte mis en cause à plusieurs reprises pour des faits graves, mais dont le casier est vierge et qui n’est pas inscrit au FIJAIS. Cette zone d’ombre favorise la circulation de personnes potentiellement dangereuses d’une structure à une autre, sans qu’aucune trace ne soit accessible aux employeurs, ni qu’aucun mécanisme d’alerte systématique ne protège les familles. Les demandes d'Innocence en Danger Au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant, Innocence en Danger exige : La possibilité, pour l’ensemble des employeurs de personnels intervenant auprès de mineurs, d’accéder au casier judiciaire (bulletin n°2) et au FIJAIS, préalable indispensable à l’instauration d’une véritable obligation de consultation systématique de ces fichiers ainsi que de l’attestation d’honorabilité, pour tout recrutement et tout renouvellement de contrat, y compris dans le cadre périscolaire et au sein des établissements privés. Un devoir de signalement réellement contraignant : procédures standardisées, délais impératifs, traçabilité des décisions, contrôle indépendant. Tout responsable qui omet de signaler engage sa responsabilité administrative et pénale. La suspension à titre conservatoire automatique de toute personne mise en cause pour des faits graves impliquant des mineurs, avec interdiction formelle de toute mutation vers un autre établissement. La réalisation d'un audit indépendant, confié à un organisme extérieur, portant sur l'ensemble du dispositif périscolaire parisien, avec la publication intégrale et transparente des conclusions. L'association des représentants de parents, d’organisations spécialisées et d’experts indépendants à ces travaux d'audit. Une information claire des parents sur leurs droits : plainte, recours, accompagnement, sans omerta institutionnelle. La mise en place d’une enquête pénale rapide afin de faire la lumière sur les faits dénoncés, avec une information régulière des parents sur l’avancée de l’enquête. Même s’ils ne peuvent pas en connaître les éléments de fond, ils doivent à minima être entendus et considérés. La responsabilité politique de la Ville de Paris Si la Ville a annoncé certaines mesures, telles que des suspensions et la commande d'un audit, elles ne sauraient suffire tant que l'indépendance de l'évaluation, la transparence du processus et l'effectivité des changements ne sont pas garanties. Innocence en Danger appelle le maire de Paris et l'ensemble de l'exécutif municipal à assumer pleinement leurs responsabilités politiques, à reconnaître l'ampleur des défaillances et à s'engager publiquement par des actes concrets, vérifiables et datés. Les responsables publics ne peuvent plus invoquer la complexité des procédures : l’inaction semble désormais relever d'un choix politique délibéré. Depuis vingt-sept ans, Innocence en Danger alerte sur les failles de la protection des enfants, en France comme à l'international. Ce scandale doit constituer un tournant : la sécurité et l'intégrité des enfants ne peuvent plus être reléguées derrière des considérations de gestion interne ou de communication. Tant que l'omerta l'emporte sur la transparence, nous continuerons à découvrir des prédateurs qui ont circulé de structure en structure en toute impunité. Aux parents, nous voulons dire ceci : Vous n'êtes pas seuls et votre rôle est de protéger votre enfant, pas de protéger la réputation d'une structure.

CONSTITUTIONS DE PARTIE CIVILE D’INNOCENCE EN DANGER Au Sénégal, l’ombre d’un réseau pédocriminel français 02/03/2026 - Libération L’arrestation de 14 personnes à Dakar étend l’enquête sur Pierre Robert, retraité français soupçonné d’avoir orchestré le recrutement de mineurs pour les «louer» à des clients et ainsi que la transmission volontaire du VIH... Lire la suite… Un homme jugé pour l’agression sexuelle d’une fillette de quatre ans à l’école Copello à Marseille 09/03/2026 - France bleu Six mois après l’agression sexuelle d’une élève de maternelle au sein de l’école Copello, dans le 5e arrondissement de Marseille, plusieurs mamans dénoncent l’absence de réponse forte des autorités. À l’approche du procès, elles réclament des réponses et redoutent que l’affaire ne soit pas isolée. Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans cette affaire et est représentée par Maître Nathalie Bucquet... Lire la suite… « Un dossier symptomatique » : A Marseille, un homme jugé pour une agression sexuelle sur une fillette de 5 ans 10/03/2026 - 20 Minutes Un homme de 55 ans comparait pour « agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans ». Il est soupçonné d’avoir touché une petite fille de 4 ans dans une école maternelle du 5e arrondissement... Lire la suite… Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : « La lenteur de la justice crée une deuxième souffrance pour les familles » 11/03/2026 - Valeurs Actuelles Jean Sannier, avocat de l’association Innocence en danger, spécialisée dans la défense des enfants victimes de violences sexuelles, revient sur les difficultés rencontrées par la justice pour recueillir la parole des enfants et traiter les affaires de violences sexuelles dans les structures périscolaires... Lire la suite... INNOCENCE EN DANGER INTERNATIONAL Dans la capitale, la marche du 8 mars a rassemblé une foule record autour des droits des femmes et de la santé. 08/03/2026 - L’essentiel Dans la capitale, la marche du 8 mars a rassemblé une foule record autour des droits des femmes et de la santé... Lire la suite… AFFAIRE EPSTEIN Vivre le scandale Epstein Files en tant que survivant·e de pédocriminalité 03/03/2026 - Mediapart À chaque scandale, chaque procès médiatisé, les victimes de pédocriminalité revivent leur propre torture. Et plongent dans le désespoir face à l’inaction collective, et aux simulacres d’indignation. La couverture médiatique mondiale de l'affaire Epstein n'y coupe pas : comme les victimes d'inceste au sein de leurs familles, les victimes d'Epstein sont invisibilisées... Lire la suite… Affaire Epstein : quinze femmes demandent une nouvelle enquête sur Gérald Marie, l’ex-dirigeant de l'agence Elite 21/03/2026 - ELLE Dans une lettre adressée à la procureure Laure Beccuau, quinze femmes accusent Gérald Marie, l’ancien dirigeant de l'agence Elite d'agression sexuelle et l’interrogent sur ses liens avec l’affaire Jeffrey Epstein... Lire la suite… « Juste qu’un hommage lui soit rendu » : à l’Institut du monde arabe, Emmanuel Macron a voulu « avoir un mot » pour… Jack Lang 24/03/2026 - La Voix du Nord « Juste qu’un hommage lui soit rendu » : à l’Institut du monde arabe, Emmanuel Macron a voulu « avoir un mot » pour… Jack Lang... Lire la suite.. . PÉDOCRIMINALITÉ Il jouait au pédopsychologue : poursuivi pour agression sexuelle, le faux thérapeute repart libre… "Nous, nous sommes condamnés à vie", s’indigne la maman 21/03/2026 - La Dépêche À 35 ans, Quentin F., atteint d’un trouble du spectre autistique, s’est fait passer durant plusieurs mois pour un psychothérapeute dans le département du Gers. Poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs et escroquerie, il comparaissait devant la justice ce jeudi 19 mars. Récit... Lire la suite… Le "gourou" de Corrèze Roger Surin reconnu coupable de viols sur mineur et condamné à 15 ans de prison 28/03/2026 - France info L'accusé de 77 ans était jugé par la cour criminelle de Corrèze cette semaine pour des faits graves de viols et d’agressions sexuelles sur mineur, commis entre 2017 et 2019. Il avait fondé un centre occulte baptisé "l’École de la connaissance", implanté à Bort-les-Orgues... Lire la suite… Réseau pédocriminel : l’affaire Cottineau rebondit à Aix, deux Provençaux parmi les suspects mis en examen 06/03/2026 - La Provence En tirant le fil de l’enquête sur l’affaire nantaise autour de l’ancien militant LFI, soupçonné d’avoir organisé des orgies pédocriminelles, les policiers ont mis au jour un autre réseau d’échanges de contenus pédophiles. Huit hommes dont un Aixois et un Istréen ont été mis en examen... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SCOLAIRE ET PÉRISCOLAIRE Violences sexuelles à l’école : « Il n’y a pas assez de moyens mis en place sur ces enquêtes » 05/03/2026 - Le Parisien Arnaud de Saint-Rémy, avocat au barreau de Rouen accompagne depuis des années des victimes mineures, notamment de violences sexuelles. Confronté à la difficulté de faire aboutir ces dossiers devant une juridiction, il livre son analyse... Lire la suite… #MeTooEcole : pourquoi le phénomène liés aux violences sexuelles dans le milieu scolaire prend de l'ampleur 21/03/2026 - CNews Le #MeTooEcole inquiète les parisiens dont certains enfants ont été victimes d'agressions sexuelles à l'école. À la veille du second tour des municipales, les parents espèrent que le sujet sera pris sérieusement par la nouvelle mairie... Lire la suite… * Il aurait violé un enfant de trois ans dans les toilettes d’une école primaire : un animateur périscolaire immédiatement suspendu 27/03/2026 - Midi Libre Soupçonné d’avoir violé un enfant de trois ans fin mars, un animateur de l’école maternelle parisienne Voltaire a été suspendu. La jeune victime a mentionné l’agression à ses parents, qui ont immédiatement alerté l’établissement... Lire la suite… Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : Emmanuel Grégoire a reçu les parents d’élèves 31/03/2026 - Le Monde Le maire a rencontré, lundi 30 mars, deux collectifs de parents, qui attendent des mesures concrètes. Depuis un an, des dizaines de plaintes pour des faits à caractère sexuel ont été déposées contre des animateurs de la Ville de Paris... Lire la suite… PÉDOPORNOGRAPHIE Paris : un homme écroué pour avoir administré une plate-forme pédopornographique sur le darkweb 13/03/2026 - CNews Ce vendredi 13 mars, un homme d’une trentaine d’années a été mis en examen à Paris. Il est soupçonné d’avoir administré pendant une durée de deux ans «Alice in Wonderland», une plate-forme pédopornographique, sur le darkweb... Lire la suite… La Commission européenne s’inquiète de l’expiration imminente d’un dispositif pour lutter contre la diffusion d’images pédopornographiques 17/03/2026 - Le Figaro La détection d’images et de vidéos pédopornographiques par les plateformes en ligne et les services de messagerie se fait aujourd’hui sur une base volontaire. Mais ce dispositif expire d’ici au 3 avril... Lire la suite… VIOLENCES AU SEIN DE L'EGLISE CATHOLIQUE Écoles catholiques Lasalliennes : un collectif recense 165 victimes mineures d’agressions depuis les années 1950 02/03/2026 - Le Parisien Un collectif dénonce des agressions sur mineurs dans 46 établissements depuis 1950. Il réclame 100 millions d’euros de réparation et la reconnaissance de responsabilité institutionnelle... Lire la suite… "On se prend à songer au suicide" : le témoignage important d'Hélène Perlant, fille de François Bayrou, victime de Bétharram 27/03/2026 - Marie Claire Dans "Le Déni", son essai-témoignage paru jeudi 26 mars 2026 chez Michel Lafont, Hélène Perlant interroge interroge les mécanismes psychologiques qui ont imposé ce violent silence aux victimes de l'institution Bétharram, dont elle fait partie. L'aînée de François Bayrou retrace aussi son enfance marquée par de nombreuses agressions, dont elle fut la cible parce qu'elle était "la fille de". Un témoignage fort, une parole à écouter... Lire la suite... AFFAIRE LE SCOUARNEC Affaire Le Scouarnec : De nouvelles victimes identifiées, un juge va être saisi 20/03/2026 - 20 Minutes L’ancien chirurgien de 75 ans, condamné à vingt ans de prison, a déjà reconnu certains faits commis sur des patients... Lire la suite… Affaire Le Scouarnec, "il est inadmissible que les erreurs se répètent", le collectif de victimes reçu au ministère de la justice 27/03/2026 - France info Des représentants des ministères de la Santé, de la Justice et du Haut-commissariat à l'enfance et la délégation interministérielle d’aide aux victimes ont reçu ce 27 mars, les représentants du collectif des victimes de Joël Le Scouarnec, ce chirurgien condamné en mai 2025 pour viols et agressions sexuelles sur près de 300 enfants... Lire la suite… MALTRAITANCE AU SEIN DE L’AIDE SOCIALE À L'ENFANCE Pouponnière ASE de l’enfer : trois fois plus de bébés qu’autorisé, automutilation, violences… La défenseure des droits attaque le Département du Puy-de-Dôme 11/03/2026 - L’Humanité Malgré les nombreuses alertes, le Département du Puy-de-Dôme a failli à ses obligations de protection de l’enfance à Chamalières, estime Claire Hédon dans une décision rendue publique ce mercredi 11 mars... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SPORTIF Un entraîneur de foot mis en cause par des joueuses à Caen : « On n’a pas mis ça sous le tapis », assure le président 02/03/2026 - Ouest France Un jeune homme qui entraînait des joueuses de foot de La Maladrerie omnisports à Caen (Calvados), dont des adolescentes, est visé par une enquête judiciaire pour « agression sexuelle et corruption de mineure ». Son club l’a licencié en juin 2025 et a mis en place des mesures pour sensibiliser à ce risque... Lire la suite… Un éducateur sportif accusé d’agressions sexuelles sur plusieurs enfants près de Toulouse 04/03/2026 - Ouest France Près de Toulouse, sept plaintes ont été déposées contre un éducateur sportif pour des faits notamment d’agressions sexuelles et de corruption de mineurs. Les enquêteurs cherchent à savoir si le mis en cause a fait d’autres victimes… Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ EN LIGNE Les conversations retrouvées dans la PlayStation de cet homme âgé de 39 ans étaient à caractère sexuel, très crues, réclamant des photos intimes des enfants. 19/03/2026 - Le Figaro Les conversations retrouvées dans la PlayStation de cet homme âgé de 39 ans étaient à caractère sexuel, très crues, réclamant des photos intimes des enfants... Lire la suite... Cour criminelle : accusé du viol d’une enfant de 12 ans rencontrée sur internet 23/03/2026 - Le Dauphiné Libéré Un jeune homme de 23 ans est jugé devant la cour criminelle de la Savoie. Il est accusé d’avoir violé une enfant âgée de 12 ans au moment des faits en 2022, à Saint-Jean-de-Maurienne... Lire la suite… INCESTE Un marin-pêcheur de Saint-Jean-de-Luz condamné à 14 ans de réclusion criminelle pour viol incestueux 05/03/2026 - France bleu Un marin-pêcheur de 62 ans a été condamné à 14 ans de réclusion criminelle ce jeudi par la cour criminelle pour des faits de viols sur les deux petites-filles de sa compagne à Biarritz. La plus jeune des victimes n'avait que 6 ans au début des agressions sexuelles en 2012... Lire la suite… Des enfants pris dans un huis clos familial et amical marqué par des années d’agressions sexuelles : "Ça relève du sordide" 09/03/2026 - La Dépêche Le tribunal correctionnel de Foix a eu à examiner de graves agressions sexuelles sur mineurs commises au sein d’un cercle amical soudé. Les prévenus ont peiné à justifier ces actes abjects devant la justice... Lire la suite… VIOLENCES ENTRE MINEURS “Dans l’esprit de plein de gens, un enfant agresseur sexuel, ça n’existe pas” : la zone d’ombre des violences entre mineurs 22/03/2026 - Télérama Pourquoi les violences sexuelles commises par les mineurs, dans la famille ou à l’école, sont-elles si souvent tues ou réduites à des jeux ? Décryptage d’un déni généralisé aux lourdes conséquences... Lire la suite… Des enfants de 8-9 ans agressés par d’autres petits à peine plus âgés qu’eux, au Grau-du-Roi 30/03/2026 - France bleu La scène s’est produite ce dimanche 29 mars, au skate-park du Grau-du-Roi (Gard) : des enfants âgés de 8-9 ans ont été pris à partie par d'autres enfants à peine plus âgés qu'eux. L’un des agresseurs a menacé ses victimes avec un couteau... Lire la suite... PÉDOCRIMINALITÉ EN MILIEU POLITIQUE “Des images de cochon” : accusé de vi*l sur mineur, ce maire d’une commune française réélu dès le 1er tour des municipales 2026 16/03/2026 - Marie France Edgar Moulin, 60 ans, a été réélu au premier tour des municipales 2026 alors qu’une enquête pour “viol” sur mineur et “proxénétisme” est en cours... Lire la suite… Une "insulte" aux victimes : ces candidats accusés de violences sexuelles qui choquent aux municipales 18/03/2026 - La République du Centre La présence et parfois l’élection de candidats visés par des accusations de violences sexuelles provoquent l’indignation des associations, qui dénoncent une « insulte » aux victimes... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU ARTISTIQUE Patrick Bruel accusé de violences sexuelles par huit femmes 18/03/2026 - Mediapart « Mediapart » a recueilli les récits de huit femmes qui mettent en cause le comportement du célèbre chanteur entre 1992 et 2019. L’une était mineure au moment de l’agression sexuelle qu’elle dénonce. Deux ont porté plainte, l’une pour viol, l’autre pour tentative de viol. Patrick Bruel réfute toute « violence » ou « contrainte »... Lire la suite… L'ancien plumassier du Lido jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs 29/03/2026 - France info A 77 ans, Jean-Claude De Roo, ex-artisan des costumes féeriques du mythique cabaret parisien, sera jugé de lundi à mercredi pour des faits commis entre 2007 et 2016. Il conteste les faits qui lui sont reprochés... Lire la suite… MEURTRE SUR MINEURS Bébés dans un sac de courses : “elles avaient l’intention de donner la mort à ces enfants”, assène l'avocat général 06/03/2026 - France info Ce vendredi 6 mars marque le dernier jour du procès pour Christelle B. et Sabrina B. mises en cause dans une affaire d'infanticide et tentative d'infanticide devant la cour d’assises de Dijon (Côte-d’Or). Des peines de prison, respectivement de 15 et 6 ans, ont été requises. Les avocats de la défense plaident pour l'acquittement... Lire la suite… Condamnée à 25 ans de prison pour l'assassinat de sa fille de 10 ans : "une mère qui tue son enfant, c’est incompréhensible" 27/03/2026 - France info Le 21 juin 2022, Angèle, 10 ans, est morte après avoir ingéré une dose létale de médicaments dans un verre de thé glacé, administré par sa mère, Véronique B. Cette femme de 53 ans ne nie pas les faits, mais plaide l’aide au suicide. Elle a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle... Lire la suite… VIOLENCES SUR MINEURS Deux parents condamnés pour avoir participé à une violente rixe près d'un lycée à Marly 23/03/2026 - France bleu Un père et une mère originaires de Woippy ont été condamnés ce lundi pour des violences aggravées commises le 3 décembre dernier près d’un lycée à Marly. Le père de famille avait déversé de l’essence sur deux mineurs. Ce dernier est condamné à deux ans de prison ferme... Lire la suite… INTERNATIONAL Etats-Unis : Accusée d’avoir violé un adolescent de 16 ans, une ancienne maire reconnue coupable 05/03/2026 - 20 Minutes Aux États-Unis, une ancienne maire de 43 ans a été reconnue coupable de viol sur un adolescent de 16 ans après une fête organisée à son domicile en 2024... Lire la suite… Le jazzman Jacky Terrasson accusé d'un viol en 2015 sur une enfant de six ans 18/03/2026 - Radio France Le pianiste germano-américain est accusé d'un viol qui aurait été commis sur une enfant de six ans en 2015. Visé par trois plaintes, l'artiste faisait partie de son cercle familial proche. Entendu par les enquêteurs fin 2025, Jacky Terrasson nie tout, nous a assuré son avocat... Lire la suite...

Deux plaintes ont été déposées par Maître Grégory Thuan dit Dieudonné , agissant au nom et pour le compte de l’association Innocence en Danger, auprès de l’ARCOM (Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle et Numérique) le 17 mars 2026. La première vise la plateforme de vente en ligne Shein , la seconde le réseau social TikTok . Ces deux plaintes portent sur le non-respect par ces personnes morales de leurs obligations découlant du Règlement européen sur les Services Numériques (RSN), dit Digital Services Act (DSA) en anglais, relatif à la régulation des contenus en ligne et à la protection des utilisateurs. La plainte visant Shein Le 31 octobre 2025, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a constaté, sur la plateforme d’e-commerce chinoise Shein, des annonces de vente de poupées sexuelles à caractère pédopornographique. La DGCCRF a signalé ces faits à l’ARCOM, et saisi le Procureur de la République, qui a ouvert une enquête. Dans ce cadre, une vingtaine de personnes ont été interpellées partout en France. Shein a donc permis la commercialisation sur sa plateforme de poupées sexuelles aux traits physique explicitement enfantins. Il s’agit d’une « diffusion de l’image ou de la représentation d'un mineur présentant un caractère pornographique », selon les dispositions de l’article 227-23 du Code pénal français. Ces poupées contribuent à normaliser les abus sexuels sur mineurs, et peuvent faciliter le passage à l’acte chez les acheteurs. La commercialisation de ces produits menace donc à grande échelle la sécurité des mineurs. En parallèle, selon la politique de confidentialité de Shein, l’accès au site est réservé aux personnes âgées d’au moins 18 ans, sauf accompagnement ou supervision parentale. En réalité, toutefois, la plateforme est aisément accessible aux mineurs puisqu’elle ne met pas en œuvre de système automatisé strict pour vérifier l’âge réel, ni au moment d’entrer sur le site, ni au moment d’accéder à certains contenus spécifiques qui seraient réservés aux adultes. Dans ces conditions, des enfants ont pu tomber sur des annonces de poupées sexuelles, que celles-ci soient à caractère pédopornographique ou non. De tels faits caractérisent des manquements aux obligations prévues par le RSN, par la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne et par l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Une enquête réalisée par l’association Mouv’Enfants, luttant contre les violences faites aux enfants, indique en outre que contrairement aux déclarations de Shein, les produits n’ont pas été retiré partout et immédiatement. En d’autres termes, Shein n’a pas veillé à un réel renforcement de la modération et à une réelle amélioration des algorithmes afin de bloquer la promotion de ces produits. Il est donc demandé à l’ARCOM de constater les manquements allégués au RSN et de mettre en demeure la plateforme Shein de procéder à une mise en conformité de ses services avec la réglementation européenne et, notamment, de dire quels sont les systèmes mis en place par Shein pour lutter contre la vente de produits illégaux susceptibles de constituer du matériel pédopornographique. La plainte visant TikTok En novembre 2024, plusieurs familles françaises membres de l’association « Algos victima » ont engagé une action en responsabilité devant le tribunal judiciaire de Créteil à l’encontre de la plateforme TikTok, accusée d’avoir exposé leurs enfants à des contenus incitant au suicide et à l’automutilation. Les parents estiment que l’algorithme du réseau social a contribué à la dégradation de la santé mentale de leurs enfants, dont certains sont allés jusqu’à mettre fin à leur jour. En mars 2025, quatre nouvelles familles ont annoncé assigner TikTok en justice pour les mêmes motifs. Ces onze familles estiment que TikTok doit modérer son contenu afin d’empêcher les mineurs d’être confrontés à ce type de contenus, et mieux informer les utilisateurs sur les risques d’addiction liés à son fonctionnement. Le 21 octobre 2025, l’ARCOM a été saisie d’une plainte d’Amnesty International visant la plateforme, au motif que celle-ci ne protégerait pas les jeunes des contenus liés au suicide. Le fil d’actualité « Pour toi » de TikTok est conçu pour maximiser l’attention et encourage la consultation prolongée. Il permet ainsi le défilement infini de vidéos courtes, permettant au mineur de scroller sans interruption pendant plusieurs heures ; ainsi qu’une personnalisation forte, renforçant les comportements d’usage intensif. La commission d’enquête parlementaire portant sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs a constaté que la plateforme promeut massivement des contenus particulièrement dangereux pour les mineurs, notamment en lien avec la dépression, l’automutilation et le suicide. Un tel environnement est susceptible de caractériser un risque systémique pour les mineurs au sens du RSN. Ce mode de conception tend à placer l’utilisateur dans une position de relative passivité, celui-ci n’exerçant qu’un contrôle limité sur les contenus qui lui sont présentés, se réduisant, pour l’essentiel, au choix de poursuivre ou non le défilement. Les tests réalisés par Amnesty International dans le cadre de son enquête mettent en évidence un enchaînement rapide et alarmant : il suffit de regarder deux fois de suite une vidéo liée à la santé mentale ou à la tristesse – sans liker, ni commenter, ni partager – pour qu’en moins de 20 minutes, les fils soient saturés de vidéos sur la santé mentale. Après 45 minutes d’expérience, des messages explicites sur le suicide apparaissent, et 3 heures plus tard, tous les comptes sont inondés de contenus sombres, exprimant parfois directement une volonté de mettre fin à ses jours. Ce phénomène de « rabbit holes » (enchevêtrement algorithmique) enferme les enfants et adolescents vulnérables dans un univers numérique centré sur leurs fragilités émotionnelles, aggravant leur risque de passage à l’acte. Si TikTok avance, dans sa rubrique « sécurité des adolescents », que ses efforts de modération du contenu « garantissent que tous les utilisateurs, y compris ceux de moins de 18 ans, sont protégés contre le contenu préjudiciable et illégal », force est de constater que cela n’est pas le cas. Ce mode de conception et de fonctionnement des algorithmes, qui exploite les faiblesses et l’inexpérience des utilisateurs mineurs déjà vulnérables, est contraire aux obligations qui pèsent sur les très grandes plateformes numériques, issues notamment du RSN ainsi que de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne et de l’article 8 de la CEDH. Par ailleurs, si les conditions générales d’utilisation de la plateforme indiquent son interdiction d’accès pour les mineurs de moins de 13 ans, cette limitation apparaît très aisément contournable par la simple déclaration d’une fausse date de naissance. A cet égard, la société anonyme spécialisée dans la mesure d'audience Médiamétrie informe que 64 % des enfants âgés de 11 à 17 ans utilisent TikTok tous les mois, et 40 % chaque jour. En ne mettant pas en place des mesures de vérification d’âge efficaces, TikTok ne se plie pas à l’obligation d’atténuation des risques systémiques prévue par le RSN. En conséquence, il est demandé à l’ARCOM de constater les manquements allégués au RSN et de prendre toute mesure de nature à remédier aux infractions ainsi constatées, et notamment de mettre en demeure la plateforme TikTok de procéder à une mise en conformité de ses services avec la réglementation européenne. Il est également demandé à l’ARCOM d’établir un rapport d’enquête.

L’association tient à rappeler qu’elle accorde une importance primordiale à la fiabilité et à l’intégrité de ses partenariats. Chaque collaboration est établie avec des structures dont les informations sont rigoureusement vérifiées, transparentes et vérifiables, afin de garantir en permanence la sécurité, la dignité et la protection des victimes. Nous invitons toute personne concernée à faire preuve de vigilance et à ne jamais transmettre d’informations personnelles ou de fonds sans avoir vérifié l’authenticité de l’interlocuteur. En cas de doute, nous encourageons vivement à prendre contact directement avec l’association via ses canaux officiels. À ce jour, la seule plateforme de recueil de témoignages avec laquelle nous sommes en partenariat est Coabuse.fr , à laquelle nous accordons toute notre confiance. Toute mention d’un partenariat avec Innocence en Danger en dehors de ce cadre est inexacte, et nous vous remercions de nous la signaler. Nous rappelons que l'association n'agit que dans l'intérêt supérieur des victimes, dans le respect le plus strict de leur anonymat et de leur sécurité. Merci pour votre soutien.

Agression sexuelle dans une école marseillaise Le 8 septembre 2025, une fillette de quatre ans aurait été victime d’une agression sexuelle au sein de l’école Alexandre Copello, située dans le 5 ème arrondissement de Marseille. Les faits Le soir du 8 septembre 2025, une mère remarque une irritation au niveau des parties intimes de sa fille. L’enfant, âgée de quatre ans, lui confie alors avoir été victime d’attouchements pendant la journée, par un adulte présent dans son école maternelle. La mère dépose immédiatement plainte. L’enquête L’enquête, menée par la Division de la criminalité territoriale (DCT), permet d’identifier un suspect correspondant au portrait dressé par la fillette. Il s’agirait d’un technicien intervenu ce jour-là dans l’établissement pour effectuer des travaux sur la chaudière. Le suspect est arrêté et placé en garde à vue le mardi 16 septembre 2025. Présenté deux jours plus tard à un magistrat, il est placé sous contrôle judiciaire. L’homme mis en cause intervenait dans différents établissements scolaires de Marseille. Par ailleurs, selon les éléments de l’enquête, il était déjà présent dans l’école maternelle Alexandre Copello quelques jours auparavant, le 5 septembre 2025. La question se pose donc de savoir si cette agression présumée est un cas isolé. Le mis en cause ne présente pas d’antécédents judiciaires et conteste les faits qui lui sont reprochés. Le procès Le prévenu est renvoyé ce mardi 10 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Marseille pour agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans. Innocence en Danger partie civile Innocence en Danger se constitue partie civile dans cette affaire et est représentée par Maître Natalie Bucquet . L’avocate de l’association partage l’inquiétude des parents de l’école concernant l’existence possible d’autres victimes. Elle explique ainsi qu’ « au regard des éléments du dossier, on ne peut pas exclure que cette agression ne soit pas un acte isolé. C’est aussi tout l’enjeu de ce procès : comprendre ce qui s’est passé et vérifier s’il pourrait y avoir d’autres victimes ». Verdict L’homme de 55 ans a été condamné pour agression sexuelle sur mineure de 15 ans par le tribunal correctionnel de Marseille à une peine de trois ans de prison, dont deux ans avec sursis probatoire . La peine d’un an de prison ferme sera purgée sous la forme d’une détention à domicile avec bracelet électronique. Il a également été condamné à une obligation de soins pendant son sursis probatoire. Par ailleurs, le technicien est interdit d’exercer toute activité professionnelle ou associative en contact avec des mineurs pendant dix ans et a été inscrit au FIJAIS, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Il lui est également interdit de prendre contact avec les parties civiles. L’homme dispose de dix jours pour former appel de cette décision. L’essentiel désormais est de tirer les enseignements de cette affaire. Les parents d'élèves de l'école maternelle Alexandre Copello demandent la mise en place de procédures claires lors des interventions de tiers, avec la tenue d’un registre d'entrées et de sorties avec date, heure d’entrée et de sortie, identité de l’intervenant et nom de la société prestataire le cas échéant. Ces mesures visent à renforcer la sécurité des enfants et à éviter que des situations similaires ne se reproduisent. Articles de presse : https://www.francebleu.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-provence/marseille-un-homme-juge-mardi-pour-l-agression-sexuelle-d-une-fillette-de-quatre-ans-a-l-ecole-copello-2538604 https://www.ladepeche.fr/2025/09/29/une-petite-fille-de-4-ans-victime-dune-agression-sexuelle-un-technicien-enedis-qui-intervenait-dans-lecole-soupconne-12960473.php https://www.ouest-france.fr/provence-alpes-cote-dazur/marseille-13000/une-fillette-denonce-une-agression-sexuelle-dans-son-ecole-maternelle-un-homme-de-55-ans-juge-481721d4-9dde-11f0-bf1a-3bcb4c47ce60 https://www.20minutes.fr/justice/4205593-20260310-dossier-symptomatique-marseille-homme-juge-agression-sexuelle-fillette-5-ans

Profil Pierre-Alain Cottineau est un assistant familial de 33 ans résidant à Oudon, en Loire-Atlantique. Il est engagé politiquement, notamment au sein du mouvement de La France Insoumise (formation dont il a été exclu depuis la révélation des faits). Il est également impliqué dans la vie associative locale, dans des associations de défense des droits LGBTQI+ et de lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales. Il avait obtenu fin 2023 l’agrément d’assistant familial délivré par le département de Loire-Atlantique afin d’accueillir à son domicile des enfants confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Les faits Les faits reprochés concernent des violences sexuelles d’une extrême gravité, qualifiées de viols avec actes de torture ou de barbarie. Ces faits auraient été commis sur des enfants confiés au domicile de Pierre-Alain Cottineau dans le cadre de séjours organisés par l’ASE. Les victimes identifiées sont : Un petit garçon de 3 ans, Rudy, Un nourrisson de quelques mois, Milo, Une fillette âgée de 4 ans, Albane, en situation de handicap (déficit physique et cognitif). Les enquêteurs cherchent encore à déterminer si d’autres enfants ont pu être victimes de ces faits. De son côté, Pierre-Alain Cottineau affirme n’avoir jamais commis d’abus sur sa propre fille, Sabrina, née en 2019. Selon les éléments de l’enquête, certains sévices auraient été commis après l’administration de substances — notamment des médicaments anxiolytiques et du poppers — afin de diminuer la résistance des enfants. Les antécédents du mis en cause Pierre-Alain Cottineau ne présentait pas d’antécédent judiciaire connu et n’était pas inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). Toutefois, lorsqu’il était adolescent, il aurait agressé sexuellement un enfant que sa mère gardait en tant qu’assistante maternelle. Ce fait a été signalé à l’époque par sa mère elle-même à la Protection Maternelle et Infantile (PMI), mais ne fera l’objet d’aucune poursuite par l’absence de plainte des parents de la victime. Un signalement a également été réalisé par son ex-compagnon en juillet 2024 : le témoin indique à la police avoir reçu une vidéo montrant Pierre-Alain Cottineau avoir une relation sexuelle avec une enfant qu’il gardait en tant que famille d’accueil. Pour autant, ce signalement n’a pas été suivi d’investigations suffisantes. L’enquête L’enquête est menée par les policiers spécialisés de l’Office mineurs (OFMIN), service chargé de la lutte contre les violences faites aux mineurs. L’enquête a débuté après la découverte, le 11 septembre 2024, d’une vidéo partagée sur le compte Telegram d’un suspect néerlandais mettant en scène un enfant victime d’abus sexuels. Pierre-Alain Cottineau a été interpellé le 23 septembre 2024 à l’aéroport de Nantes, à son retour d’un voyage en Tunisie. Suite à cette interpellation, il a été mis en examen pour viols avec actes de torture ou de barbarie, ainsi que pour agressions sexuelles sur mineur de moins de quinze ans par personne ayant autorité et diffusion d’images pédopornographiques. Les sévices n’auraient pas été perpétrés uniquement par Pierre-Alain Cottineau puisque ce dernier aurait convié des « invités ». Ils étaient ensemble organisés sur un groupe fermé Telegram nommé « Butterfly ». Quatre autres suspects ont ainsi été identifiés et mis en examen . L’affaire a connu un nouveau rebondissement en mars 2026 à Aix-en-Provence, où une enquête liée au dossier nantais a permis de mettre au jour un autre réseau d’échange de contenus pédocriminels. Huit suspects supplémentaires ont été mis en examen par un juge d'instruction aixois, dont deux Provençaux : un Aixois et un Istréen. Examen psychiatrique Le psychiatre qui a examiné Pierre-Alain Cottineau souligne que le suspect présente un « trouble de la préférence sexuelle avec pédophilie et sadisme », et constate « une absence de réelle empathie et de culpabilité ». L'hypothèse d'une altération ou abolition du discernement a été écartée. Le médecin pointe sa tendance à se positionner lui-même comme une victime : « Mettez-vous à ma place, ce secret qui vous ronge, tabou, j’ai pas choisi d’être comme ça… ». Innocence en Danger partie civile Innocence en Danger se constituera partie civile dans le procès à venir, représentée par Maître Caty Richard. L’association rappelle que l’instruction étant toujours en cours, Pierre-Alain Cottineau demeure présumé innocent. Articles de presse : https://www.liberation.fr/societe/police-justice/affaire-cottineau-lassistant-familial-au-coeur-dun-reseau-pedocriminel-aurait-il-pu-etre-identifie-plus-tot-20260203_53DJFWFJUZBCRH2DH2B7HZJFKQ/?redirected=0693 https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/62840006036899/reseau-pedocriminel-l-affaire-cottineau-rebondit-a-aix-deux-provencaux-parmi-les-suspects-mis-en-examen

CONSTITUTIONS DE PARTIE CIVILE D’INNOCENCE EN DANGER « Un sadique » : qui est Pierre-Alain Cottineau, accusé d'avoir monté un vaste réseau pédocriminel ? 02/02/2026 - Le Dauphiné Libéré Longtemps, il n'a pas suscité la moindre méfiance : âgé de 33 ans, assistant familial, cet ex-militant de la France insoumise a même été candidat sur un programme centré sur... la protection de l'enfance. Depuis son arrestation en 2024, les révélations glaçantes s'accumulent. Dernières en date : un rapport psychiatrique, révélé par Le Parisien. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Caty Richard... Lire la suite... Dix hommes mis en examen dans une enquête pour viol d’un enfant de 5 ans sous soumission chimique à Lille 03/02/2026 - Le Monde Selon le parquet, l’enfant a été « mis en relation avec des adultes de sexe masculin par son propre père ». Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Jean Sannier... Lire la suite… « La justice marche sur la tête » : la colère des victimes d’Epstein livrées en pâture sur les réseaux sociaux 04/02/2026 - Le Point À la suite des fuites d’identité dans les dossiers Epstein, Homayra Sellier, présidente d’Innocence en Danger, dénonce une justice défaillante qui sacrifie l’anonymat des victimes sans condamner les coupables... Lire la suite… Procès de l’ex-maire de Nazelles-Négron pour agression sexuelle : un dossier « insupportable » pour les acteurs de l’enfance en danger 05/02/2026 - La Nouvelle République Trois plaignantes et deux associations engagées dans la lutte contre les violences faites aux enfants seront représentées sur le banc des parties civiles lors du procès de Richard Chatellier, l’ex-maire de Nazelles-Négron, jeudi 5 février 2026, à Tours. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Jean Sannier... Lire la suite… Pédocriminalité : le terrifiant projet d’« écoles du sexe » au Sénégal de « Peter Babtou », notable de l’Oise 09/02/2026 - Le Parisien Quatorze personnes ont été arrêtées vendredi à Dakar, soupçonnées d’avoir participé à un réseau pédocriminel présumé, orchestré et financé pendant près de 10 ans par un restaurateur de Beauvais de 72 ans. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Jean Sannier... Lire la suite… Grenoble : ce qu’il faut savoir de l’affaire de l’homme poursuivi pour viols et agressions sexuelles aggravés commis sur 89 mineurs sur une période de cinquante-cinq ans 10/02/2026 - Le Monde Le procureur a tenu une conférence de presse, mardi, pour diffuser un appel à témoins dans le cadre de l’information judiciaire en cours. L’homme, qui a, par ailleurs, reconnu avoir tué sa mère et sa tante, aurait commis les faits en France et dans huit autres pays. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Nathalie Bucquet... Lire la suite… « C’est un scandale dingue » : un dossier de viol sur mineure au point mort, bloqué entre Créteil et la Guadeloupe 01/02/2026 - Le Parisien Qui gère les investigations sur ce dossier dans lequel une jeune fille de 13 ans a porté plainte, après avoir subi un viol à Charenton par un ami de son père ? À cette question, la réponse est étonnante : personne. La procédure est bloquée entre deux parquets et le mis en cause, un temps interpellé, a fui à l’étranger... Lire la suite… AFFAIRE EPSTEIN Dans l’antre parisien du prédateur Epstein : les dessous de l’enquête française 07/02/2026 - La Tribune Dimanche « Je demande solennellement la réouverture de l’enquête sur l’affaire Epstein en France. » La présidente de l’ONG Innocence en danger tonne au bout du téléphone ce 6 février... Lire la suite… "Il s'est forcément passé des choses en France": Caty Richard, avocate de l'association "Innocence en danger", appelle à rouvrir l'enquête sur l'affaire Epstein en France 09/02/2026 - BFMTV L'ONG française de lutte contre les violences sexuelles faites aux mineurs "Innocence en danger" réclame la réouverture d'une enquête ouverte en 2019, notamment pour découvrir si l'appartement parisien de Jeffrey Epstein a été le théâtre de crimes sexuels sur le sol français et identifier d'éventuelles victimes... Écouter la suite… Homayra Sellier, présidente de l'association Innocence en danger: "Il ne faut pas imaginer que Jeffrey Epstein avait un autre mode opératoire dans son appartement de Paris" 09/02/2026 - BFMTV L'ONG française de lutte contre les violences sexuelles faites aux mineurs "Innocence en danger" réclame la réouverture d'une enquête ouverte en 2019, notamment pour découvrir si l'appartement parisien de Jeffrey Epstein a été le théâtre de crimes sexuels sur le sol français et identifier d'éventuelles victimes... Écouter la suite... Appartement parisien de Jeffrey Epstein: "Les différents témoignages démontrent qu'il y a eu des agressions, des viols, au sein de cet appartement", affirme l'avocat de l'ONG Innocence en danger 09/02/2026 - BFMTV Une ONG française de lutte contre les violences sexuelles faites aux mineurs réclame la réouverture d'une enquête ouverte en 2019, notamment pour découvrir si l'appartement parisien de Jeffrey Epstein a été le théâtre de crimes sexuels sur le sol français et identifier d'éventuelles victimes... Écouter la suite... Affaire Epstein : l'association Innocence en danger "étudie la possibilité" de déposer plainte pour une réouverture de l'enquête en France 10/02/2026 - France info L'enquête avait été close en 2022 après le suicide en prison de l'ancien agent de mannequins Jean-Luc Brunel, proche de Jeffrey Epstein. Mais l'association de protection de l'enfance estime qu'il "y a suffisamment d'éléments" pour la rouvrir... Lire la suite… Affaire Epstein : «Effaré» et «indigné», Jean-Noël Barrot «ne peut pas exclure» la publication de nouveaux noms de diplomates 11/02/2026 - Le Figaro Le ministre des Affaires étrangères s’est dit «effaré» et «indigné» par les révélations à l’encontre de Fabrice Aidan... Lire la suite… Affaire Epstein : le parquet de Paris annonce une "réanalyse intégrale" du dossier de Jean-Luc Brunel et exploiter les fichiers pour analyser d'éventuelles infractions liées à des Français 14/02/2026 - RTL Le parquet de Paris a indiqué ce samedi 14 février procéder "à une réanalyse intégrale du dossier d'instruction" de Jean-Luc Brunel, l'un des principaux rabatteurs de Jeffrey Epstein. Il a par ailleurs annoncé avoir désigné des magistrats référents pour analyser les éléments susceptibles d'impliquer des ressortissants français dans les fichiers Epstein... Lire la suite… Affaire Epstein : « Paris était un terrain de chasse », alerte la présidente d’Innocence en danger 16/02/2026 - Ouest France Alors que de nouvelles révélations émergent sur les ramifications françaises du réseau Jeffrey Epstein, la présidente de l’association Innocence en danger appelle à une enquête approfondie, notamment sur les vols, les flux financiers et le rôle des intermédiaires en France... Lire la suite… Affaire Epstein : la procureure de Paris ouvre deux "enquêtes cadres" et appelle les victimes françaises potentielles à se manifester 18/02/2026 - France info Invitée de franceinfo, mercredi, Laure Beccuau a indiqué "être aux côtés de ces victimes"... Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ Orgies pédophiles près de Nantes : 10 mois d’enfer dans l’ombre de l’ex-insoumis Pierre-Alain Cottineau 09/02/2026 - Le Figaro Alors que l’enquête suit son cours, les dernières fuites du dossier d’instruction commencent à dessiner un tableau plus complet des sévices commis par le militant LGBT et ex-candidat insoumis, Pierre-Alain Cottineau, et son cercle pédocriminel, entre décembre 2023 et septembre 2024... Lire la suite… Pédocriminalité : « plusieurs dizaines de victimes » et 14 interpellations dans un possible réseau franco-sénégalais 10/02/2026 - Le Monde Pierre Robert, homme d’affaires picard de 73 ans, avait été arrêté en avril 2025 et mis en examen pour « traite d’êtres humains », « proxénétisme aggravé » et « viol sur mineur de 15 ans ». Dimanche, en collaboration avec des enquêteurs français, la police sénégalaise a annoncé avoir interpellé ceux qu’elle considère être ses complices locaux... Lire la suite… «Il avait tout planifié» : le passé trouble et les stratagèmes de Jacques L., suspecté de violences sexuelles sur 89 mineurs 15/02/2026 - Le Figaro Cet homme de 79 ans a sillonné le monde et encadré des jeunes dans une multitude de structures. Le Figaro a retracé une partie de son parcours, notamment en Algérie... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SCOLAIRE Violences dans le périscolaire à Paris : après la plainte de 73 parents, tension maximale dans les écoles du VIIe 17/02/2026 - Le Parisien Alors que neuf animateurs de l’école Saint-Dominique ont été suspendus en deux semaines, une plainte collective contre X vient d’être déposée par des parents de plusieurs écoles du VIIe arrondissement de Paris, notamment pour « violences volontaires »... Lire la suite… Violences dans le périscolaire : neuf animateurs d’une école maternelle parisienne suspendus 16/02/2026 - Le Monde Les agents exerçaient à l’école publique Saint-Dominique, située dans le 7ᵉ arrondissement, dont Rachida Dati est maire. Ils sont soupçonnés de violences physiques, sexuelles et de « posture professionnelle inappropriée »... Lire la suite… PÉDOPORNOGRAPHIE À Bordeaux, un septuagénaire suspecté de détenir des milliers d’images pédopornographiques a été arrêté 21/02/2026 - Sud Ouest L’homme a été déféré au parquet, ce samedi 21 février, dans le cadre d’une enquête de l’antenne bordelaise de l’Office des mineurs (Ofmin) lancée après un signalement d’une organisation parapublique américaine qui traque les cas d’exploitation sexuelle de mineurs sur le web... Lire la suite… Marc Dutroux : ces horreurs retrouvées dans sa cellule de prison 22 ans après sa condamnation 24/02/2026 - Marie France Condamné à la perpétuité pour enlèvements, viols et meurtres de plusieurs mineurs, Marc Dutroux de nouveau inculpé après la découverte de photos pédopornographiques dans sa cellule... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES AU SEIN DE L'EGLISE CATHOLIQUE D'anciens élèves dénoncent des violences dans une vingtaine d'établissements scolaires d'une congrégation religieuse 01/02/2026 - France bleu Une vingtaine d'anciens élèves des établissements scolaires de la congrégation des Frères des écoles chrétiennes dénoncent des violences physiques et sexuelles, révèle France Inter ce dimanche. La congrégation compte aujourd'hui 150 écoles dans tout le pays... Lire la suite… Affaire Yves Grosjean : huit nouvelles victimes accusent le prêtre de Sombernon de pédophilie 11/02/2026 - France bleu Huit nouveaux témoignages accusent le prêtre Yves Grosjean de pédophilie, portant à treize le nombre de victimes identifiées. Placé en détention provisoire en mai dernier dans l'attente de son procès, sa demande de remise en liberté a été rejetée par la cour d'appel de Dijon ce mercredi... Lire la suite… Prescription de 81 faits dénoncés à Saint-Stanislas de Nantes : le collectif de victimes se dit « estomaqué » 17/02/2026 - Ouest France Malgré les différentes réponses adressées par le parquet de Nantes, le collectif « Saint-Stanislas victimes de l’institution » déplore l’annonce, par le procureur de la République de Nantes, de la prescription des 81 faits à ce jour signalés... Lire la suite… AFFAIRE LE SCOUARNEC Un an après le procès Le Scouarnec, le collectif de victimes se mobilise à Vannes 20/02/2026 - Ouest France Le mardi 24 février 2026, tout juste un an après le début du procès de Joël Le Scouarnec, condamné pour viols et agressions sexuelles sur 298 victimes, dont une majorité d’enfants, le collectif de victimes annonce une prise de paroles à Vannes... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLE AU SEIN DE L’AIDE SOCIALE À L'ENFANCE « Il a un statut, tout le monde l’aime » : trois ans de prison requis contre le maire accusé d’abus sur des ados de l’ASE 05/02/2026 - Le Parisien L’ancien édile de Nazelles-Négron (Indre-et-Loire) comparaissait ce jeudi pour agressions sexuelles sur trois jeunes filles placées à son domicile... Lire la suite… Une violente agression dans un foyer de l’enfance de Châlons-en-Champagne montre à nouveau les failles de la protection de l’enfance 11/02/2026 - Le Monde La ministre de la santé et des familles, Stéphanie Rist, a saisi la justice après la diffusion d’une vidéo montrant un enfant de 13 ans violemment frappé par un adolescent dans un foyer de la préfecture de la Marne... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SPORTIF Gironde : Un entraîneur de judo mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineures 08/02/2026 - 20 Minutes Deux anciennes élèves d’un entraîneur du club de judo de Castillon-la-Bataille, en Gironde, ont déposé plainte contre cet homme de 55 ans pour des faits de viols et d’agressions sexuelles lorsqu’elles étaient mineures... Lire la suite… Jean-Luc Denéchau, président de la Fédération de voile, réagit aux agissements d'un entraîneur mis en examen pour viols sur mineurs : « Ma main ne tremblera pas s'il y a eu des manquements » 15/02/2026 - L’Equipe Jean-Luc Denéchau, président de la Fédération française de voile, réagit aux révélations de « L'Équipe » sur les agissements d'un entraîneur de voile, mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, après une première plainte déposée le 30 janvier 2020... Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ EN LIGNE Un "risque élevé de récidive"… La personnalité trouble de l’accusé, jugé pour s’être filmé en train de violer une fillette de 22 mois 19/02/2026 - Midi Libre L’accusé, 37 ans, est jugé depuis ce jeudi 19 février devant la cour criminelle de Nîmes pour avoir violé une fillette de 22 mois qui lui avait été confiée par ses parents. L’audience, qui s’est déroulée dans une ambiance lourde, était publique et le profil de l’accusé était au centre des débats... Lire la suite… "Je vais me débrouiller par moi-même…" : un père de famille raconte comment il a retrouvé lui-même le pédophile qui menaçait sa fille de 12 ans 25/02/2026 - Femme Actuelle Pendant plusieurs mois, un père de famille a recherché un homme suspecté d'avoir eu des échanges compromettants avec sa fille sur les réseaux sociaux. Une traque qu'il a racontée à nos confrères de BFMTV, mardi 24 février 2026... Lire la suite… SOUMISSION CHIMIQUE "La plus jeune victime avait quatre jours" : violences sexuelles, maltraitance... Quand la soumission chimique vise aussi les enfants 04/02/2026 - RTL Ce mardi 3 février, le parquet de Lille a annoncé la mise en examen de dix hommes dans le cadre d'une enquête ouverte après des viols et agressions sexuelles sur un enfant de cinq ans sédaté lors d'une soirée chemsex. Un cas qui prouve que la soumission chimique concerne aussi les mineurs... Lire la suite… VIOLENCES ENTRE MINEURS «Ils l’ont tabassé et ont voulu le jeter dans le Rhône» : avant Théo, un autre jeune victime de la même bande de mineurs à Lyon 07/02/2026 - Le Figaro Un mois avant l’agression de Théo à Lyon, un autre étudiant, Ethan, avait été tabassé par une bande de mineurs âgés de 14 à 15 ans qui avaient essayé de le jeter dans le Rhône depuis le pont Raymond-Barre... Lire la suite… Un collégien de 13 ans mis en examen pour tentative de meurtre sur un mineur de moins de 15 ans en Normandie 12/02/2026 - Ouest France Un élève d’un collège de Grand Bourgtheroulde (Eure), en Normandie, a tenté de porter un coup de couteau de cantine à un autre collégien, lundi 9 février 2026. Il a été placé en garde à vue, puis déféré au tribunal et mis en examen, ce jeudi 12 février... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU ASSOCIATIF Le président d'une association niçoise mis en examen dans une enquête pour viol et agression sexuelle 11/02/2026 - BFM Côte d’Azur Noël Smara est le président de l'association "Exploits sans frontière". Il a été placé en détention provisoire dans le cadre d'une enquête ouverte en janvier dernier... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES DANS LE MILIEU DU CINÉMA Premier rendez-vous judiciaire en février pour Judith Godrèche, attaquée en diffamation par Doillon 02/02/2026 - France 24 La comédienne Judith Godrèche, fer de lance de #MeToo en France, est convoquée le 19 février pour une audience procédurale devant le tribunal de Paris, suite à une plainte en diffamation du cinéaste Jacques Doillon, qu'elle accuse de viols quand elle avait 15 ans, a appris l'AFP lundi de source proche du dossier... Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ EN MILIEU ARTISTIQUE Jacques Leveugle, Gabriel Matzneff… Comment des pédocriminels utilisent la Grèce antique pour justifier leurs crimes 17/02/2026 - Libération Des références pseudo-intellectuelles à la «pédérastie initiatique» des sociétés antiques apparaissent en toile de fond comme justification de certains crimes sexuels... Lire la suite… Ces intellectuels et médias qui justifiaient la pédophilie dans les années 1970 24/02/2026 - Le Figaro ENQUÊTE - Le retour de la pétition de 1977, rédigée par Gabriel Matzneff et signée par Jack Lang et de nombreux intellectuels, fait ressurgir une séquence refoulée : celle d’une époque où, au nom de la libération des mœurs, une partie des élites culturelles et médiatiques justifiait les relations sexuelles avec les mineurs. Retour sur une complaisance aujourd’hui sidérante... Lire la suite… Dark romance : Amazon retire de la vente un livre mis en cause pour pédocriminalité 25/02/2026 - La Croix Amazon a annoncé mardi 24 février le retrait de sa plateforme de vente d’un livre de «dark romance» mis en cause pour apologie de la pédophilie et de la pédocriminalité, qui a également fait l’objet d’un signalement à la justice... Lire la suite… MEURTRE SUR MINEURS Haute-Saône : ce que l’on sait après la découverte de deux bébés dans un congélateur 12/02/2026 - Libération Une femme d’une cinquantaine d’années, arrêtée mercredi à Boulogne-Billancourt, a reconnu le double infanticide commis au domicile familial, à plus de 300 kilomètres de là, dans la commune d’Aillevillers-et-Lyaumont... Lire la suite… Mort du petit Émile : l’ADN d’une centaine de personnes bientôt prélevé et comparé à des traces d’ADN inconnu 26/02/2026 - Le Parisien Les magistrats en charge de l’enquête sur la mort du petit Émile Soleil ont décidé d’engager une vaste campagne de prélèvements ADN auprès d’une centaine de personnes. Toutes étaient présentes à proximité du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) le 8 juillet 2023, jour de sa disparition... Lire la suite… INTERNATIONAL Une Française et son compagnon auraient tué leurs deux enfants avant de se suicider : le drame qui bouleverse l’Australie 03/02/2026 - La Voix du Nord Un drame familial s’est noué dans une maison à l’ouest de Perth (Australie), où les corps sans vie de deux adolescents, âgés de 14 et 16 ans, et de leurs parents – dont la mère est bretonne -, ont été retrouvés. Selon le média ABC news , la piste de meurtres suivis de suicides est envisagée... Lire la suite… Pédophilie, piste de la secte… En Bulgarie, trois hommes soupçonnés d’un triple meurtre retrouvés morts à leur tour 08/02/2026 - Le Parisien Six victimes au total figurent désormais dans cette enquête exceptionnelle qui secoue la Bulgarie. Les autorités explorent la piste d’une ONG aux pratiques suspectes... Lire la suite…

Une adolescente tente de se suicider après avoir été approchée par un pédocriminel en ligne Un père est confronté à la tentative de suicide de sa fille de 12 ans en avril 2025, après plusieurs semaines d’échanges virtuels entre elle et un homme de 36 ans. Les faits Le père de la jeune adolescente avait l’habitude de vérifier ponctuellement le téléphone de sa fille. Un samedi matin, il découvre qu’elle s’est créée, sans son autorisation, un compte sur un réseau social de messagerie permettant d’envoyer des photos éphémères, Snapchat. Il décide alors de consulter les conversations. Le père de famille se rend compte que son enfant de 12 ans échange depuis plusieurs semaines avec un homme de 36 ans, avec lequel elle partage des photos intimes. En découvrant ces messages, le père se rend immédiatement au commissariat. Il effectue un signalement, puis dépose plainte. La tentative de suicide Dès le lendemain de la découverte du père, soit le 17 avril 2025, sa fille, déjà fragilisée par le décès récent de sa mère, tente de mettre fin à ses jours en se pendant à son lit superposé. Fort heureusement, son frère et son père entendent le bruit inhabituel provenant de sa chambre. Son père parvint à intervenir à temps pour la décrocher et la réanimer. D’après le médecin sapeur-pompier intervenu sur les lieux, deux minutes supplémentaires auraient été fatales. Dans sa chambre, la jeune fille a laissé un courrier dans lequel elle explique son geste : « Elle avait peur que son père ne l'aime plus". Le procès L’homme a comparu devant le tribunal judiciaire de Vienne le mardi 3 mars 2026. Poursuivi pour corruption de mineur, il encourait une peine de dix ans d’emprisonnement ainsi que 150 000 euros d’amende. Il a finalement été condamné à douze mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec interdiction d’exercer toute activité en lien avec des mineurs et une obligation de soins. Innocence en Danger partie civile L’association Innocence en Danger, représentée par Me Sannier, s’est constituée partie civile afin d’alerter sur les dangers auxquels les enfants sont exposés en ligne. À l’issue du jugement, l’association fait part de sa déception quant à la condamnation prononcée. Me Sannier a ainsi déclaré : « Le jugement est à la hauteur de l’incompréhension qu’ont les juridictions françaises sur ce type d’affaires et sur la gravité de leurs conséquences. Il y avait clairement une nécessité d’indiquer aux enfants qu’Internet recèle de dangers et de pièges mortels. Le message aurait dû être porté sans ambiguïté ; cela n’a pas été le cas. ». L’association regrette par ailleurs que le prévenu n’ait pas été frappé d’une interdiction d’accès aux réseaux sociaux. Message aux parents L’association vous invite à rassurer vos enfants victimes en leur rappelant régulièrement qu’ils ne sont en rien responsables de ce qu’ils ont subi et qu’ils n’ont aucune honte à éprouver. L’association vous encourage également à renforcer votre vigilance face aux usages numériques de vos enfants. Signaler des contenus illicites Toute personne constatant des faits de pédocriminalité en ligne peut les signaler via la plateforme gouvernementale PHAROS. Notre association reçoit également les signalements de toute personne souhaitant alerter sur une situation préoccupante et peut accompagner, le cas échéant, les victimes et leurs proches dans leurs démarches. Ces signalements contribuent à la détection et à la suppression des contenus illicites ainsi qu’à la protection des mineurs. Articles sur le sujet : https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/vienne-38/ce-sont-des-cameleons-des-imposteurs-un-homme-condamne-pour-des-messages-sexuels-envoyes-a-une-adolescente-qui-a-tente-de-se-suicider-3309132.html https://www.notretemps.com/depeches/isere-un-homme-condamne-a-du-sursis-pour-des-messages-sexuels-a-une-adolescente-fragile-129236 https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/cagnes-sur-mer/douze-mois-de-prison-avec-sursis-pour-le-pedocriminel-traque-par-un-pere-de-famille-dans-les-alpes-maritimes-3308958.html

Madame Jessie Auryann, L’association Innocence en Danger a pris connaissance des tomes 1 et 2 de votre saga Corps à Cœur. À la lecture de ces ouvrages, nous avons été confrontés à des descriptions de violences sexuelles insoutenables commises à l’encontre de nourrissons et de très jeunes enfants. Il ne s’agit pas d’une simple évocation allusive : les scènes sont développées, explicites, répétées. Ce qui nous alarme tout particulièrement n’est pas uniquement la nature des faits décrits, mais la manière dont ils le sont. Vos écrits ne s’inscrivent pas dans une démarche de dénonciation ou de condamnation morale claire. Ils ne sont pas contrebalancés par un point de vue explicite rappelant l’horreur de ces actes. Ils les exposent avec complaisance. Nous rappelons que la liberté d’expression constitue un pilier fondamental de notre démocratie. Elle ne saurait toutefois couvrir ce qui s’apparente à de la pédopornographie textuelle. L’article 227-23 du Code pénal incrimine la représentation de mineurs à caractère pornographique. Si la jurisprudence s’est principalement prononcée à propos d’images, la lettre du texte vise largement les « représentations » sans en restreindre la forme. L’absence de décision spécifique concernant un ouvrage littéraire ne constitue donc pas une zone d’immunité. C’est précisément parce qu’il existe aujourd’hui ce vide jurisprudentiel que nous estimons indispensable que la justice soit saisie afin que ce point soit clarifié. Nous engagerons donc les démarches nécessaires auprès du Procureur de la République. Nous avons pris acte du retrait de votre ouvrage du catalogue d’Amazon et nous nous réjouissons de cette décision, qui témoigne d’une prise de conscience minimale de la part d’une plateforme de diffusion. Nous avons également pris connaissance des avis positifs publiés par certains lecteurs. Que chacun d’entre eux mesure la gravité de son soutien. Lorsqu’un contenu mettant en scène des violences sexuelles sur des mineurs est salué ou recommandé, cela participe à une normalisation culturelle de ces actes, dont les conséquences sont réelles et documentées. Nous notons par ailleurs que vous avez publiquement affirmé ne regretter aucun mot de vos écrits. Cette absence totale de remise en question, face à des descriptions de telle nature, interroge profondément sur la conception de la responsabilité auctoriale qui est la vôtre. La présence éventuelle de trigger warnings ne constitue ni un rempart éthique, ni une immunité juridique. Un avertissement n’efface pas la nature d’un contenu, ni son impact potentiel sur les lecteurs ou sur la perception sociale de ces violences. Vous avez annoncé la publication prochaine d’un nouveau roman relevant du même genre littéraire. Nous y porterons une attention particulière et n’hésiterons pas à agir si cela s’avère nécessaire. Dans une société où les violences sexuelles sur mineurs demeurent massives et où les victimes peinent encore à être entendues, toute œuvre qui expose de telles scènes sans les condamner clairement contribue à les banaliser et à fragiliser la protection que nous tentons collectivement de construire. Nous vous demandons solennellement de mesurer la gravité des sujets que vous traitez et la responsabilité qui incombe à tout auteur. L’association Innocence en Danger poursuivra son action avec détermination. Innocence en Danger

Affaire Jeffrey Epstein : vous n'êtes pas seul(e)s. Dans le cadre des enquêtes ouvertes par la Procureure de Paris, Innocence en Danger ouvre un espace d'écoute sécurisé pour toutes les victimes françaises, mineures ou majeures au moment des faits, ainsi que pour les témoins disposant d'informations utiles. Nous savons combien il est difficile de parler. La peur des représailles, le souci de protéger ses proches, le sentiment que certains sont « intouchables »... Ces silences, nous les respectons. Et c'est précisément pour les briser en toute sécurité que cet espace existe. Des anciennes mannequins, ont osé parler. Elles ont été entendues, soutenues, et leur courage a ouvert une voie. Elles sont porteuses de ce message, pour vous dire qu'il est possible d'avancer, et que vous ne le ferez pas seul(e)s. Parler ici, c'est possible sans porter plainte. Vos mots resteront confidentiels, protégés par le secret professionnel de cinq avocats mobilisés à vos côtés. Vous pouvez rester anonyme . Chaque témoignage, même fragmentaire, aide les enquêteurs à avancer. Ce moment est historique. En France et au-delà des frontières, un vent de vérité et de solidarité se lève. ✉️ Écrivez-nous en toute confiance : paroleauxvictimes@innocenceendanger.org Maître Nathalie Bucquet, Maître Mathias Darmon, Maître François-Xavier Kozan, Maître Caty Richard, Maître Jean Sannier -------------- Jeffrey Epstein Case: You Are Not Alone A Call for Witnesses and Survivors As part of the investigations opened by the Paris Public Prosecutor’s Office, Innocence en Danger has created a secure, confidential space for all French victims ; whether minors or adults at the time of the events; as well as for anyone with relevant information. We know how hard it is to speak. The fear of reprisals. The worry for those you love. The feeling that certain people are simply beyond reach. We understand your silence, and we respect it. This space exists to break it — safely. Former models have already come forward. They were heard. They were supported. Their courage opened a door, and they carry this message so that you know: it is possible to move forward, and you will not do it alone. You do not need to file a complaint to contact us. Your words will be held in strict confidence, protected by professional secrecy and a dedicated team of five lawyers working solely in your interest. You may remain fully anonymous . Every account matters even an incomplete one because every detail helps investigators move forward. This is a historic moment. In France and far beyond its borders, a wave of truth and solidarity is rising. You can be part of it. ✉️ Write to us in complete confidence: paroleauxvictimes@innocenceendanger.org Maître Nathalie Bucquet, Maître Mathias Darmon, Maître François-Xavier Kozan, Maître Caty Richard, Maître Jean Sannier

Un Nîmois est visé par une enquête pour des faits de proxénétisme. Au cours des investigations, les enquêteurs découvrent sur son téléphone portable la vidéo du viol d’une enfant. Les faits Les investigations menées par la Sûreté départementale ont débuté en août 2021 dans le cadre d’une affaire de proxénétisme. Un homme âgé d’une trentaine d’années est alors apparu comme suspecté de tirer profit de l’exploitation de jeunes femmes mineures. C'est à l'occasion de la saisie de son téléphone portable qu'une deuxième enquête va émerger. En effet, les analyses techniques réalisées sur l’appareil ont permis la découverte d’éléments d’une extrême gravité, dont une vidéo montrant une scène de viol impliquant le suspect et une enfant âgée de 22 mois, qui lui avait été confiée par ses parents. Au regard de ces faits, une information judiciaire distincte a été ouverte en mai 2023 par le parquet de Nîmes. Le mis en cause a été mis en examen au début de l’été 2023 des chefs de viol sur mineur de 15 ans et de captation d’images à caractère pédopornographique, puis placé en détention provisoire. Le procès L’accusé, âgé de 37 ans, a comparu les 19 et 20 février 2026 devant la Cour criminelle de Nîmes pour des faits de viol sur mineur de 15 ans et de captation d’images à caractère pédopornographique. Au cours de l’audience publique, largement consacrée à l’examen de sa personnalité, l’accusé a reconnu les faits. Il a invoqué un contexte personnel marqué, selon ses déclarations, par une consommation importante d’alcool et de stupéfiants. La Cour a condamné l’accusé à 18 années de réclusion criminelle, assorties d’une période de sûreté fixée aux deux tiers de la peine et d’une interdiction définitive de contact avec les mineurs. La juridiction a en outre prononcé une mesure de rétention de sûreté. Cette mesure permettra, le cas échéant, de prolonger son maintien en rétention au-delà de l’exécution de sa peine, si sa particulière dangerosité ou un risque élevé de récidive sont établis par la commission compétente. Innocence En Danger partie civile Innocence en Danger, représentée par Maître Sannier, s’est constituée partie civile dans ce dossier, afin de venir au soutien des intérêts de l’enfant victime. L’association prend acte de la décision rendue et salue une condamnation qui reconnaît la gravité exceptionnelle des faits et la nécessité de prendre en considération le risque de récidive. Toutefois, l’association partage l’analyse exprimée par Me Sannier qui, suite aux débats de ces deux derniers jours, déplore que l'on « s’intéresse parfois plus à l'auteur qu'à la victime ». Les médias en parlent : https://www.midilibre.fr/2026/02/20/viol-filme-dun-bebe-de-22-mois-une-atrocite-difficilement-nommable-lavocate-generale-reclame-la-peine-maximum-de-20-ans-de-reclusion-13235857.php

En 2019, une enquête a été ouverte en France à la suite d'un signalement adressé au Procureur de la République par Innocence en Danger, concernant des éléments liés au réseau de Jeffrey Epstein et l'existence possible de victimes sur le territoire français. Aujourd’hui, au regard de s révélations récentes et de la mise en cause publique de plusieurs responsables politiques étrangers dans ce dossier, Innocence en Danger demande solennellement la réouverture de cette enquête en France, dans l’intérêt supérieur des victimes présumées comme de l’ensemble des citoyens.

POUR UNE ENQUÊTE À LA HAUTEUR, L'ASPECT FINANCIER EST ÉGALEMENT FONDAMENTAL Paris, le 16 février 2026 L’annonce par le Parquet de Paris du réexamen des éléments issus de la procédure ouverte en 2019 dans le dossier BRUNEL et la désignation de magistrats référents dédiés à l'affaire Epstein constituent une étape importante et attendue depuis de nombreuses années par l'Association Innocence en Danger qui n'a cessé de solliciter une enquête d'envergure. Dans ce dossier, la dimension financière est primordiale . Plus que dans toute autre affaire, les flux d’argent sont susceptibles de révéler l’ampleur et l’organisation du système mis en place. Le parquet national financier aura un rôle majeur. Les éléments issus de la procédure américaine montrent que l’entreprise criminelle d’Epstein ne reposait pas uniquement sur la contrainte. Elle fonctionnait comme un système structuré de paiements : rémunération des recruteurs, versements aux victimes destinés à entretenir leur dépendance, utilisation de sociétés écrans et de fondations pour dissimuler la nature réelle des transactions . Ce mécanisme dépassait largement les frontières américaines. Aux États-Unis, la justice a mis en lumière le rôle déterminant du système bancaire dans la facilitation de ces activités. Une action civile intentée par le gouvernement des îles Vierges américaines contre JP Morgan Chase a souligné que l’infrastructure bancaire aurait permis le traitement de virements, de retraits massifs en espèces et le déplacement de fonds liés aux activités du réseau. La France occupe une place particulière dans ce dossier. Elle est le seul pays, en dehors des États-Unis, où Jeffrey Epstein possédait une propriété : un vaste appartement situé avenue Foch à Paris. Cette implantation soulève des interrogations majeures : Par quels circuits financiers ce bien a-t-il été acquis ? Quels intermédiaires ou structures ont été mobilisés ? Quels flux ont transité par la France dans le cadre des activités du réseau ? Les transactions financières laissent des traces. Elles peuvent identifier des bénéficiaires, des facilitateurs, des complices éventuels, là où les témoignages sont parfois fragilisés notamment depuis les décès de Jeffrey Epstein en 2019 et de Jean-Luc Brunel en 2022. Si la recherche de la vérité est un impératif, alors il est essentiel de suivre les flux financiers. Homayra Sellier Présidente Innocence en Danger

Demande de réouverture de l’enquête française et de transparence sur les suites de l’enquête de 2019 En 2019, une enquête a été ouverte en France à la suite d’un signalement adressé au procureur de la République par Innocence en Danger, association de protection des enfants, concernant des éléments liés au réseau de Jeffrey Epstein et l’existence possible de victimes sur le territoire français. Aujourd’hui, au regard des révélations récentes et de la mise en cause publique de plusieurs responsables politiques étrangers dans ce dossier, je demande solennellement la réouverture de cette enquête en France, dans l’intérêt supérieur des victimes présumées comme de l’ensemble des citoyens. Les procédures menées aux États-Unis ont mis au jour l’ampleur d’un réseau transnational d’exploitation sexuelle de mineurs impliquant des personnalités de différents pays. Des éléments suggèrent l’existence d’un volet français qui mérite un examen approfondi par la justice de notre pays. Je demande également que les autorités judiciaires informent le public des suites données à l’enquête ouverte en 2019, dans le respect du cadre légal et en veillant à préserver l’anonymat des victimes potentielles. Cette transparence est indispensable pour que les citoyens connaissent l’état réel des investigations. Une enquête française pleinement rouverte, conduite de manière indépendante, permettrait d’apporter des éclaircissements indispensables sur d’éventuelles victimes en France, sur le rôle de ressortissants français cités dans les procédures étrangères, et sur la coopération effective des autorités françaises avec la justice américaine. Au-delà du seul dossier Epstein, c’est la crédibilité de notre système de protection de l’enfance et de notre justice pénale face aux crimes sexuels sur mineurs qui est en jeu. Depuis des années, les organisations spécialisées alertent sur l’ampleur des violences faites aux enfants et sur les lacunes persistantes de la réponse institutionnelle. J’appelle les autorités judiciaires françaises à réexaminer l’ensemble des éléments de cette affaire à la lumière des révélations et documents récemment rendus publics à l’étranger, et à informer clairement la population des décisions prises. J’invite également les responsables politiques et les médias à se saisir de ces enjeux avec la gravité qu’ils méritent, non pas pour alimenter le sensationnalisme, mais pour garantir que la vérité puisse émerger et que les victimes ne soient plus réduites au silence. Maitres Caty Richard, Nathalie Bucquet, Jean Sannier, François-Xavier Kozan et Mathias Darmon représentent Innocence en Danger dans cette affaire.

Haut-Rhin : Deux hommes interpellés après l’acquisition de poupées sexuelles à caractère pédopornographique A la suite de la révélation du scandale des poupées sexuelles à l’effigie d’enfants vendues par la plateforme chinoise Shein, une vaste opération de police a été menée sur l’ensemble du territoire national. Une vingtaine de personnes soupçonnées d’en avoir fait l’acquisition en ligne ont ainsi pu être interpellées le mercredi 10 décembre 2025, dont deux dans l’agglomération mulhousienne. Le profil des mis en cause Les deux hommes, âgés de 54 et 58 ans, n’ont pas d’antécédents judiciaires. Lors de la perquisition effectuée au domicile du mis en cause le plus âgé, les enquêteurs ont découvert une quinzaine de poupées sexuelles en latex dont huit d’apparence enfantine ; chacune d’entre elles portant un pendentif avec un prénom différent. La perquisition chez le plus jeune a quant à elle permis de saisir deux poupées, ainsi que des supports de stockage informatiques révélant des contenus à caractère pédopornographiques. Le procès Les deux Haut-Rhinois seront jugés par le tribunal judiciaire de Mulhouse le 6 février 2026 pour acquisition et détention de l’image ou de la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique. Comme le précise un communiqué du procureur de la République, Nicolas Heitz, les deux hommes ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de l’audience de comparution à délai différé. Le délai permettra de réaliser une expertise psychiatrique des deux mis en cause. Dans l’intervalle, ils ont interdiction d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs. Le verdict Le tribunal correctionnel de Mulhouse a rendu sa décision dans cette affaire. Le 13 mars 2026, le prévenu le plus âgé a été condamné à un an d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire, accompagné de deux ans de suivi socio-judiciaire et d’une injonction de soins. Le 18 mars 2026, le second prévenu, âgé de 54 ans, a été condamné à un an d’emprisonnement ferme aménageable, assorti de cinq ans de suivi socio-judiciaire. Les deux condamnés ont également été inscrits au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS) et se voient interdire toute activité en lien avec des mineurs. Innocence en Danger, représentée par Maître Grégory Thuan dit Dieudonné , s'est constituée partie civile dans ce procès. L’association s’était déjà insurgée contre la commercialisation de poupées sexuelles à l’effigie d’enfants sur la plateforme Shein ( https://www.innocenceendanger.org/poupees-a-l-effigie-d-enfants-innocence-en-danger-alerte-de-nouveau-face-a-l-arrivee-de-shein-au-bhv ) et entend poursuivre son combat contre ces objets sexualisant les mineurs. Articles sur le sujet : https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/haut-rhin-deux-hommes-condamnes-pour-detention-de-poupees-a-caractere-pedopornographique-2431004.html https://actu.fr/grand-est/mulhouse_68224/haut-rhin-deux-hommes-interpelles-apres-avoir-achete-plusieurs-poupees-sexuelles-pedopornographiques_63564584.html https://www.lalsace.fr/faits-divers-justice/2025/12/12/achat-de-poupees-pedopornographiques-les-deux-haut-rhinois-seront-juges-en-fevrier

CONSTITUTIONS DE PARTIE CIVILE D’INNOCENCE EN DANGER Le plasticien Claude Lévêque bientôt jugé pour viols sur mineurs 09/01/2026 - Télérama L’artiste, figure incontournable de l’art contemporain, avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en 2023, suspecté de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs. Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans cette affaire et est représentée par Maître Mathias Darmon... Lire la suite… Le voisin pédophile de Callas condamné à 10 ans de réclusion par la cour d’assises du Var 09/01/2026 - Nice matin Jusqu’au bout, Idriss Boughezzoula a nié avoir violé Emma (le prénom a été changé), sa petite voisine, dans une résidence de Callas en la forçant à lui pratiquer des fellations. Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans cette affaire et est représentée par Maître François-Xavier Kozan... Lire la suite… Un pédocriminel remis en liberté « par erreur », dénonce un avocat de victimes 13/01/2026 - ELLE Guillaume F., condamné pour possession d'images pédopornographiques et viols, a été libéré le 27 décembre 2025. La raison ? Le parquet général de Rennes n'a pas demandé la prolongation de la détention provisoire en attendant son procès en appel prévu le 21 janvier 2026. Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans cette affaire et est représentée par Maître Mathias Darmon... Lire la suite... "Un dossier glaçant" : à Rennes, le procès d'un cyberpédocriminel suspecté d'un rôle très actif dans les réseaux 18/01/2026 - Marianne Un cyberpédocriminel multirécidiviste qui a fait appel de sa condamnation à 18 ans de réclusion criminelle est jugé en appel par le tribunal de Rennes à partir du 21 janvier. Il comparaîtra libre en raison… d'un oubli du parquet. Dans cette affaire, Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Mathias Darmon... Lire la suite… « Un soulagement » pour les victimes, après la condamnation d’un animateur périscolaire à six ans de prison ferme 22/01/2026 - Ouest France Le tribunal correctionnel de Nantes est allé au-delà des réquisitions du parquet, en condamnant un animateur périscolaire à six ans de prison ferme pour des agressions sexuelles sur treize enfants, qu’il contestait. Les faits ont été commis, entre 2017 et 2019, dans des écoles de Rezé (Loire-Atlantique). L’homme de 61 ans sera incarcéré dans quelques jours, même s’il fait appel. Il est « effondré », indique son avocat... Lire la suite… Bébé tué au Destop en crèche, début du procès en appel: "Comment peut-on faire subir une mort aussi atroce?" 28/01/2026 - BFM RMC Une employée de crèche, condamnée à 25 ans de prison pour avoir tué un bébé à Lyon en 2022 en lui faisant boire du déboucheur de type Destop pour "la faire arrêter de pleurer", sera rejugée à partir de mercredi en appel à Bourg-en-Bresse. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Jean Sannier... Lire la suite… Bébé tué avec du Destop : 30 ans de prison pour l’ex-employée de crèche 30/01/2026 - Libération La cour d’assises de l’Ain a considéré ce vendredi que Myriam Jaouen avait «volontairement» donné la mort à la petite Lisa en juin 2022. En première instance, la jeune femme, 27 ans au moment du drame, avait été condamnée à 25 ans de réclusion... Lire la suite… « Plus de règles, plus de tabous, toutes les normes sautent » : les dessous des orgies pédocriminelles de Pierre-Alain Cottineau 31/01/2026 - Le Parisien Organisateur présumé d’orgies pédocriminelles à son domicile d’Oudon (Loire-Atlantique) courant 2024, Pierre-Alain Cottineau a confié aux experts psychiatre et psychologue son cheminement jusqu’aux confins de la torture et de la barbarie... Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ Nord : Un baby-sitter pédocriminel condamné en 2020 à Nice aurait fait 27 nouvelles victimes 14/01/2026 - 20 Minutes Un trentenaire, condamné à cinq ans de prison en 2020 par le tribunal de Nice pour l’agression sexuelle d’un bébé de 30 mois, est soupçonné de récidive sur une trentaine d’enfants dans le Nord... Lire la suite… POUPÉES PÉDOPORNOGRAPHIQUES Poupée pédopornographique : six mois de prison pour l’acheteur 02/01/2026 - Le Parisien Cet homme déjà condamné pour agression sur sa fillette était jugé à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) pour avoir tenté de se procurer une poupée sexuelle enfantine... Lire la suite… AIDE SOCIALE À L’ENFANCE Après le viol d’une fillette de 10 ans dans un foyer de l’aide sociale de Paris, le « silence assourdissant » des institutions 03/01/2026 - Le Parisien INFO LE PARISIEN. Une enquête a été ouverte après le viol présumé d’une petite fille de 10 ans par sa camarade de chambre dans un foyer de l’ASE de Paris, le 10 décembre à Clamart. Ses parents, prévenus huit jours après, n’ont toujours pas pu la voir, ni même savoir exactement ce qui lui était arrivé... Lire la suite… IA ET PÉDOCRIMINALITÉ EN LIGNE Pédocriminalité en ligne : IA et deepfakes dans le viseur d’une proposition de loi contre les violences sexistes et sexuelles 04/01/2026 - Le Télégramme Un des chapitres d’une proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, déposée en décembre, est notamment consacré au renforcement de la lutte contre la pédocriminalité en ligne... Lire la suite… Pourquoi Roblox, un jeu vidéo en ligne prisé des enfants et des ados, est soupçonné d'abriter des prédateurs sexuels 16/01/2026 - France info Connaissez-vous la célèbre plateforme de jeux Roblox, qui fait fureur chez les enfants et les ados ? Le gouvernement lance une mise en garde, car sous-couvert d'anonymat, des adultes mal-intentionnés entreraient en contact avec les enfants... Lire la suite… Comment ce pédocriminel, traqué par plusieurs pays sur le darknet, a-t-il pu récidiver malgré trois condamnations ? 20/01/2026 - Ouest France Cet informaticien de 38 ans se sentait à l’abri, dans le côté obscur d’internet, pour échanger des images abominables. Localisé par des cyber-enquêteurs américains en 2022 au nord de la Loire-Atlantique, il a avoué avoir violé son fils. Condamné à 18 ans de réclusion criminelle en décembre 2024 à Nantes, il est rejugé, libre, à Rennes cette semaine. Le parquet général a oublié de prolonger sa détention provisoire... Lire la suite... INCESTE Tonton John, cousin Yan et cousine Karen : à Montpellier, le procès hors-norme d’un inceste massif 06/01/2026 - Midi Libre Deux hommes et une femme encourent vingt ans de réclusion devant la cour criminelle de l’Hérault pour avoir abusé de plusieurs enfants de leur entourage, dans une enquête familiale commencée à Pézenas et devenu tentaculaire... Lire la suite… « Il semblait extrêmement détaché »: accusé de viol incestueux, l’ex-élu finistérien Charles Kermarec se pose en victime 14/01/2026 - Ouest France Ce mercredi 14 janvier 2026, Charles Kermarec, l’ancien conseiller municipal et vice-président de Brest métropole, qui a fait sa carrière chez France Télécom, est jugé par la cour criminelle du Finistère. Il est accusé de viols et d’agressions sexuelles sur trois de ses neveux... Lire la suite… « Je ne pouvais pas redonner ma fille à son père qui l'a violée » : ces mères en lutte contre l'inceste 21/01/2026 - Vosges matin C’est un véritable combat que mènent les mères protectrices pour protéger leurs enfants d’un père incestueux. Le système se retourne bien souvent contre elles, jusqu’à les accuser de manipulation. Une proposition de loi arrive en commission à l’Assemblée ce mercredi pour tenter de mieux protéger ces enfants... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SCOLAIRE Agressions sexuelles en maternelle : « Il ne faut pas penser que les parents suggèrent des choses à leurs enfants » 07/01/2026 - Le Parisien Alors que les parents sont parfois confrontés au scepticisme, experts et avocats dénoncent la difficulté persistante à faire reconnaître la parole des mineurs victimes. Exemples à Paris, où les affaires mettant en cause des animateurs périscolaires ont explosé... Lire la suite… Un enseignant d'un collège privé de Chauny dans l'Aisne jugé en mars pour agressions sexuelles sur une collégienne 08/01/2026 - France bleu Un professeur d'histoire-géographie du collège privé Saint-Charles de Chauny, dans l'Aisne, sera jugé le 3 mars 2026 pour agressions sexuelles sur l'une de ses élèves, une mineure de 14 ans. Le rectorat l'a suspendu après sa garde à vue, lundi 5 janvier. Il risque 10 ans de réclusion criminelle... Lire la suite Le proviseur adjoint d'un lycée de Haute-Garonne mis en examen pour viol sur mineur 19/01/2026 - France info Une jeune femme de 21 ans a porté plainte pour des faits qui se seraient déroulés alors qu'elle avait 17 ans et était scolarisée au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens... Lire la suite… Le long chemin des familles d’enfants victimes d’agression sexuelle dans le périscolaire : « J’ai perdu confiance en l’humanité ce jour-là » 23/01/2026 - Le Monde Un ancien animateur périscolaire a été condamné, jeudi, à six ans de prison pour des faits commis contre une dizaine d’enfants de maternelle, en Loire-Atlantique. Les familles racontent au « Monde » la déflagration ressentie et le dur chemin vers la résilience... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES AU SEIN DE L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE "Les fillettes étaient agressées durant leur sommeil": un enseignant d'un établissement catholique accusé de 17 viols 08/01/2026 - France info Un instituteur de l’établissement privé Saint-Genès, à Bordeaux, est renvoyé devant la cour criminelle de la Gironde. Au cours de l’enquête, 36 victimes potentielles ont été identifiées, dont 17 pour viols. "Une affaire hors norme", selon les avocats des parties civiles. Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans cette affaire et est représentée par Maître Mathias Darmon... Lire la suite… Pédocriminalité dans l’Église : les demandes de réparation formulées par les victimes en forte hausse 08/01/2026 - Ouest France L’Instance nationale indépendante de reconnaissance et réparation (Inirr) a reçu 270 demandes de réparation en 2025, contre 178 en 2024. Soit une hausse de 60 %. Les conséquences de l’affaire Bétharram et de celles qui ont éclaté dans d’autres établissements catholiques, notamment à Nantes. « L’action de l’Inirr depuis bientôt quatre ans a porté ses fruits, et de plus en plus d’évêques sont coopératifs » dans ces démarches, explique Marie Derain de Vaucresson, présidente de l’Inirr... Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ EN MILIEU ARTISTIQUE Sur Internet, les penchants pédophiles des vieux chanteurs français ne passent plus 10/01/2026 - France inter Une vidéo YouTube du célèbre créateur de contenu SEB inonde en ce moment les réseaux sociaux : 2.5 millions de vues en trois jours, 3,4 millions après deux semaines, et plus de 10 000 commentaires. Son thème : "le côté sombre de la variété française", et certaines paroles inécoutables aujourd'hui... Lire la suite… Judith Godrèche : « Je trouve le mot “icône” dangereux. Une icône, on lui tire dessus» 11/01/2026 - Le Nouvel Obs En 2024, l’actrice portait plainte contre Benoît Jacquot et Jacques Doillon pour « viol sur mineur ». Devenue une figure majeure du mouvement #MeToo français, elle publie un texte très personnel, livre de réparation et de combat... Lire la suite… Le chorégraphe parisien de Rihanna et Pharrell Williams jugé pour le viol de jeunes élèves 22/01/2026 - 20 Minutes Il comparaît pour des faits de violences sexuelles et de corruption de mineurs… Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES AU SEIN DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE Trois prêtres visés par une enquête canonique pour violences sur mineurs en France 10/01/2026 - La Provence Trois prêtres de la communauté catholique traditionaliste de Riaumont dans le nord de la France, mis en examen pour des violences sur mineurs, vont "faire l'objet d'une enquête canonique", a annoncé l'évêque d'Arras... Lire la suite… Un prêtre de Libourne mis en examen pour détention d'image pédopornographique 15/01/2026 - France bleu Un prêtre de Gironde, exerçant à Libourne, a été mis en examen, ce jeudi, pour acquisition et détention d'image pédopornographique. Il est aussi placé sous le statut de témoin assisté pour des faits de viols sur mineur... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SPORTIF Yannick Agnel, l’ancien champion olympique de natation, sera bien jugé pour viol sur mineure devant la cour criminelle du Haut-Rhin 15/01/2026 - Le Monde Le sportif de 33 ans est soupçonné d’avoir imposé une relation en 2016 à la fille de son entraîneur, alors âgée de 13 ans. La cour d’appel de Colmar a rejeté son recours, jeudi, estimant qu’il existait des charges suffisantes à son encontre... Lire la suite… L’ex-coach de gym montilien jugé cette fois pour viols et agressions sexuelles sur mineurs 18/01/2026 - Le Dauphin Libéré Les 19, 20 et 21 janvier, Eric Daudanne sera jugé par la cour criminelle de la Drôme. En avril dernier il avait été condamné à 5 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel reconnu coupable de corruption de mineurs sur une vingtaine de gymnastes montiliens... Lire la suite… MESURES INSTITUTIONNELLES Pédocriminalité : la vérification des antécédents a écarté près de 3000 profils dangereux pour les enfants 13/01/2026 - Le Figaro «On a déjà écarté 2980 personnes au sein de la Protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant. Nous vérifions tout le stock des professionnels et bénévoles», a indiqué la Haute-Commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry... Lire la suite… Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans : la proposition de loi en débat à l’Assemblée nationale ce lundi 26/01/2026 - CNews C’est une proposition de loi qui pourrait, si elle est adoptée, devenir un succès du second mandat d’Emmanuel Macron : l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Le texte doit être examiné dès ce lundi 26 janvier à l’Assemblée nationale... Lire la suite… AFFAIRE MORANDINI Corruption de mineurs : Jean-Marc Morandini définitivement condamné après le rejet de son pourvoi en cassation 14/01/2026 - Libération L’animateur de CNews avait été condamné en première instance, puis en appel, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents de 2009 à 2016. Une autre affaire pour «harcèlement sexuel» doit encore être tranchée en cassation... Lire la suite… LE SCOUARNEC Affaire Le Scouarnec : l’Ordre des médecins du Finistère sommé de rendre des comptes 15/01/2026 - Le Parisien Condamné en mai dernier à vingt ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur 299 victimes, le chirurgien avait pu continuer à exercer grâce notamment à l’inertie des autorités médicales, pourtant averties du danger au milieu des années 2000... Lire la suite… Huit mois après la fin du procès de Joël Le Scouarnec, de nombreuses victimes ne sont toujours pas remboursées de leurs frais de justice 27/01/2026 - France info "Les frais engagés sont énormes, certaines personnes ont fait des emprunts pour pouvoir suivre le procès", déplore Manon Lemoine, porte-parole du collectif de victimes de l'ex-chirurgien pédocriminel... Lire la suite… AFFAIRE BÉTHARRAM Scandale «Bétharram doit être envoyé aux oubliettes de l’histoire» : imbroglio autour de la fermeture de l’établissement catholique 22/01/2026 - Libération Le président de l’Enseignement catholique a annoncé ce jeudi 22 janvier sur RTL la fin à la rentrée prochaine de l’établissement privé, une information démentie par son secrétariat, assurant qu’il n’était «pas question de fermeture à ce stade»... Lire la suite… Hélène Perlant, la fille de François Bayrou, va publier « Le Déni », un livre décryptant les mécanismes du silence 26/01/2026 - Sud Ouest La fille aînée de François Bayrou, enseignante à Bordeaux et qui fut élève à Bétharram, publiera prochainement « Le Déni », un essai qui « explore les mécanismes qui réduisent les victimes de violences au silence »... Lire la suite… La fermeture de Bétharram est confirmée, « on ne pouvait pas laisser pourrir la situation » 26/01/2026 - Sud Ouest Le collège Le Beau Rameau, à Bétharram, fermera cet été pour rouvrir à Igon à la rentrée. Coût de l’opération : près de 2 millions d’euros. L’Enseignement catholique veut tourner la page de ces murs où ont été commis des « crimes inacceptables »... Lire la suite… PRÉVENTION « C’était trop tabou pour en parler à quelqu’un » : la délicate mission de prévention de la pédocriminalité 18/01/2026 - Le Parisien Chaque année en France, 160 000 enfants subissent des violences sexuelles. Dans l’objectif de prévenir de tels actes, des dispositifs d’accompagnement psychologique et médical des personnes pédophiles se développent progressivement en France... Lire la suite… AGRESSIONS SUR MINEURS Récit. « Je m’appelle Aurélia, j’ai faim, j’ai froid » : en Anjou, derrière le rapt, une affaire de pédophilie 04/01/2026 - Ouest France Les grandes affaires criminelles de l’Anjou. L’enlèvement et le viol d’Aurélia à Jallais (Beaupréau-en-Mauges) dimanche 20 novembre 2005, ont été les derniers d’un couple qui sévissait depuis dix ans, sans avoir jamais éveillé les soupçons… Lire la suite… VIOLENCES ENTRE MINEURS La plainte pour viol de sa fille classée sans suite : une mère en colère annonce entamer une grève de la faim 23/01/2026 - France info Après le classement sans suite de la plainte pour le viol de sa fille de 15 ans lors d'une fête dans l'Aude, une mère de famille dit sa révolte et annonce entamer une grève de la faim... Lire la suite… Une adolescente séquestrée et torturée près de Lyon, quatre mineurs arrêtés 28/01/2026 - Le Figaro La victime, âgée de 15 ans, avait accompagné son ex-petit ami de 17 ans jusqu’à Oullins-Pierre-Bénite, dans le Rhône, avant d’être agressée... Lire la suite… INTERNATIONAL La Petite Maison dans la prairie" : le mari de Melissa Gilbert accusé d'abus sexuels sur mineurs 12/01/2026 - TF1 INFO L'acteur et réalisateur Timothy Busfield est accusé de multiples agressions sexuelles sur mineurs... Lire la suite…

Affaire Richard Chatellier : Un maire mis en cause pour agressions sexuelles sur mineures Ce jeudi 5 février 2026 se tient le procès à l’encontre de Richard Chatellier, ancien maire de Nazelles-Négron, soupçonné d’agression sexuelle et de corruption de mineurs sur cinq enfants que l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) avait confiés à son épouse, assistante familiale. Les faits Les faits se seraient déroulés entre 2013 et 2021 au domicile du maire de Nazelles-Négron, une commune tourangelle de moins de 4 000 habitants. Lui et son épouse étaient alors famille d’accueil pour les services de l’ASE. Le maire est mis en cause par cinq mineures, âgées de 13 à 17 ans au moment des faits. C’est le signalement de l’une d’elles, à la fin de l’année 2021, qui a déclenché l’ouverture d’une enquête confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Tours. La procédure Le mercredi 6 avril 2022, Richard Chatellier est placé en garde à vue. Le vendredi 8 avril 2022, il est présenté à un juge d’instruction en vue de l’ouverture d’une information judiciaire. Il est finalement mis en examen des chefs d’agression sexuelle sur mineur de moins de quinze ans par personne ayant autorité et de corruption de mineurs. Richard Chatellier conteste les faits qui lui sont reprochés. Le procès Le procès se tient ce jeudi 5 février 2026 devant le Tribunal correctionnel de Tours. Innocence en Danger partie civile Innocence en Danger, représentée par Maître Jean Sannier , s’est constituée partie civile dans ce dossier, pour venir en soutien à l’interêt des enfants. Maître Sannier explique que : « Ces enfants se sont retrouvées exposées à l’ambition sexuelle d’un homme, enfermées dans le secret. Il faut se mettre à la place de ces jeunes filles placées, vulnérables, la société leur devait la plus grande des protections. Il est à noter que le département ne s’est pas constitué partie civile dans ce dossier et sera donc absent à cette audience. Il y a un « manque de soutien évident de leur part, comme souvent dans ces affaires » déclare Maitre Sannier. Articles sur le sujet : https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/proces-de-l-ex-maire-de-nazelles-negron-pour-agression-sexuelle-un-dossier-insupportable-pour-les-acteurs-de-l-enfance-en-danger-1770234185 https://france3-regions.franceinfo.fr/centre-val-de-loire/indre-loire/un-maire-d-une-commune-d-indre-et-loire-mis-en-detention-pour-viols-sur-mineurs-il-nie-les-faits-2523704.html https://www.ash.tm.fr/protection-enfance/aide-sociale-a-lenfance-a-tours-un-maire-mis-en-examen-694296.php https://www.franceinfo.fr/faits-divers/indre-et-loire-le-maire-de-nazelles-negron-mis-en-examen-et-ecroue-pour-viols-sur-mineures_5076913.html

Procès en appel de l'ex-employée de crèche pour le meurtre d’un bébé par ingestion d’acide caustique Condamnée en première instance à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir fait ingérer du déboucheur Destop à Lisa, une enfant âgée de 11 mois, l’ex-employée de crèche Myriam J. est rejugée en appel du 28 au 30 janvier 2026. Ce nouveau procès intervient à Bourg‑en‑Bresse devant la cour d’assises de l’Ain après l’appel du parquet. Les faits Le 22 juin 2022, dans la micro‑crèche Danton Rêve du groupe People & Baby, située dans le 3ᵉ arrondissement de Lyon, Myriam J, alors âgée de 27 ans, est seule pour accueillir les enfants. Selon les reconstitutions judiciaires, alors que la petite Lisa pleurait, elle lui aurait versé du Destop dans la bouche, affirmant plus tard avoir agi pour qu’elle « arrête de pleurer ». Lisa en décède, après quatre heures d’agonie, malgré l’intervention des secours. L’ingestion de Destop, produit très corrosif, lui a provoqué des brûlures au troisième degré des voies respiratoires et de l’appareil digestif. Aux enquêteurs, l’accusée aurait d’abord fourni plusieurs versions contradictoires, évoquant une ingestion accidentelle de gouache ou l’accès de l’enfant à des seaux de désinfectant, avant d’admettre avoir administré le produit. Elle a toujours nié avoir voulu donner la mort, affirmant ne pas avoir connaissance de la dangerosité du liquide ménager. La condamnation de première instance et l’appel du parquet Lors du premier procès, qui s’est tenu en avril 2025 devant la cour d’assises du Rhône, les jurés ont retenu la version de la prévenue selon laquelle elle n’avait pas eu l’intention de tuer la fillette, requalifiant les faits de meurtre en « tortures et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Myriam J. a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle. Le procureur général a formé appel de cette décision, estimant que l’exclusion de la qualification de meurtre n’était pas justifiée au regard des éléments révélant une intention de donner la mort. Si la Cour d’assises d’appel retenait la qualification de meurtre, Myriam J. serait passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Innocence En Danger partie civile Innocence en Danger, représentée par Me Morello, avocate du cabinet de Maître Sannier, s’est constituée partie civile dans cette procédure en appel afin de dénoncer la qualification pénale retenue en première instance, qu’elle estime insuffisante au regard de la gravité des faits. L’association s’interroge sur la question centrale suivante : peut-on décider de faire avaler pratiquement une bouteille de soude caustique à un bébé sans avoir l’intention de lui donner la mort ? Peut-on faire subir une mort aussi atroce que celle-ci par inadvertance ou involontairement ? L’association soulève également des questions sur les conditions d’accueil dans certaines structures privées. En effet, Myriam J., qui a été jugée « immature » par les psychiatres, et décrite comme manquant d’expérience et de patience par son ancienne employeuse, se trouvait seule pour accueillir les enfants le jour du drame. Verdict du 30 janvier 2026 par la cour d’assises de Bourg-en-Bresse Le 30 janvier 2026, après trois jours d 'audience, la cour d 'assises d 'appel a rendu sa décision et a condamné Myriam J. pour meurtre à la peine de 30 années de réclusion criminelle. “ Les trois magistrats professionnels et les neuf jurés qui composaient cette cour d'assises ont reconnu l'intention de Myriam J. de donner la mort à cette enfant de 11 mois en se basant sur le mode opératoire abominable, les actes réalisés à la suite de ces faits et la volonté de l'accusée de faire disparaître les preuves et de cacher la nature du produit donné à l'enfant. Cette décision est une victoire pour l'enfance, pour l'innocence défendue par l'association car aujourd'hui la justice a reconnu que le fait de faire boire une quantité massive d'acide mortel à un enfant en lui mettant directement dans la bouche le goulot de la bouteille est bien un meurtre. ” Maître Annabelle Morello, pour Innocence en Danger Source : Article Libération du 30/01/2026 Article le Figaro du 29/01/2026 Article du Figaro du 30/01/2026

Un père condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour viols sur son bébé de 10 mois Le vendredi 23 janvier 2026, la Cour d’assises d’appel de Rennes a condamné Guillaume F. à 20 ans de réclusion criminelle pour des faits de viol incestueux sur son nourrisson âgé de 10 mois. Les faits Le 25 mai 2022, Guillaume F. était placé en détention provisoire et mis en examen pour des faits de viol incestueux sur son petit garçon âgé de 10 mois au moment des faits. Le procès Le 17 décembre 2024 le mis en examen était entendu par la Cour criminelle départementale de Loire-Atlantique afin d’être jugé sur les faits qui lui étaient reprochés. Il a été condamné en première instance à une peine de 18 ans de réclusion criminelle. Guillaume F. a interjeté appel de cette décision. La mise en liberté par erreur Si Guillaume F. a interjeté appel de cette décision, il était néanmoins incarcéré depuis 2022, après avoir reconnu les violences sexuelles commises sur son enfant. Il avait par ailleurs déjà fait l’objet de plusieurs condamnations pour détention d’images pédopornographiques. Pour autant, le parque général de Rennes n’a pas demandé la prolongation de la détention provisoire de Guillaume F., qui a été remis en liberté en décembre 2025, sous simple contrôle judiciaire, dans l’attente de son procès en appel. Lire le communiqué de presse Innocence en Danger L’appel Le procès en appel s’est tenu les 21, 22 et 23 janvier 2025 devant la Cour d’assises d’appel de Rennes. A l’issue des 3 jours d’audience devant cette juridiction, l’accusé est finalement condamné à une peine plus lourde qu’en première instance : 20 ans de réclusion criminelle, ce qui est le maximum légal encouru pour ce type de faits. La Cour d’assises d’appel a pris en compte le comportement de l’accusé au cours de ces 3j d’audience, ses déclarations qui furent extrêmement préoccupantes quand aux soins qu’il aurait apporté au cours de cette détention. Monsieur F. n’a fait preuve d’aucune empathie vis-à-vis de ses propres enfants, l’un victime de viol et l’autre de voyeurisme notamment. Innocence en Danger partie civile Représentée par Maître Darmon, Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans ce dossier. La peine prononcée par la Cour d’assises d’Ille-et-Villaine est une peine juste et proportionnée compte tenu de la nature des faits qui sont reprochés à Guillaume F. et de son casier judiciaire. Il a en effet été condamné à 3 reprises auparavant pour des faits de nature pédocriminelle. Cette aggravation de 2 ans assortie d’un suivi socio judiciaire d’une durée de 20 ans paraît ainsi juste et adaptée. L’association Innocence en Danger et l’ensemble des parties civiles sont satisfaites de la décision rendue par cette juridiction. Dans la presse : Article de Mediapart du 20 novembre 2024

Les 15 et 16 décembre 2025 s’est tenu, devant le Tribunal correctionnel de Nantes, le procès d’un animateur périscolaire de la ville de Rezée, soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 mineurs âgés de 3 à 6 ans, entre 2017 et 2019. Le 22 janvier 2026, il a été condamné à une peine de 6 ans d’emprisonnement pour agressions sexuelles sur 12 des 13 mineurs concernés. Les faits Mars 2019 : Un animateur périscolaire de 54 ans est mis en examen pour agressions sexuelles aggravées sur des élèves de maternelle de l’école du Chêne-Creux à Rezé (Loire-Atlantique). L’animateur est suspendu pour « comportement inapproprié » envers un enfant de l’école. 13 victimes présumées sont recensées par les enquêteurs. Antécédent non pris en compte Septembre 2018 : L’animateur travaille alors dans un autre établissement scolaire, l’école Ouche-Dinier. Un signalement est effectué auprès de la mairie par une mère affirmant qu'il aurait embrassé sa fille de 11 ans « sur la commissure des lèvres ». La mairie de Rezé le sanctionne pour « faute professionnelle » et le transfère à l'école du Chêne-Creux. Les nouveaux responsables de l’animateur auraient été informés de cette sanction. Le procès L’audience s’est ouverte le lundi 15 décembre 2025 devant le tribunal correctionnel de Nantes. Les évaluations psychologiques et médicales réalisées au cours de l’enquête sur les victimes présumées font état de symptômes post-traumatiques durables, avec notamment des cauchemars et des crises de vomissement, de colère ou d’angoisse chez les enfants. L’animateur a nié les faits qui lui sont reprochés. Le parquet a requis une peine de cinq ans d'emprisonnement et dix ans de suivi socio-judiciaire. Le verdict Ce jeudi 22 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Nantes est allé au-delà des réquisitions du parquet, en condamnant l’animateur périscolaire à six ans d’emprisonnement pour agressions sexuelles sur douze des treize enfants. Le tribunal a également prononcé un suivi socio‑judiciaire d’une durée de trois ans, une interdiction d’exercer auprès de mineurs, ainsi que l’inscription de l’auteur au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS). L’animateur a interjeté appel. Innocence en Danger partie civile Cette affaire met en lumière un possible dysfonctionnement grave : après un premier signalement portant sur des faits présumés de comportement inapproprié envers un enfant, le choix d’une simple mutation de l’animateur dans un autre établissement scolaire aurait été effectué. L’association, représentée par Maître LOIRAT, s’est constituée partie civile dans ce dossier, qui interroge notamment la réponse institutionnelle donnée à un signalement concernant la mise en danger de mineurs. Article Ouest France du 22/01/2026

Madame El Haïry, les enfants victimes n’ont pas besoin d’un énième rapport mais d’actions” Madame El Haïry, Madame la Haute-commissaire, En novembre 2025, vous avez annoncé la création début 2026 d’un Conseil des victimes, destiné à recueillir l’ensemble des violences faites aux enfants. Si cette initiative représente indéniablement une reconnaissance de l’importance de la parole des victimes, votre annonce soulève toutefois des questions essentielles qui ne peuvent rester sans réponse. Permettez-moi de vous rappeler le travail exceptionnel et exhaustif accompli par la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) . Pendant deux ans et demi, des dizaines de professionnels hautement qualifiés - magistrats, médecins, psychologues, travailleurs sociaux, chercheurs - ont mené un travail remarquable d’une ampleur inédite. Ils ont entendu plus de 30 000 témoignages de victimes avec respect, dignité et rigueur. Ils ont analysé, recoupé, documenté. Ils ont établi 82 recommandations précises, concrètes, chiffrées, hiérarchisées. Ce travail colossal a permis de révéler des données essentielles : 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, dont 5,5 millions d’adultes portent encore les séquelles. La CIIVISE nous a donné bien plus qu’un simple état des lieux : elle nous a fourni une feuille de route détaillée pour protéger enfin nos enfants. Or, que sont devenues ces 82 recommandations ? Lettres mortes, pour l’essentiel. Classées, archivées, oubliées. Madame la Haute-commissaire, je souhaite vous poser une question directe : quelle est l’utilité réelle de ce nouveau Conseil des victimes ? Comptez-vous à nouveau écouter des centaines de victimes briser le silence dans l’espoir d’être entendues, pour au final ranger leur parole dans un tiroir avec un nouveau rapport ? Depuis plusieurs années, Innocence en Danger et de nombreuses autres associations et experts dénoncent et signalent l’absence de mises en œuvre concrètes censées protéger les enfants. Nous avons suivi de près les deux temps de consultation de la CIIVISE qui n’ont rien donné. J’ai rencontré Adrien Tacquet dès sa nomination et lui exposant les contextes dont nous sommes témoins avec les centaines de nouveaux dossiers que nous traitons chaque année. J’ai écrit au Garde des Sceaux à plusieurs reprises sans réponse de sa part. J’ai été entendu lors des commissions d’enquête. Avec à chaque fois, le même espoir : « Cette fois, ce sera différent. » Mais donner de l’espoir aux victimes de violences sexuelles en promettant que des améliorations seront effectuées, année après année, sans jamais produire de résultats concrets, n’est pas seulement décevant. C’est blessant. C’est dangereux. C’est comme l’histoire de l’homme qui criait au loup : à force de fausses alertes et de promesses non tenues, plus personne ne croit aux annonces, et les victimes perdent la force de témoigner encore. Les enfants victimes ont déjà raconté leur histoire. Ils ont déjà été entendus. Les experts ont déjà analysé. Les recommandations ont déjà été formulées. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui n’est pas un nouveau diagnostic, mais un traitement . Pas un nouveau rapport, mais des actes . Pas de nouvelles consultations, mais des applications . Alors je vous le demande solennellement, Madame El Haïry : pouvez-vous nous confirmer que cette fois-ci ne sera pas un énième état des lieux dont nous n’avons en réalité plus besoin , mais bien une instance qui veillera à la mise en place effective des préconisations établies - qu’elles viennent de la CIIVISE ou de ce futur Conseil - et surtout à leur application concrète sur le terrain ? Pouvez-vous nous garantir que ce Conseil des victimes sera doté d’un pouvoir de contrôle et de suivi, avec des échéances précises et des comptes à rendre au Parlement ? Pouvez-vous nous assurer que les moyens financiers et humains nécessaires seront alloués, car sans budget, les plus belles intentions restent des vœux pieux ? Les enfants ont besoin de plus que de notre écoute bienveillante. Ils ont besoin de notre action déterminée. Bien que votre volonté vous honore, le temps n’est plus aux consultations mais aux décisions courageuses et aux réformes structurelles. Je vous prie de considérer, Madame la Haute-commissaire, l’expression de ma haute considération, accompagnée de l’attente légitime que portent des milliers de victimes et celles et ceux qui les accompagnent depuis des années. Homayra Sellier Fondatrice et Présidente Innocence en Danger

Le proviseur adjoint d’un lycée mis en examen pour viols sur des élèves Une information judiciaire a été ouverte dans le sud de la Haute-Garonne, à l’encontre du proviseur adjoint du lycée Bagatelle de Saint-Gaudens, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur des lycéennes. LES FAITS Cette affaire débute en juillet 2025, lorsque le ministère de l’Éducation nationale reçoit un signalement mettant en cause le proviseur adjoint : celui-ci aurait envoyé des SMS très insistants à une élève du lycée. Le procureur de Saint-Gaudens saisit la police judiciaire de Toulouse afin d’éclaircir les faits. En parallèle, un signalement interne est effectué sur une plateforme de l'Éducation nationale par un professeur du lycée, inquiet d’avoir été témoin de scènes de flirt entre le suspect et des élèves. Le proviseur adjoint fait alors l’objet d’une suspension. L’enquête s’accélère peu de temps après, lorsque l’ex-femme du proviseur adjoint se présente au commissariat. Elle informe les policiers qu’il a quitté le domicile conjugal et signale sa disparition. Elle leur révèle également qu’en 2022, soit trois ans auparavant, elle aurait découvert sur son téléphone de nombreux échanges de SMS avec des lycéennes, ainsi que des vidéos à caractère sexuel avec des adolescentes, dont une élève en particulier qu’elle identifie. Cette lycéenne est retrouvée puis entendue. Elle confirme devant les enquêteurs avoir eu des rapports sexuels avec le proviseur adjoint entre 2021 et 2022. Le procureur de Saint-Gaudens évoque une situation d’emprise. MISE EN EXAMEN Le proviseur adjoint est interpellé dans les Hautes-Pyrénées le jeudi 15 janvier 2026. Il est mis en examen pour "viols aggravés", "agressions sexuelles" et "harcèlement" sur plusieurs lycéennes, puis placé sous contrôle judiciaire. Jusqu’à présent, il aurait reconnu avoir eu des relations sexuelles avec trois adolescentes. PARTIE CIVILE INNOCENCE EN DANGER L’association Innocence en Danger, représentée par Me Toniazzo, se constitue partie civile dans ce dossier afin de soutenir les victimes mineures présumées et de défendre leurs droits face à un adulte investi d’une autorité au sein de leur établissement scolaire, soulignant l’enjeu particulier de protection des élèves dans un contexte éducatif. https://www.bfmtv.com/police-justice/sms-insistants-videos-a-caractere-sexuel-un-proviseur-adjoint-d-un-lycee-de-haute-garonne-mis-en-examen-pour-viols-aggraves_AN-202601190836.html

Un policier âgé de 45 ans et exerçant au commissariat d’Angoulême aurait forcé une adolescente à le suivre dans sa voiture, sous la menace d’une arme, avant de lui imposer une fellation. LES FAITS Les faits se seraient produits alors que l’adolescente de 17 ans se rendait à l’arrêt de bus situé à 300 mètres de chez elle, le 31 janvier 2025. Le policier est soupçonné d’enlèvement et de séquestration pour préparer ou faciliter la commission d’un crime, d’agression sexuelle avec arme et de viol avec arme. Le parquet d'Angoulême indique que le policier est également suspecté d'avoir commis cinq autres faits d’agression récents, et notamment des tentatives d’enlèvement, au préjudice cette fois-ci de femmes majeures. Interpellé le mardi 13 janvier 2026 et confronté aux preuves recueillies par les autorités compétentes lors de l’enquête, le policier a avoué l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. MISE EN EXAMEN Le jeudi 15 janvier 2026, le policier a été présenté à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen, avant d’être placé en détention provisoire. L’association Innocence en Danger, représentée par Me Toniazzo, se constitue partie civile dans cette affaire afin de soutenir la victime mineure présumée et de défendre ses droits face à un agent de la force publique soupçonné de viol. L’association entend veiller à ce que cette mineure soit traitée avec la même rigueur et équité devant la justice. https://www.humanite.fr/societe/agressions/monte-ou-je-te-bute-le-policier-arrete-pour-le-viol-dune-adolescente-en-charente-avoue-5-autres-tentatives

Animateur de télévision de 60 ans, Jean‑Marc Morandini a été définitivement condamné pour avoir entretenu des échanges à caractère sexuel avec plusieurs adolescents entre 2009 et 2016. Malgré cette décision, il continue d’animer quotidiennement son émission “Morandini Live” sur CNews. Des faits graves Dans cette affaire, l'animateur a été reconnu coupable d'avoir demandé, en 2009, à un adolescent de 16 ans de se dénuder et de se masturber lors d'une audition à domicile pour un film qui n'a jamais vu le jour. Il a également été condamné pour avoir envoyé des messages à deux autres adolescents de 15 ans, entre 2013 et 2016. Avec l'un, il évoquait des scénaris sexuels ; au second, il demandait une photo de lui dénudé. Une condamnation définitive Jean-Marc Morandini a été jugé par le tribunal correctionnel le 24 octobre 2022 pour des faits de corruption de mineurs de plus de 15 ans. Innocence en Danger s’est constituée partie civile afin d’œuvrer à la manifestation de la vérité et d’apporter un soutien aux victimes, et a été représentée par Maître Bucquet puis par Maître Rozès. L’animateur a été déclaré coupable et condamné à une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une obligation de soin de deux ans et de son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS). Le 27 novembre 2024, Jean-Marc Morandini a comparu devant la cour d’appel de Paris, contestant sa condamnation de première instance. Lors de l’audience, il a continué de nier tout comportement inapproprié, en assurant que les messages controversés étaient adressés « sur le ton de l’humour » et en persistant à nier avoir eu conscience de l’âge des victimes. Les parties civiles présentes à l’audience ont livré des témoignages poignants, évoquant l’impact psychologique durable des faits et dénonçant un abus de confiance exacerbé par l'influence et la position de pouvoir de l’animateur. Lors de sa plaidoirie, l’avocat d’Innocence en Danger, Maître Jean-Baptiste Rozès, a insisté sur le déséquilibre entre l’admiration naïve des jeunes victimes et l’attitude égocentrique de l’accusé, qui refuse toujours de reconnaître la gravité des faits. Le 21 mars 2025, l’animateur a été condamné par la cour d’appel de Paris à une peine de deux ans de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La cour a également prononcé à son encontre l’interdiction définitive d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs, ainsi que son inscription au FIJAIS. Le 14 janvier 2026, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi en cassation de Jean-Marc Morandini, confirmant la décision prononcée en appel. La condamnation de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs est donc devenue définitive. Maintien à l’antenne : un signal inquiétant Alors que la condamnation est désormais définitive, la chaîne CNEWS annonce le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne. Selon la direction du groupe Canal+ France, il n’est plus en contact avec des mineurs dans le cadre de sa mission, ce qui justifie le maintien à son poste. Innocence en Danger dénonce cette décision, qui peut être considérée comme une banalisation de faits graves portant atteinte aux mineurs et constituer une source de souffrance supplémentaire pour les victimes. L’association rappelle que la gravité des faits et l’impact psychologique durable sur les victimes doivent primer sur tout intérêt médiatique. Si Jean-Marc Morandini a bien entendu le droit de travailler, un maintien quotidien sur une chaîne nationale qui peut être regardée par des mineurs est une décision très contestable. Innocence en Danger appelle l’ensemble des médias et acteurs de l’audiovisuel à faire preuve de responsabilité, à tenir compte de la gravité des condamnations pénales et à veiller au respect des victimes. Les médias en parlent : https://www.liberation.fr/economie/medias/corruption-de-mineurs-jean-marc-morandini-definitivement-condamne-apres-le-rejet-de-son-pourvoi-en-cassation-20260114_YIGRQAD63ZH7TEZQCFIUYQZUOQ/ https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/14/jean-marc-morandini-definitivement-condamne-pour-corruption-de-mineurs_6662163_3224.html https://www.mediapart.fr/journal/france/140126/un-animateur-de-cnews-inscrit-au-fichier-des-delinquants-sexuels https://www.franceinfo.fr/economie/medias/morandini/l-animateur-jean-marc-morandini-definitivement-condamne-pour-corruption-de-mineurs-apres-la-decision-de-la-cour-de-cassation_7738930.html

Guillaume F. a été condamné en décembre 2024 à 18 ans de réclusion criminelle pour des viols incestueux commis sur son fils de 8 mois, ainsi que pour d’autres infractions en lien avec la pédocriminalité. S’il a interjeté appel de cette décision, il était néanmoins incarcéré depuis 2022, après avoir reconnu les violences sexuelles commises sur son enfant, ainsi que la diffusion de photographies pédocriminelles sur le darknet. Il avait par ailleurs déjà fait l’objet de plusieurs condamnations pour détention d’images pédopornographiques. Pour autant, le parquet général de Rennes n’a pas demandé la prolongation de la détention provisoire de Guillaume F. Alors que son procès en appel est prévu du 21 au 23 janvier 2026, il vient donc d’être remis en liberté le samedi 27 décembre 2025 et se retrouve soumis à un simple contrôle judiciaire. Cette situation résulte d’une omission du parquet général, comme l’a reconnu Monsieur Ronan Le Clerc, procureur de la République près du tribunal judiciaire de Rennes : « Le parquet général de Rennes a omis de saisir la chambre de l’instruction d’une requête en prolongation exceptionnelle de détention provisoire de l’intéressé. ». Ainsi, un pédocriminel multirécidiviste , condamné pour des viols incestueux d’une gravité exceptionnelle perpétrés sur un nourrisson , se présentera libre à son procès en appel. Innocence En Danger, représentée par Me Darmon, s’est constituée partie civile dans ce dossier et dénonce avec indignation cette remise en liberté. Cette omission est un affront aux victimes et une source d’angoisse pour l’ensemble des parties civiles. Un risque de récidive identifié Lors du prononcé de sa condamnation, la cour criminelle de Loire-Atlantique avait souligné que Guillaume F. n’avait tiré aucun enseignement de ses condamnations antérieures, était impliqué dans de nombreux réseaux pédocriminels, et représentait un risque élevé et persistant de récidive. Toutes ses demandes de remise en liberté avaient par ailleurs été rejetées jusqu’à sa comparution devant la cour criminelle, les juges constatant la persistance du risque et le trouble grave à l’ordre public. Un contrôle judiciaire insuffisant Le 29 décembre, soit deux jours après sa sortie, le parquet de Rennes a requis en urgence le placement sous contrôle judiciaire de Guillaume F., ordonné le jour même par un juge des libertés et de la détention. Jusqu’à son procès, il a ainsi interdiction de quitter le territoire, de se rendre au domicile des victimes ou de les contacter. Il doit également pointer une fois par semaine à la gendarmerie. Une mince consolation face à l’ampleur du problème. Une erreur susceptible de se répéter Le nombre d’affaires criminelles en attente a doublé en cinq ans, passant de 2 204 en 2019 à 4 593 en 2024. Dans ce contexte, les oublis de prolongation de détention provisoire risquent de se multiplier. Innocence En Danger appelle les autorités judiciaires à corriger cette situation et à garantir la sécurité des victimes. Articles sur le sujet : https://www.mediapart.fr/journal/ france/120126/un- pedocriminel-remis-en-liberte-par-erreur-trois-semaines-de-son-proces-en-appel#paywall-anchor https://www.ouest-france.fr/societe/justice/un-oubli-de-la-justice-permet-a-un-pedocriminel-de-loire-atlantique-de-retrouver-la-liberte-49fa6e86-f09d-11f0-87e6-f801a63b73d7 https://www.lefigaro.fr/nantes/nantes-un-pedocriminel-remis-en-liberte-a-quelques-jours-de-son-proces-en-appel-en-raison-d-une-erreur-de-procedure-20260114

CONSTITUTIONS DE PARTIE CIVILE D’INNOCENCE EN DANGER Mère soupçonnée de l’empoisonnement de ses filles : « Les racines de ce drame, c’est la rupture entre Maylis Daubon et Yannick Reverdy », regrette la partie civile 02/12/2025 - Sud Ouest Me Victor Font et Me Fabien Large ont plaidé pour la famille Reverdy, l’après-midi de ce mardi 2 décembre, après que Me Toniazzo a pointé les manquements de la justice et des professionnels de santé… Lire la suite… "On est sur des taux astronomiques" : comment Maylis Daubon, accusée d'avoir empoisonné sa fille, a pu se procurer une centaine de boîtes de médicaments ? 03/12/2025 - France info En 2019, Enea est morte après une surdose médicamenteuse. Sa mère, Maylis Daubon, accusée de l'avoir empoisonnée, comparaît devant les assises des Landes. L'enquête a révélé un "nomadisme médical" de la famille avec de très nombreuses consultations, mais aussi de nombreux traitements prescrits… Lire la suite… Elle aurait empoisonné ses filles : l’avocat général requiert 30 ans de prison pour Maylis Daubon 03/12/2025 - La Voix du Nord Maylis Daubon aurait empoisonné ses deux filles, dont l’aînée est décédée en 2019 d’une surdose médicamenteuse, et projetait d’assassiner son ex-mari. Le verdict est attendu ce soir… Lire la suite… Enfant tondu à l'ASE : une inspection administrative est en cours au sein du foyer parisien 10/12/2025 - RTL D'après les informations de France info, confirmées par RTL, une inspection administrative est actuellement menée ce mercredi 10 décembre au sein du foyer Jenner du 13ᵉ arrondissement de Paris, où un jeune garçon a été tondu en février 2025. L'inspection devrait durer plusieurs heures, précise BFMTV. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Jean Sannier… Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ « On ne sait pas combien il aurait fait de victimes » : un ex-opérateur du Samu jugé pour de multiples viols et agressions sexuelles sur des jeunes 01/12/2025 - Le Télégramme Un homme d’une soixantaine d’années est jugé, à partir de ce lundi, devant la cour criminelle du Rhône pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles aggravés. Il avait profité de ses missions au Samu et à la Croix-Rouge pour profiter de jeunes vulnérables dont des mineurs. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Jean Sannier… Lire la suite… Pédocriminalité : Laurent Moussière reconnaît l'essentiel des faits à l'ouverture de son procès 01/12/2025 - France info Le procès de Laurent Moussière, accusé de viols et d'agressions sexuelles, essentiellement sur de jeunes garçons, s'est ouvert ce lundi 1er décembre 2025 devant la Cour criminelle du Rhône. L'ex-bénévole de la Croix-Rouge a reconnu l'essentiel des faits qu'il niait jusque-là. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle… Lire la suite… Crime organisé : 193 personnes arrêtées par Europol dans le cadre de la lutte contre le recrutement de mineurs ces six derniers mois 08/12/2025 - France info Le recrutement de mineurs est en forte augmentation en Europe et en France que ce soit par la contrainte ou via rémunération... Lire la suite… L'ancien opérateur du SAMU, accusé de viols sur mineurs, condamné à 18 ans de prison 12/12/2025 - France info Un ancien opérateur du Samu et bénévole à la Croix-Rouge, qualifié de "prédateur" par l'accusation, a été condamné ce jeudi 11 décembre, à Lyon, à 18 ans de prison pour de multiples viols et agressions sexuelles. La plupart des faits ont été commis sur des mineurs... Lire la suite… Après la tentative de suicide de sa fille, un père traque l’homme qui la manipulait sur Snapchat 22/12/2025 - ELLE Ce lundi 22 septembre, Ici Isère a raconté le combat mené par un père de famille qui a traqué pendant plusieurs semaines un homme soupçonné d’être un pédocriminel... Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ EN MILIEU SCOLAIRE Une ancienne professeure condamnée pour avoir violé un de ses élèves, âgé de 13 ans 01/12/2025 - Ouest France Dans le Val-de-Marne, une ancienne enseignante de collège accusée de viols sur mineur a été condamnée à six ans de prison. La victime, âgée de 13 ans au moment des faits, était un de ses élèves… Lire la suite… À Paris, les familles de victimes d’agressions sexuelles dans les écoles maternelles reçues par la procureur 11/12/2025 - Le Parisien DÉCRYPTAGE - Mardi soir, le parquet de Paris a invité des parents concernés pour une « réunion d’information ». Inédit... Lire la suite… Un ancien animateur soupçonné d’agressions sexuelles sur de très jeunes enfants : le procès s’ouvre ce lundi à Nantes 15/12/2025 - Ouest France En 2018 et 2019, un ancien animateur périscolaire est soupçonné d’avoir agressé sexuellement plusieurs très jeunes enfants dans deux écoles, à Rezé. Il conteste les faits... Lire la suite… PÉDOPORNOGRAPHIE Les agressions sexuelles sur mineur cachaient des centaines d’images pédopornographiques : un Vendéen condamné 01/12/2025 - Ouest France En septembre 2023, un trentenaire avait imposé des agressions sexuelles à un mineur fragile. Quelques mois après son placement en garde à vue, un autre homme l’avait dénoncé après avoir reçu une vidéo pédopornographique. Des centaines ont été retrouvées dans le téléphone du Vendéen. Il a été condamné, lundi 1er décembre 2025, à La Roche-sur-Yon… Lire la suite… A Limoges, un directeur d’école maternelle écroué pour viol sur mineur et détention d’images pédopornographiques 02/12/2025 - Le Monde L’enquête révèle que le directeur, en poste depuis plus de dix ans, aurait eu recours à la prostitution d’un garçon de 13 ans, selon une source proche du dossier… Lire la suite… Un photographe de 64 ans qui utilisait l'IA pour déshabiller des photos d'enfants mis en examen pour pédopornographie en Gironde 08/12/2025 - Femme Actuelle En Gironde, un photographe de 64 ans a récemment été mis en examen. Selon les informations du Parisien, publiées ce lundi 8 décembre 2025, l’homme est accusé d’avoir détourné des milliers d’images pédopornographiques grâce à l’intelligence artificielle... Lire la suite… Une vingtaine d'interpellations en France de détenteurs de poupées sexuelles à caractère pédopornographique 10/12/2025 - France info Quatre gardes à vue sont par ailleurs en cours dans les régions de Toulouse, Nice, Verdun et Rouen, a appris franceinfo, mercredi 10 décembre… Lire la suite… Le chanteur Staco mis en examen et placé sous témoin assisté pour viol sur mineure de moins de 15 ans 13/12/2025 - France info Mis en examen ce samedi soir pour viol aggravé par la différence d’âge et diffusion d’images à caractère pédopornographique, le chanteur Staco a également été placé sous contrôle judiciaire. Le parquet se réserve la possibilité de faire appel... Lire la suite… Rouen : l'ancien chef de la brigade des mineurs mis en examen pour agressions sexuelles sur des adolescentes 15/12/2024 - France bleu Normandie/France 3 Normandie. Un policier rouennais a été mis en examen le 8 décembre pour agressions sexuelles sur mineures, corruption de mineure et détention d'images pornographiques de mineurs. L'ancien chef de la brigade des mineurs de 51 ans a été placé en détention provisoire... Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ EN MILIEU SPORTIF Il « touchait les fesses » des grimpeuses : un moniteur d’escalade suspecté d’agressions sexuelles sur six adolescentes 10/12/2025 - Ouest France Un moniteur d’escalade de l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent-l’École (Deux-Sèvres) est suspecté d’agressions sexuelles sur six adolescentes de 14 et 15 ans. Le sexagénaire espère être relaxé : le jugement sera rendu jeudi 18 décembre 2025... Lire la suite… Vienne : Un entraîneur de foot mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs 12/12/2025 - 20 Minutes Un entraîneur licencié dans un club du Loudunais a été mis en examen pour violences sexuelles et détention d’images pédopornographiques... Lire la suite VIOLENCE SUR MINEURS Une femme de 23 ans entre à l’hôpital de Toulouse avec un sac à dos, le contenu glace les médecins : une enquête ouverte 22/12/2025 - La Dépêche L’hôpital Pierre-Paul Riquet de Toulouse est le théâtre d’une enquête criminelle après la découverte d’un nourrisson décédé ce lundi matin. Une femme de 23 ans, au discours confus, a été placée en garde à vue par la police nationale. Le parquet a ordonné une autopsie pour déterminer s’il s’agit d’un homicide... Lire la suite… Près de Saint-Lô. Une assistante maternelle jugée pour violences sur des enfants dont elle a la garde 23/12/2025 - La Manche Libre Ce sont des violences sur mineurs par personne ayant autorité qui conduisent une assistante maternelle de Canisy devant le tribunal judiciaire de Coutances, mardi 16 décembre... Lire la suite… PÉDOCRIMINALITÉ EN LIGNE « Roblox a laissé faire les prédateurs » : comment le jeu en ligne est devenu un terrain de chasse pour les pédocriminels ? 31/12/2025 - ELLE Chez les enfants et les jeunes ados, ce jeu en ligne bat des records de connexions. Mais sous ses airs inoffensifs, Roblox est devenu un terrain de chasse pour les pédocriminels. Enquête exclusive... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES ENTRE MINEURS « Je crois que c’est de l’ordre de l’exceptionnel » : un adolescent de 13 ans mis en examen après le viol filmé d’un enfant de 9 ans à Besançon 31/10/2025 - Nice matin Un collégien de 13 ans a été mis en examen à Besançon après le viol sur la voie publique d’un enfant de neuf ans, qu’il a filmé et dont il a diffusé les images, une affaire qualifiée d’exceptionnelle par l’Education nationale compte tenu du jeune âge des protagonistes... Lire la suite... ASE Deux nouveaux cas d'enfants tondus dans un foyer à Paris, la mairie annonce saisir la justice 18/12/2025 - TF1 Info Un nouveau signalement. Deux enfants d'une fratrie placés en foyer à Paris ont été tondus en juillet dernier, a annoncé jeudi la mairie de la capitale, précisant qu'elle avait fait un signalement à la justice... Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES AU SEIN DE L’EGLISE CATHOLIQUE "C'est la fin de l'omerta", l'abbé Pierre Morin s'exprime après la reconnaissance par l'Église des victimes de Bétharram à Ozanam 04/12/2025 - France info Le Père Pierre Morin, actuel administrateur diocésain de Limoges, s'est fortement impliqué pour que les victimes d'Ozanam obtiennent une réparation de la part de l'Église, en novembre. Pour l'abbé, qui était également un ancien élève d'Ozanam et de Bétharram, il s'agit "d'un acte de reconnaissance salutaire" pour tout le monde… Lire la suite… Contrôles dans les écoles catholiques : le ministère de l’Éducation va « rappeler le cadre » 08/12/2024 - Sud Ouest Après un rapport sur les abus d’autorité lors des inspections, le ministère de l’Éducation annonce des mesures pour encadrer les contrôles dans les établissements privés... Lire la suite… ENTRETIEN. Affaire Bétharram : “On peut espérer un procès pour 2028”, annonce Alain Esquerre, porte-parole des victimes 27/12/2025 - La Dépêche Après des décennies de silence, l’espoir d’un procès historique se profile pour les victimes du collège-lycée catholique Notre-Dame de Bétharram, dans le Béarn. Alain Esquerre, porte-parole des personnes abusées, espère un début d’audience en 2028 après le rejet de la prescription pour un ex-surveillant soupçonné de viol... Lire la suite... Adrien Honoré, victime de Notre-Dame de Bétharram, raconte son année "noire et blanche" 29/12/2025 - France bleu Cette année 2025 est l'année de la libération de la parole des victimes de l'établissement Notre-Dame de Bétharram. Adrien Honoré, ancien élève, raconte à ICI Gironde comment il a vécu ces derniers mois... Lire la suite… INCESTE Un quinquagénaire, accusé d’avoir eu des enfants avec sa fille et contraint l’un d’eux à des relations sexuelles avec elle, mis en examen à Brest 04/12/2025 - Le Parisien L’homme de 58 ans a reconnu devant les enquêteurs être « en couple » avec sa fille de 33 ans depuis plusieurs années et avoir eu trois enfants avec elle. Il a également admis avoir forcé l’un d’eux, un garçon de 11 ans, à avoir des relations sexuelles avec sa propre mère... Lire la suite… AFFAIRE LE SCOUARNEC Affaire Le Scouarnec : « Une jeunesse abîmée »… C’est quoi ce préjudice juvénile reconnu par les juges ? 18/12/2025 - 20 Minutes La cour criminelle du Morbihan a accordé une expertise supplémentaire aux victimes du pédocriminel, qui étaient enfants au moment des sévices... Lire la suite… RÉCIT. Durant trois mois, on a suivi le procès hors norme de Joël Le Scouarnec, le plus grand pédocriminel de France 30/12/2025 - Ouest France Dans les coulisses de l’actu 2025. Le procès de l’ancien chirurgien digestif, Joël Le Scouarnec, condamné au mois de mai à vingt années de réclusion criminelle, a durablement marqué l’année judiciaire morbihannaise. L’un des journalistes d’Ouest-France, qui a couvert les audiences, raconte ces trois mois d’audiences hors normes... Lire la suite… PROTECTION DE L’ENFANCE OPINION. « La protection de nos enfants en ligne doit devenir une priorité mondiale », par Anne Le Hénanff, ministre de l’IA et du Numérique 07/12/2025 - La Tribune Face à la pédocriminalité, à la pornographie en ligne ou encore au cyberharcèlement, Anne Le Hénanff appelle à faire de la protection des enfants et des adolescents sur internet un impératif absolu... Lire la suite… Homayra Sellier, présidente de l'association "Innocence en danger" 15/12/2025 - France bleu Un ancien animateur périscolaire de deux écoles de Rezé est jugé, à partir de ce lundi, pour des agressions sexuelles sur 13 enfants de maternelle en 2018 et 2019. Au-delà de ce cas précis, comment mieux protéger nos enfants contre les violences ? "Innocence en danger" nous répond... Lire la suite… PROXÉNÉTISME Le comédien Philippe Caubère, déjà accusé de « viols sur mineures », mis en examen pour « proxénétisme » 11/12/2025 - Le Parisien La plaignante assure que le comédien de 75 ans l’a contrainte à se prostituer avec des « centaines d’hommes »... Lire la suite… AFFAIRE EPSTEIN Affaire Jeffrey Epstein : l'administration Trump dévoile une partie du dossier sur le criminel sexuel 19/12/2025 - France info Mort en 2019, ce riche financier avait des liens avec de nombreuses personnalités, de Donald Trump à Bill Clinton. De nombreux partisans du président américain, notamment, réclamaient la publication de l'intégralité des éléments de l'enquête. Les documents publiés vendredi sont largement censurés... Lire la suite… INTERNATIONAL En France, un homme signalé par le FBI est soupçonné d'avoir partagé des images à caractères sexuels de sa fille de 10 ans 20/12/2025 - Femme Actuelle Le 17 décembre 2025, un quarantenaire a été appréhendé et placé en détention provisoire à Auxerre suite à une affaire de pédocriminalité signalée par le FBI aux États-Unis en novembre dernier... Lire la suite…

Madame, Dimanche soir, aux Folies Bergère, vous avez prononcé ces mots à l'attention de militantes féministes : « S'il y a des sales connes, on va les foutre dehors. » Ces propos, filmés et diffusés, ont été authentifiés par votre entourage. Deux jours plus tôt, vous promettiez à Olena Zelenska, épouse du président ukrainien, toute votre aide — y compris financière — pour venir en secours aux femmes et aux enfants victimes de la guerre. Les caméras tournaient, les flashs crépitaient, l'émotion était de mise. Était-ce aussi de la figuration ? Discours humanitaire pour les journaux du soir ? Comment concilier cette main tendue aux victimes ukrainiennes avec le poing levé contre les militantes françaises qui osent défendre les victimes de violences sexuelles dans leur propre pays ? Les femmes méritent-elles votre compassion uniquement lorsqu'elles souffrent à des milliers de kilomètres, sous l'œil des photographes officiels ? Certains, pour votre défense, s'empressent déjà de plaider que vous avez été filmée à votre insu. Et alors ? Depuis quand la sincérité est-elle une circonstance atténuante pour le mépris ? Ce que révèle une caméra cachée, c'est précisément ce que l'on pense vraiment. La Première dame de France n'est pas une citoyenne ordinaire qui pourrait se permettre des apartés dans l'intimité d'une loge. Vous occupez une fonction — non élue, certes, mais symbolique et puissante — qui vous confère des responsabilités et des devoirs envers le peuple français. Ce peuple compte des millions de femmes victimes de violences. C'est à elles que vous devez des comptes, pas à vos amis du showbiz. Nous aurions pu attendre de vous, épouse d'un président qui a fait des violences faites aux femmes « la grande cause du quinquennat » en 2017, puis réitéré cet engagement il y a quelques semaines, un tout autre message. À la place, vous avez choisi l'insulte. Vous avez choisi de rassurer un homme accusé de viol — qu'un non-lieu ne transforme pas en innocent, mais simplement en homme non poursuivi — plutôt que de témoigner la moindre considération pour celles qui portent la voix des victimes. Un non-lieu n'est pas un acquittement. C'est une décision qui dit : les charges sont insuffisantes pour aller au procès. Il ne dit rien ni de la vérité ni de la souffrance d'une plaignante. Il ne dit rien des ITT constatés. Il dit seulement que notre système judiciaire, faute de moyens, de formation, d'enquêteurs spécialisés, échoue — dans l'immense majorité des cas — à mener ces affaires jusqu'au bout. La prise en charge des violences sexuelles dans notre pays n'est pas défaillante, Madame. C'est un carnage . Un carnage pour les victimes qu'on abandonne. Un abattoir pour la confiance dans nos institutions. Et vous, plutôt que d'incarner l'espoir d'un changement, vous riez en coulisses avec ceux qui n'ont jamais rien à craindre de ce système. Car il faut parler d'eux aussi — ce parterre de courtisans qui vous entourait ce soir-là. Manuel Valls, Claude Lelouch, Bernard Montiel, et tous les autres. Ces habitués des premières loges qui traversent les quinquennats et les scandales sans jamais être éclaboussés, sans jamais prendre parti, sans jamais risquer quoi que ce soit. On les imagine déjà, à table, en ville, mimant votre réaction avec délectation : « Tu as vu Brigitte ? Formidable! Elle leur a dit leurs quatre vérités, à ces hystériques ! » Ils applaudiront, ils riront, ils se congratuleront de leur entre-soi préservé. Gilbert Bécaud chantait l'indifférence : ceux qui regardent passer le monde sans jamais s'y mêler, qui haussent les épaules devant l'injustice pourvu que leur confort soit sauf. Votre soirée aux Folies Bergère les a confirmés dans ce rôle qu'ils tiennent depuis toujours : spectateurs professionnels, jamais concernés, toujours du bon côté du pouvoir; l'incarnation même de cette France qui détourne le regard quand une femme parle, qui change de trottoir quand une victime témoigne. Alors que des femmes se battent pour que la parole des victimes soit enfin entendue, vous avez choisi votre camp. Non pas celui des « grandes causes » brandies dans les discours officiels, mais celui des rires en coulisses, des photos complices, des puissants qui se serrent les coudes. Ces « sales connes » que vous promettez de faire expulser, ce sont des femmes. Des militantes. Des citoyennes qui exercent leur droit de manifester, d’interpeller, de refuser le silence. Ce sont peut-être aussi des victimes. Ce sont certainement des sœurs, des filles, des amies de victimes. Vos mots ne resteront pas dans les coulisses d'un théâtre. Ils résonnent désormais comme un aveu : pour le couple présidentiel, la « grande cause » n'était qu'un slogan. Les victimes n'avaient qu'à se taire. Judith Godrèche l'a dit avec dignité : « Moi aussi je suis une sale conne. » Nous sommes des millions. Homayra Sellier Fondatrice et Présidente Innocence en Danger

Le 24 novembre 2025, devant la cour d’assises des Landes, s’est ouvert le procès de Maylis Daubon, une femme âgée de 53 ans, accusée d’avoir empoisonné ses deux filles avec des médicaments, dont l’aînée est décédée en 2019. Représentée par Maître Elodie Toniazzo, Innocence en Danger s’est constituée partie civile. Le contexte tragique Le 13 novembre 2019, la fille aînée de Maylis Daubon, 18 ans, fait un malaise à son domicile à Dax et est transportée à l'hôpital. Elle décède six jours plus tard. L'autopsie révèle une présence massive de médicaments dans son organisme : plus de vingt molécules différentes incluant bêtabloquants, psychotropes, anxiolytiques et antidépresseurs. Le profil inquiétant de la mère L'enquête dévoile un comportement troublant de la part de Maylis Daubon. Présentée comme très préoccupée par la médecine, elle aurait multiplié les consultations médicales : sa fille aînée aurait consulté une trentaine de médecins au cours de sa vie. L’accusation reproche à Maylis Daubon d’avoir inventé ou exagéré des pathologies, et d’avoir administré de nombreux médicaments à ses deux filles, ce qui aurait pu conduire à une emprise psychologique et chimique et à la mort de l’aînée, que la défense conteste. Une expertise psychiatrique décrirait Maylis Daubon comme une femme présentant une grande instabilité émotionnelle et de l’impulsivité, avec des exigences de réussite et un besoin marqué de valorisation. Les experts évoqueraient un possible syndrome de Münchhausen par procuration, un trouble rare dans lequel un parent pourrait rendre volontairement son enfant malade pour attirer l’attention et la compassion ; ce que la défense nie formellement. Une emprise totale Depuis le divorce conflictuel en 2009 de Maylis Daubon avec Yannick Reverdy, ancien handballeur international, les deux filles auraient été coupées de tout contact avec leur père. Selon les informations de l’enquête, la mère exercerait une emprise sur ses filles depuis la séparation, visant à exclure définitivement leur père. Les accusations Le procès de Maylis Daubon s’est tenu du 24 novembre au 3 décembre 2025 devant la Cour d’assises des Landes. Elle a fait face à trois chefs d'accusation : l'empoisonnement de sa fille aînée, la tentative d'empoisonnement de sa cadette (des analyses toxicologiques auraient révélé les mêmes substances dans ses cheveux), et la tentative d’assassinat de son ex-mari depuis la prison. Maylis Daubon conteste ces accusations : elle affirme que sa fille aînée s’était suicidée et nie toute volonté d’isolement, de manipulation, ou d’empoisonnement. Innocence en Danger, partie civile Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans ce dossier, et a été représentée par Me Elodie Toniazzo, avocate au barreau de Nîmes. Me Toniazzo a pointé du doigt les dysfonctionnements du système de santé, et notamment le manque de communication et de corrélation entre les médecins, les pharmaciens et la CPAM. Sa plaidoirie a mis en exergue des « taux astronomiques » de médicaments prescrits et a insisté sur la répétition des ordonnances, le nombre élevé de consultations, ainsi que sur l’emprise psychologique et médicamenteuse exercée sur les enfants. Elle a également souligné des incohérences relevées dans les déclarations de l’accusée, ainsi que les éléments matériels qui, selon elle, démontraient que les doses n’avaient pu être absorbées que sous le contrôle de la mère. Le verdict Le verdict a été rendu le 3 décembre 2025. La cour d’assises des Landes a condamné Maylis Daubon à 30 années de réclusion criminelle, assorties d’une période de sûreté de 20 ans. Elle dispose de 10 jours pour interjeter appel. Les médias en parlent https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/landes/mont-de-marsan/on-est-sur-des-taux-astronomiques-comment-maylis-daubon-accusee-d-avoir-empoisonne-sa-fille-a-pu-se-procurer-une-centaine-de-boites-de-medicaments-3256828.html https://www.sudouest.fr/faits-divers/affaire-daubon/mere-soupconnee-de-l-empoisonnement-de-ses-filles-les-racines-de-ce-drame-c-est-la-rupture-entre-maylis-daubon-et-yannick-reverdy-regrette-la-partie-civile-26935884.php https://www.lavoixdunord.fr/1652482/article/2025-12-03/elle-aurait-empoisonne-ses-filles-l-avocat-general-requiert-30-ans-de-prison

CONSTITUTIONS DE PARTIE CIVILE D’INNOCENCE EN DANGER Meurtre de Lola : Dahbia Benkired ne fera pas appel de sa condamnation, la « perpétuité réelle » définitive 04/11/2025 - Sud Ouest Meurtre de Lola : Dahbia Benkired ne fera pas appel de sa condamnation, la « perpétuité réelle » définitive… Lire la suite… Enfants maltraités dans des familles d’accueil : un prévenu jugé en appel à Bourges 19/11/2025 - Ouest France A Bourges, un prévenu va être jugé en appel pour avoir organisé un système d’accueil illégal d’enfants sous la protection de l’Aide sociale à l’enfance. Le Département du Nord est visé par une plainte. Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans cette affaire et est représentée par Maître Jean Sannier… Lire la suite… Mère suspectée de l’empoisonnement de ses filles : qui compose la cour d’assises des Landes ? 25/11/2025 - Sud Ouest Maylis Daubon, jugée pour l’empoisonnement de ses deux filles, comparaît depuis deux jours devant la cour d’assises des Landes. « Sud Ouest » vous explique qui compose les rangs de ce procès à part. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Elodie Toniazzo… Lire la suite… Lyon : un ex-opérateur du Samu jugé à partir de lundi pour de multiples viols et agressions sexuelles 29/11/2025 - Le Figaro L’homme, âgé de 60 ans, est accusé de s’en être pris à plusieurs dizaines de victimes, dont des mineurs, pendant de longues années. Une quinzaine de personnes se sont constituées parties civiles pour le procès prévu jusqu’au 12 décembre devant la cour criminelle départementale. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et est représentée par Maître Jean Sannier… Lire la suite… Double infanticide : qui est Jennifer B., cette mère accusée d’avoir étouffé ses jumelles de trois mois ? 11/11/2025 - La Dépêche Accusée d’avoir étouffé ses jumelles de trois mois avec leur doudou, Jennifer B. comparaît à partir de mercredi devant la cour d’assises de Bordeaux. À l’époque, elle souffrait d’une dépression post-partum… Lire la suite... VIOLENCE SEXUELLE SUR MINEURS Plus de 600 nourrissons ont subi des violences sexuelles en 2024, selon un rapport 20/11/2025 - Le Figaro La Mission interministérielle pour la protection des femmes indique que 614 enfants âgés de 0 à 2 ans ont été pris en charge pour des faits d’abus sexuels au cours de l’année dernière… Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SCOLAIRE Saint-Joseph de Nay : 14 plaintes déposées pour violences physiques, agressions sexuelles et humiliations répétées 12/11/2025 - l’Humanité L’enquête ouverte par le procureur de la République au mois de juin a permis de recevoir à ce jour 14 plaintes, a indiqué le collectif de victimes de l’établissement catholique Saint Joseph de Nay (Pyrénées-Atlantiques), dans un communiqué envoyé, ce mercredi 12 novembre, révèle l’Humanité… Lire la suite… Pédocriminalité dans les écoles à Paris: "Il faut un fichier accessible à tous comme aux États-Unis" 19/11/2025 - RMC-BFMTV Les écoles de la Ville de Paris font face à plusieurs affaires de pédophilie depuis le début de l'année. Des plaintes ont été déposées et la municipalité assure s'être saisie du sujet. Mais il faut aller plus loin plaide dans les GG une victime de violences sexuelles du genre… Lire la suite… Déjà 15 enquêtes judiciaires ouvertes en 2025 pour violences sexuelles dans les maternelles parisiennes : «Une augmentation très significative» 22/11/2025 – Libération Dans un entretien exclusif à «Libération», la cheffe du parquet des mineurs de Paris, Lisa-Lou Wipf, révèle que ces procédures visent majoritairement des animateurs du périscolaire, et raconte comment les magistrats travaillent sur ces affaires complexes… Lire la suite… « Nous parlons de viols sur des enfants d’à peine trois ans » : des familles exigent la fin du « silence » sur les agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris 26/11/2025 - Le Monde Reçues mardi par le ministère de la justice, ces familles annoncent solliciter l’organisation d’une commission parlementaire « avec un périmètre d’enquête capable d’embrasser la dimension systémique de ces violences sexuelles et des maltraitances. » Lire la suite… Un animateur mis en examen et écroué pour des agressions sexuelles sur dix enfants dans l’Essonne 28/11/2025 - Le Monde L’enquête concerne des faits commis entre le 1ᵉʳ janvier 2021 et le 30 avril 2024 à Morigny-Champigny, dans le sud du département, a rapporté le parquet d’Evry… Lire la suite... VIOLENCES ENTRE MINEURS Prescription des violences sexuelles sur mineurs : « Il est urgent d’harmoniser les législations nationales » 05/11/2025 - Le Point ENTRETIEN. L’association Brave Movement publie un rapport sur les systèmes de prescription dans l’UE et attribue la note C à la France. Mié Kohiyama, une de ses membres, plaide pour l’imprescriptibilité… Lire la suite… PÉDOPORNOGRAPHIE Shein signalé à la justice après la découverte de la vente de poupées à caractère pédopornographique sur son site 02/11/2025 - France bleu La répression des fraudes annonce ce samedi avoir saisi la justice après la découverte de poupées sexuelles ayant l'apparence de fillettes sur le site de Shein, géant chinois du e-commerce… Lire la suite… Pédocriminalité : onze suspects arrêtés dans une vaste opération en Occitanie 15/11/2025 - Sud Ouest Onze hommes ont été interpellés à la mi-octobre dans six départements d’Occitanie lors d’une vaste opération visant des détenteurs et diffuseurs d’images pédopornographiques… Lire la suite… VIOLENCE SEXUELLES AU SEIN DE L’EGLISE CATHOLIQUE INFO RMC. Violences dans l’enseignement catholique: les demandes de réparation en hausse de 40% 18/11/2025 - RMC - BFMTV La médiatisation de l’affaire Bétharram a provoqué un afflux inédit de témoignages dans l’enseignement catholique. Selon nos informations, les demandes de réparation adressées aux instances de l’Église ont bondi de 40 % en un an… Lire la suite… AFFAIRE LE SCOUARNEC Affaire Le Scouarnec. "Ce procès nous a échappé et n'a pas été pensé pour nous", dénoncent les victimes dans une lettre ouverte 07/11/2025 - France info Le collectif de victimes de Joël Le Scouarnec a envoyé une lettre ouverte à la procureure de la République. Des victimes qui regrettent un manque de reconnaissance et surtout de n'avoir pas été correctement "prises en compte", durant les trois mois d'un procès hors norme… Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SPORTIF «Je porte une plaie intérieure» : Emmanuel Grégoire, candidat PS aux municipales à Paris, révèle avoir subi des violences sexuelles 23/11/2025 - Le Figaro Alors que les affaires d’agressions sexuelles sur des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire se multiplient ces derniers mois, Emmanuel Grégoire a «décidé de lever ce silence» sur les violences qu’il a subies il y a environ 40 ans… Lire la suite… INCESTE Des messages « qu’un père ne devrait pas envoyer à sa fille » : à Laval, un homme condamné pour corruption de mineure 13/11/2025 - Ouest France Le quadragénaire originaire d’Alençon (Orne) a noué une relation avec sa fille depuis la prison d’Argentan où il purge une peine de 12 ans de réclusion criminelle pour viol sur mineure de moins de 15 ans. Il a échangé des messages à caractère sexuel avec l’adolescente qui vivait avec sa mère dans le nord de la Mayenne. Le tribunal correctionnel de Laval l’a condamné ce jeudi 13 novembre 2025 à 2 ans de prison ferme… Lire la suite… ASE Victime d’agressions lors de son placement à l’Aide sociale, un enfant de 9 ans attaque l’Etat 14/11/2025 - 20 Minutes Dans les Alpes-Maritimes, une mère et son fils de 9 ans attaquent l’Etat après un placement controversé dans un foyer. La famille dénonce de graves défaillances de la protection de l’enfance… Lire la suite… VIOLENCE SEXUELLE EN MILIEU MEDICAL "Le Scouarnec, ça n’existe pas qu’en Bretagne !" A Montpellier, un médecin jugé pour des viols et atteintes sexuelles sur 13 adolescents 14/11/2025 - Midi Libre Incarcéré en 2021, le docteur Philippe Moulin, qui se présentait comme spécialiste de l’andrologie pédiatrique, une discipline qui n’existe pas en France, nie toute dérive, et affirme que ses gestes sur ces jeunes autistes étaient justifiés par des raisons médicales. Il est jugé du 17 au 21 novembre devant la cour criminelle de l’Hérault… Lire la suite... INTERNATIONAL Un « prédateur » : après 14 ans de cavale, le FBI retrouve cet Américain soupçonné de pédophilie, l’homme vivait en Alsace 14/11/2025 - La Voix du Nord Recherché aux États-Unis pour des faits d’exploitation sexuelle sur mineurs, un fugitif américain a été arrêté en Alsace, il se cachait sous une fausse identité… Lire la suite… LUTTE CONTRE LA PÉDOCRIMINALITÉ Feuille de route allégée, budget réduit : malgré l’urgence de la lutte contre la pédocriminalité, « on a coupé les ailes de la Ciivise » 18/11/2025 - Sud Ouest Malgré une prise de conscience collective, la Commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants peine à concrétiser ses recommandations, faute de moyens humains et financiers… Lire la suite… Violences faites aux enfants : un Conseil des victimes annoncé par la Haute-commissaire Sarah El Haïry 20/11/2025 - Ouest France La Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a indiqué, mercredi 19 novembre 2025, vouloir créer un Conseil de victimes, qui se pencherait sur les violences faites aux enfants, notamment sexuelles comme dans l’établissement privé de Nantes Saint-Stanislas, dans une interview publiée sur le site du Figaro… Lire la suite… PROXÉNÉTISME Les clients de mineures exploitées sexuellement restent très peu poursuivis : « On est au degré zéro de la réponse pénale » 25/11/2025 - Le Monde La justice estime que 15 000 jeunes filles de moins de 18 ans sont exploitées sexuellement en France. La réponse pénale se concentre sur le démantèlement des réseaux de proxénétisme, alors que les clients sont aussi passibles de poursuites criminelles pour viol sur mineures lorsque les victimes ont moins de 15 ans… Lire la suite... ENLÈVEMENT "C’est dingue" : scène surréaliste à Paris, un enfant a été attrapé par quatre hommes et jeté dans le coffre d'une BMW 17/11/2025 - Femme Actuelle Vendredi 14 novembre 2025, un enfant âgé d'une dizaine d'années aurait été enlevé en pleine rue à Paris, sous les yeux de deux témoins. Pourtant, aucune disparition de mineur n'a été signalée… Lire la suite… De Villepinte à Montreuil, panique générale après des soupçons de tentative d’enlèvement d’enfants 26/11/2025 - Le Parisien En moins d’une semaine, deux enfants scolarisés à Villepinte et Montreuil (Seine-Saint-Denis) affirment avoir été victimes d’une tentative d’enlèvement sur le chemin de leur collège… Lire la suite…

Objet : Monsieur le Président, 20 enfants violés chaque heure pendant vos discours Monsieur le Président de la République, Pendant que vous prononcez des discours et multipliez les déclarations d'intention, toutes les trois minutes, un enfant est violé en France . Toutes les trois minutes. Pensez-vous qu'ils aient le temps d'attendre ? Pensez-vous que ces enfants puissent patienter pendant que les réformes s'enlisent dans les commissions, que les rapports s'accumulent dans les tiroirs, que les promesses se diluent dans le temps politique ? Chaque année, plus de 166 000 victimes sont recensées. Chaque heure de retard, ce sont vingt enfants supplémentaires brisés, soit plus de quatre cents par jour. Pendant que nous débattons, ils souffrent. Pendant que nous temporisons, ils se taisent. Pendant que nous attendons le « bon moment politique », leur enfance s'évanouit dans la violence et le silence. Depuis votre accession à la présidence en 2017, la protection des enfants – qu'il s'agisse d'Internet ou des institutions censées les défendre – demeure un chantier inachevé, malgré une urgence devenue criante . Associations, magistrats, travailleurs sociaux et experts n'ont cessé d'alerter et de proposer des solutions concrètes, prouvées efficaces dans d'autres démocraties, pour lutter contre les prédateurs en ligne et soutenir les milliers d'enfants victimes de violences. Huit ans plus tard , ces propositions sont restées sans suite, les promesses ministérielles demeurées sans application réelle, et les moyens alloués inexistants. Pendant ce temps, les associations de protection des enfants accomplissent, avec des moyens dérisoires, le travail qui devrait relever de l'État. Ces ONG se donnent un mal que vous ne pouvez même pas imaginer pour ne pas lâcher les victimes, épuisant leurs bénévoles et leurs maigres budgets dans une bataille quotidienne contre l'urgence. Elles pallient les défaillances d'un système institutionnel qui devrait les soutenir. Pendant que ces associations se battent avec des bouts de ficelle, que font les services publics payés pour accomplir ce travail ? Où sont les moyens promis ? Où est la coordination attendue ? Toutes leurs tentatives d'obtenir de l'aide échouent année après année, tandis que les besoins explosent et que les enfants attendent. Pendant que vos gouvernements se concentraient sur les réformes économiques et la compétitivité, la France assistait à une tragédie silencieuse . Les services de protection de l'enfance sont sous-financés, les travailleurs sociaux épuisés, les juges débordés, les pédopsychiatres submergés. Les signalements s'accumulent sans suite, et les drames se répètent. Derrière chaque statistique, il y a des vies. Parmi elles, les plus fragiles : nos enfants. Sur Internet, aucun dispositif de protection d'envergure n'a vu le jour . Les grandes plateformes opèrent trop souvent en toute impunité, tandis qu'une société française s'est même vantée d'offrir à ses abonnés un VPN intégré, permettant de contourner les contrôles d'âge sur les sites pornographiques. Ce manquement fragilise directement la protection des mineurs, et a été dénoncé par le député Thierry Sother auprès de l'Arcom. Votre silence sur ce dossier interroge. La souveraineté numérique commence par l'éthique et la transparence de nos propres acteurs nationaux. Sans cela, toute ambition de protection des mineurs restera illusoire. La protection des enfants ne passe ni par la censure ni par la surveillance de masse, mais par des actions concrètes : responsabiliser les plateformes, former les professionnels, renforcer la coopération internationale . Monsieur le Président, sans paternité biologique, vous auriez pu incarner une paternité encore plus grande : celle d'un homme d'État envers tous les enfants de France. Gouverner, ce n'est pas seulement gérer des budgets ou arbitrer des priorités économiques : c'est protéger, veiller et prendre soin de ceux qui ne peuvent se défendre. Les violences faites aux enfants coûtent des milliards chaque année : altération de la santé, scolarité compromise, insertion sociale entravée, coûts judiciaires et pénitentiaires vertigineux. Chaque euro non investi aujourd’hui entraîne dix euros de réparation demain. Même d’un point de vue comptable, l’inaction est une erreur. Cette lettre est un cri. Le cri de ceux qui travaillent auprès d’enfants en danger et qui manquent de tout. Le cri des familles d’accueil, des éducateurs, des soignants, des juges, et surtout le cri silencieux de ces milliers d’enfants qui souffrent encore dans l’ombre . Sans accompagnement véritable, le risque que ces enfants victimes reproduisent les violences subies demeure alarmant. Protéger un seul enfant peut briser ce cycle destructeur et préserver d'innombrables vies futures . Il est encore temps d’écouter ceux qui proposent des solutions éprouvées, d’agir avec courage, et de faire de la protection de l’enfance une véritable priorité nationale. Car une nation qui ne protège pas ses enfants renonce à son avenir . Et un gouvernement qui laisse ses enfants en danger oublie l’essentiel. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération. Homayra Sellier Fondatrice et Présidente Innocence en Danger

Monsieur le Garde des Sceaux, Vous avez promis une « révolution » judiciaire : rendre justice aux victimes, trop longtemps reléguées au second plan. « On va changer totalement le paradigme du ministère de la Justice », avez-vous déclaré mardi dernier. Mais la veille, vous appeliez les juridictions à « faire de l’aide aux victimes une priorité ». Permettez-moi, Monsieur le Ministre, de vous parler des victimes. Les vraies. Celles qu’avec les équipes d’Innocence en Danger je côtoie depuis les 26 ans que j’ai fondé l’association. Les chiffres qui devraient vous interpeller D’après l’édition 2025 du Service de la Statistique, les chiffres 2024 confirment un constat alarmant : la création des cours criminelles départementales (CCD) est un échec, avec un impact négatif sur la justice pénale. Sur sept ans, le nombre de décisions en première instance a chuté de 31% en matière criminelle et de 28,5% en correctionnel. En matière criminelle : Entre 2014 et 2017, les cours d’assises rendaient en moyenne 2 642 décisions par an. Depuis les CCD, la moyenne s’est réduite à 2 049 décisions (2021-2023). L’année 2024 marque un effondrement : seulement 1 772 décisions (1 178 par les assises, 594 par les CCD), soit une chute de plus de 31%. En quatre ans (2021-2024), seules 7 919 décisions ont été rendues, contre 10 568 si le rythme antérieur avait été maintenu. Sans les CCD, 2 649 dossiers supplémentaires auraient pu être jugés. Ce retard explique les propos du procureur général Rémy Heitz le 9 janvier 2025 : « Nous allons dans le mur ». 4 000 affaires criminelles restent en attente, contre 2 000 il y a cinq ans. Sans les CCD, ce stock serait inférieur à 1 400. Qui osera encore dire que les CCD sont un succès et qu’il faut les étendre avec une CRPC criminelle, comme le prévoit le projet « SURE » ? En matière correctionnelle : En 2024, les tribunaux ont rendu 614 704 décisions, un chiffre en apparence supérieur aux années précédentes. Mais cette progression masque une réalité inquiétante : les procédures sans débat contradictoire remplacent les jugements. Les ordonnances pénales ont explosé : 222 214 en 2024 contre 155 165 entre 2014-2017 (+43%). Les CRPC : 101 271 contre 72 921 précédemment (+39%). Pendant ce temps, les jugements correctionnels sont tombés à 232 549, contre 325 163 en moyenne sur 2014-2017, soit -28,5%. Ce que ces chiffres signifient pour une enfant violée. Permettez-moi de traduire ces statistiques en réalité humaine, Monsieur le Ministre. Chaque dossier en attente, c’est un enfant qui attend. Un enfant de 8 ans violé par son beau-père qui devra attendre trois, quatre, cinq ans avant que justice soit rendue. Un enfant qui grandira dans l’angoisse de croiser son agresseur dans la rue. Un enfant qui ne pourra pas commencer à guérir tant que la justice n’aura pas reconnu ce qu’il a subi. Quatre mille affaires criminelles en attente ? Ce sont quatre mille victimes — souvent des enfants — maintenues en suspens. Quatre mille vies gelées. Quatre mille traumatismes qui s’aggravent chaque jour que dure l’attente. Et pendant ce temps, 2 649 dossiers qui auraient dû être jugés ne l’ont pas été à cause d’une réforme ratée. Vous parlez de « sanction utile, rapide et effective ». Mais que signifie « rapide » ? Remplacer la justice par une chaîne de montage ? Une victime d’agression sexuelle n’a pas besoin d’une procédure « rapide » sans débat contradictoire. Elle a besoin d’être entendue. D’être crue. De voir son agresseur répondre de ses actes devant un tribunal. De pouvoir dire, en face, ce qu’elle a subi. Une « justice rapide », c’est 28,5% de jugements correctionnels en moins, donc 28,5% de victimes en moins qui ont pu s’exprimer, être entendues, exister. L’aide aux victimes, une priorité ? Vous appelez les juridictions à « faire de l’aide aux victimes une priorité ». Mais comment le peuvent-elles quand les cours d’assises — seul lieu où les victimes de crimes peuvent vraiment être entendues — rendent 31% de décisions en moins ? Monsieur le Ministre, je dirige une organisation qui accompagne environ 400 dossiers d’abus sexuels sur mineurs par an. Je sais ce qu’est une victime. Je sais ce dont elle a besoin. Et ce dont elle a besoin, ce n’est pas des réformes cosmétiques. Elle a besoin : - Que son dossier soit traité dans un délai raisonnable — pas dans cinq ans - Que son agresseur soit jugé et condamné — pas qu’on lui propose un deal en CRPC - D’être entendue par un tribunal — pas traitée comme un numéro de dossier - Que la justice investisse les moyens nécessaires — pas qu’elle invente des raccourcis pour masquer son effondrement Face à l’échec, que proposez-vous ? Le projet « SURE » prévoit une CRPC criminelle : une procédure expéditive pour des crimes. Pour des viols. Pour des meurtres. Une victime de viol pourrait donc voir son agresseur échapper aux assises grâce à un accord préalable. Plus de débat public. Plus de confrontation. Plus de jury populaire. Juste un deal entre le parquet et l’accusé. Vous appelez ça « rendre justice aux victimes » ? Si vous vouliez vraiment aider les victimes, voici ce que vous feriez : 1. Évaluer l’efficacité des CCD, 2. Recruter massivement des magistrats formés car vous ne pouvez pas rendre la justice rapidement avec des juridictions asphyxiées, 3. Former les professionnels — Juges, avocats, policiers doivent être formés à l’audition des victimes, en particulier des enfants, 4. Créer des chambres spécialisées; Les abus sexuels sur mineurs nécessitent une expertise spécifique, 5. Investir dans l’accompagnement, 6. Les associations ont besoin de moyens. Pas de discours, 7. Déployer les technologies de détection— Des outils existent pour traquer les contenus pédopornographiques. Sans oublier que les CCD monopolisent 5 magistrats professionnels où la Cour d’assises n’en nécessite que 3… Dans notre système où le manque de magistrats est un facteur de paralysie, l’incohérence du projet saute aux yeux… sauf à imaginer qu’il s’agit uniquement d’économiser le coût des jurés. En revanche la Cour d’assises impose une forme de pédagogie à l’égard des jurés lors de l’audience, qui profite également aux victimes… La pénurie de places en CCD pousse les juges d'instruction à reclasser les faits, une démarche qui dilue la gravité des actes, dont les conséquences sont très négatifs autant pour la victime que pour l’accusé. La vérité, Monsieur le Ministre, c’est que vous ne voulez pas investir les milliards nécessaires pour une vraie justice. Vous ne voulez pas recruter des juges. Donc il faut supprimer les procès. Et pendant ce temps, les vrais prédateurs — ceux qui ont les moyens de se payer les meilleurs avocats, de faire traîner les procédures, d’intimider les victimes — continuent à circuler librement. Parce qu’une « justice rapide », elle ne s’applique qu’aux pauvres, aux faibles, à ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre. Rencontrez les victimes que nous accompagnons. Regardez dans les yeux un enfant de 10 ans qui attend depuis trois ans que son violeur soit jugé. Expliquez-lui pourquoi votre réforme des CCD a fait exploser les délais. Expliquez-lui pourquoi la « justice rapide » que vous promettez, ce sont des ordonnances pénales pour petits délinquants, mais pas pour son agresseur. Les actes parlent plus fort que vos mots. En attendant votre « révolution » judiciaire, nous continuerons de faire notre travail. À accompagner les 400 dossiers par an. À tenir la main des enfants traumatisés. À les aider à survivre aux délais que vous avez créés. À leur expliquer pourquoi la justice qu’on leur a promise n’arrive jamais. Nous continuerons à ramasser les morceaux de ce que votre système brise. Parce que si les victimes étaient vraiment une priorité, vous auriez investi les moyens nécessaires pour une vraie justice. Face à une telle dégradation, qui peut encore se satisfaire d’une réponse pénale de plus en plus appauvrie, où la simplicité procédurale remplace le contradictoire et fragilise la justice de fond ? Il est urgent de repenser ces réformes avant que la justice pénale ne perde définitivement sa crédibilité et sa capacité à juger équitablement. En vous priant d’agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de ma considération vigilante, Homayra Sellier Présidente et Fondatrice, Innocence en Danger Vingt-six ans au service des vraies victimes

Ce rapport a été soumis à l'ONU en octobre 2025 par trois psychologues cliniciennes françaises du CEFRAAP (Centre Francophone de Ressources et d'Accompagnement de l'Addiction à la Pornographie) en réponse à un appel à contributions sur la protection des enfants contre l'exploitation sexuelle. Le document défend une thèse forte : l'accès des mineurs aux contenus pornographiques constitue une forme d'agression sexuelle . Les auteures démontrent, à partir de leur expérience clinique et de la littérature scientifique, que l'exposition précoce à la pornographie (en moyenne à 9 ans) provoque une effraction psychique comparable à un traumatisme sexuel, avec des symptômes similaires au stress post-traumatique : souvenirs intrusifs, cauchemars, troubles anxieux, perturbation du développement psychosexuel et risque de reproduction de violences. L'objectif du rapport est double : faire reconnaître officiellement cette problématique comme une question de santé publique et de droits de l'enfant par les instances internationales, et obtenir la mise en place de mesures concrètes (cadre juridique de protection, blocage de l'accès, formation des professionnels, campagnes de prévention) au niveau européen et mondial. ------------------- Le rapport du CEFRAAP décrit le contact précoce des mineurs avec la pornographie comme une forme d’agression sexuelle psychique , soulignant ses effets traumatiques, neurobiologiques et relationnels comparables à ceux d’autres formes de violences sexuelles. 1. Nature du contenu pornographique « mainstream » La majorité du contenu consommé par les mineurs est phallocentré, violent et dénué d’affectivité . Études : 45 à 88% des scènes montrent des actes de violence physique (fessées, gifles, étranglement). 97% des victimes de ces agressions filmées sont des femmes, souvent montrées comme consentantes. Près de 50% des vidéos contiennent des insultes sexistes . Ces contenus valorisent la domination masculine, le manque d’empathie et favorisent une « culture du viol » (Dines, 2020). Les sous-genres tels que hentaï ou « dark romance » exposent des violences sexuelles sur mineurs ou des rapports de pouvoir extrêmes. 2. Une exposition de plus en plus jeune et souvent involontaire Âge moyen du premier contact : 9 ans. 40 à 70% des adolescents y sont exposés par accident (pop-up, réseaux sociaux, appareils familiaux). Études : Espagne : 90% des 11 ans ont déjà vu du contenu pornographique. France : 51% des garçons de 12 ans en visionnent au moins une fois par mois (ARCOM, 2023). Conséquences documentées : Développement de croyances sexualisées précoces, acceptation des rapports violents, troubles anxieux, dégoût ou honte. Installation d’une compulsivité sexuelle à l’adolescence. 3. Le contact précoce comme agression sexuelle Ce contact provoque une effraction psychique équivalente à un abus sexuel : sidération, honte, peur, excitation paradoxale. Symptômes identiques à un trouble de stress post-traumatique (DSM-5) : souvenirs envahissants, cauchemars, réactions dissociatives, évitement, dégoût de soi, troubles du sommeil, anxiété ou dépression, comportements autodestructeurs ou compulsifs. Exemple : un enfant de 8 ans peut revivre les scènes vues sous forme de cauchemars, ou un élève reproduire des gestes pornographiques à l’école. Les enfants n’ayant pas encore développé la distinction réel/imaginé ne peuvent intégrer ni symboliser ces images, d’où un traumatisme durable et silencieux . 4. Compulsivité et assimilation de la violence Chez les jeunes exposés précocement : Risque élevé de compulsivité sexuelle et d’imitation des comportements violents. 45% des jeunes s’inspirent de la pornographie dans leur sexualité (IFOP, 2017). 80% de ceux qui en consomment régulièrement adoptent des comportements sexuels agressifs. Effets neurobiologiques : La pornographie altère les circuits du plaisir, de la décision et de l’empathie (Kühn & Gallinat, 2014). L’association répétée de violence et d’excitation entraîne une érotisation du danger : le cerveau apprend à ressentir du plaisir face à la violence. Conséquences sociales : Hausse des pratiques violentes et des viols collectifs entre adolescents (phénomène des « manadas » en Espagne). Confusion entre désir et danger, perte d’empathie et banalisation de la domination. Conclusion Le contact précoce avec la pornographie correspond à une agression sexuelle médiée par la technologie, provoquant : effraction psychique, perturbation neurobiologique et désorganisation affective ; mémoire traumatique durable et altération de la régulation émotionnelle ; troubles anxieux, honte, addictions et comportements sexuels déviants. Reconnaître cette réalité permettrait une prise en charge clinique adaptée et une reconnaissance institutionnelle du traumatisme psychique infligé aux enfants. Télécharger le rapport complet .

The Innocence en Danger legal hotline offers free emergency legal guidance to individuals facing situations that threaten the safety and well-being of minors, especially in cases of sexual violence, whether online or offline. Each case is handled strictly within the scope of the association’s mission: the protection and defense of children who are victims of violence. Specialist lawyers affiliated with Innocence en Danger respond to requests on a daily basis, ensuring expert support and rapid intervention for urgent concerns. This initial advice is always provided free of charge, allowing individuals to access immediate assistance without financial barriers. When further legal analysis or the development of a defense strategy is required, the hotline refers individuals to external specialist lawyers who are part of our judicial team and experts in this field of the justice system, though there is no obligation to retain them. This ensures that people remain free to choose their own legal representation. Due to the complexity and time involved in preparing more comprehensive casework—including document review, fact-finding, and preparing legal arguments—the association cannot directly undertake extended individual representation beyond the initial emergency advice[6]. Each situation may require several months or even years of legal engagement, which can only be managed by the independent solicitors. Solicitors retain full autonomy over fee arrangements and case strategy; Innocence en Danger does not intervene in the financial or professional relationship between the individual and the lawyer. All fees, terms, and subsequent management are the responsibility of the solicitor and the client. This process ensures that each victim or family receives qualified, immediate support, along with direction toward dedicated professionals for ongoing legal needs, while maintaining the highest standards of independence and confidentiality. CIVIL PARTY INNOCEENCE IN DANGER Innocence en Danger acts a civil party in criminal trials where a minor has been subjected to acts of violence or rape, it means that the association formally joins the proceedings alongside the victim in order to defend its own moral interests and those of the victim, in line with its mission. As a recognized association dedicated to child protection; we seek redress for the collective harm caused by the offense, advocate for the truth, and influence how the trial unfolds. In this role, it can access the case file, participate in court debates, provide evidence or arguments, and request damages. If the victim is a minor, the consent of their legal guardians is required for the association to act on their behalf, except in exceptional circumstances. This does not prevent the victim (or their family) from also acting as a civil party themselves. In summary, this allows the association to provide essential support, defend the public interest, and highlight the importance of child protection before the criminal courts. In average, Innocence en Danger is a civil party in 160 number of criminal cases each year. « The association covers all costs associated with its participation as a civil party in criminal proceedings. »

Case Overview On Friday, 17 October 2025, the trial began for Dahbia Benkired, charged with the murder, rape, and acts of torture or barbarity against 12-year-old Lola. The Facts On 14 October 2022, Lola disappeared on her way home from school in Paris. Later that evening, her body was discovered in a trunk at the bottom of her building. The following day, police arrested Dahbia Benkired, 27, who confessed to the crime. At the time, Benkired—an Algerian national—was staying with her sister in the 19th arrondissement, where Lola’s parents served as caretakers. Sequence of Events - CCTV images show Lola meeting Dahbia Benkired at approximately 3:15 p.m., entering the building together—the last time Lola was seen alive. - At 5 p.m., Benkired is seen leaving alone, carrying heavy luggage. Details of the Crime According to the investigation, Benkired forced Lola into her sister’s apartment, where the child was subjected to sexual assault, struck multiple times with scissors and a box cutter, and ultimately suffocated by adhesive tape over her face. Lola’s body showed multiple signs of violence and restraint. The Trial Psychiatric evaluations concluded Benkired was fully aware of her actions, confirming her criminal responsibility. The trial, held before the Paris Assize Court, opened three years after the tragedy. Benkired faced charges of "the murder of a 15-year-old minor accompanied or preceded by rape, torture, or acts of barbarity" and "rape of a minor with torture or acts of barbarity." The penalty: life imprisonment. Innocence en Danger, represented by Maître Mathias Darmon, acted as a civil party to advocate for the interests of the victim and support the search for the truth. Verdict After six days of hearings, the Paris Assize Court delivered its decision on 24 October 2025. - Dahbia Benkired was found guilty on all charges and sentenced to life imprisonment with no possibility of parole—a so-called “irreducible” or “real” life sentence. - This is the heaviest penalty possible in French law. - Benkired is the first woman in France to receive this sentence. - She did not appeal; the sentence became final after the ten-day legal period expired.

Every day, thousands of children and adolescents suffer violence that marks their lives forever. Too often, their voices are silenced. Too often, the perpetrators go unpunished. On 15 November, let's refuse to accept the unacceptable. Let's march together to say STOP. To break the silence. To support victims and survivors. To demand real child protection. Are you a survivor? A parent? A friend, a child welfare professional, or simply convinced that every child deserves to be protected? Your presence matters. Your voice matters. Together, we can make a difference. Join us in Paris with the Innocence in Danger procession on 15 November (the time and meeting point will be announced shortly).

The association *Innocence en Danger* is once again raising the alarm over the sale in France of sex dolls modelled on children—products that trivialise and encourage paedophile behaviour. A Battle Long Fought Since 2020, *Innocence en Danger* has repeatedly reported these disturbing practices and appealed to the relevant authorities. Despite open letters sent in 2020 and again in 2024, official responses have been marked by troubling silence. Thanks to the efforts of MEP Jean-Lin Lacapelle, platforms such as CDiscount and Amazon France were forced to withdraw these obscene products from sale in 2020. Yet the issue persists. Similar products, replicating the size and facial features of children, have now surfaced on the online marketplace SHEIN. A New Concern: Shein’s Arrival at BHV The controversy deepens as the Chinese fast-fashion giant seeks to open a physical outlet at BHV in Paris, despite its involvement in the online sale of childlike sex dolls. This raises a serious ethical and legal concern. In France, normalising child sexual abuse through such products is unacceptable and carries grave societal consequences. Under Article 227-23 of the French Criminal Code, the manufacture, sale, or distribution—by any means—of pornographic representations of minors constitutes a criminal offence punishable by up to seven years in prison and a €100,000 fine, particularly when committed online. An Urgent Call to Action Innocence en Danger has referred the matter to the Public Prosecutor in accordance with Articles 40 and 40-1 of the Code of Criminal Procedure. The association is calling for immediate measures to: - Permanently remove these products from the French market - Prohibit their resale in any form - Prevent Shein from opening at BHV while it continues to sell such items The organisation also supports extending government oversight to all online platforms, imposing strict sanctions—including a possible ban on Shein in France in the event of repeat offences—and reinforcing efforts to hold platforms accountable for complicity in such sales. As the High Commissioner for Children has emphasised, these dolls constitute child pornography under French law and have no place in a society committed to protecting minors. Child protection must never be sacrificed on the altar of commerce. Letter to the Public Prosecutor To: Public Prosecutor Court of Justice of Saint-Etienne Place du Palais de Justice 42022 Saint-Etienne Paris, 25 January 2024 Subject:Report – Sale of Sex Dolls Resembling Children Dear Public Prosecutor, In my capacity as President of the association *INNOCENCE EN DANGER*, whose mission is to protect and defend children from all forms of violence, I feel compelled to draw your urgent attention, via our legal hotline, to a deeply troubling situation that endangers the safety of children throughout France. Our organisation has received alarming reports from multiple sources, including Member of European Parliament Mr. Jean-Lin Lacapelle, that Casino Group, through its subsidiary website *CDiscount*, has engaged in the sale of “realistic blow-up dolls” explicitly modelled on children (see Attachment 1). These products, which closely resemble children in both size and appearance, risk normalising and even encouraging paedophilic behaviour. It is important to note that, thanks to decisive interventions by Mr. Lacapelle, these obscene items were already removed from the platforms *CDiscount* and *Amazon France* in 2020 (Attachment 2). Disturbingly, the same vendors appear to be once again offering these products, even promoting them through discounts and flexible payment plans. Given the clear and ongoing threat these items pose, urgent action is required to remove them permanently from the market and to prohibit any future attempts at their sale or promotion. Pursuant to Articles 40 and 40-1 of the French Code of Criminal Procedure, it is incumbent upon your office to investigate these matters fully and to take appropriate measures to uphold the physical and psychological safety of children, recognising the inherent danger and illegality of these sexualised items. I respectfully request to be informed of any proceedings or protective measures decided upon in this case, in accordance with Article 40-2 of the Code of Criminal Procedure. Thank you for your attention to this serious matter and for your commitment to safeguarding children. Yours respectfully, Homayra SELLIER President and Founder Association Innocence en Danger

The facts: Seven young individuals, including six men and one woman, are suspected of aggravated pimping of four teenage girls aged between 13 and 15, all of whom were in the care of the Child Welfare Services (ASE) and in a highly vulnerable situation. The case began in March 2022 following an anonymous tip-off identifying a 20-year-old man as a pimp operating in hotels in Cergy (Val-d’Oise). The investigation reportedly uncovered a structured network of prostitution involving minors: telephone wiretaps, bank analyses and several witness statements confirm the existence of paid sexual encounters, which were allegedly organised by members of the network. The investigations identified seven suspects who are believed to be involved at various levels in this pimping network. Trial from 15 to 26 September 2025 The trial will open on Monday 15 September 2025 before the Pontoise Juvenile Court and is expected to be held behind closed doors. Innocence in Danger joins the case Innocence in Danger has joined the case as a civil party. Represented by Maître Caty Richard, the association intends to alert public opinion to the resurgence of prostitution of minors in France by very young adults and even minors. This trial also raises fundamental questions about the responsibility of the institutions supposed to protect these minors. Verdict The main defendant was sentenced to 15 years' imprisonment. Six other defendants, four of whom were minors at the time of the offences between 2020 and 2022, received sentences ranging from two years' suspended imprisonment to five years, four of which were suspended. For Caty Richard, lawyer for the fourth victim and civil party for Innocence en Danger, ‘it is time that pimps of all kinds feared the judicial system more than they are motivated by greed.’ Articles on the case: LeProgres.fr: article dated 27 September 2025 BFMTV.COM: article dated 14 September 2025

Overview In June 2024, Reims University Hospital alerted authorities after treating a ten-month-old infant brought to the pediatric emergency department in critical condition. The child had extensive bruising, three fractures, eye injuries, and a lacerated liver. The emergency admission followed the concern of the maternal grandmother, who insisted her daughter seek urgent medical attention for the child. Details of Abuse The subsequent investigation uncovered deeply disturbing acts of violence, including: - Repeated physical abuse resulting in multiple injuries—bruises, fractures, and internal lacerations - The infant being wrapped in cellophane, with only a hole left for breathing (with visual evidence captured in images/videos) - The male partner admitting to slitting the family cat’s throat in the mother’s presence, then discarding the animal’s body The Defendants Mother (Paloma C., age 19 at trial): - Became pregnant at 15 - Denied mistreating her child and claimed he was “wanted” - Asserted she was “paralysed by fear” within a controlling relationship - Remained emotionless in court regarding her son’s suffering - Four independent witnesses attested to her smoking cannabis near the infant, as well as shouting at and shaking him Ex-partner (age 28): - Admitted to being “impulsive and violent” towards the child - Initially described cellophane wrapping as a “family game”, later acknowledging the idea was sourced online - Self-identified as a “psychopath” - Confessed to slashing the cat’s throat in front of the child’s mother Judicial Outcomes Both defendants appeared before the Reims Judicial Court on charges of torture and barbarity. On 28 October 2025, the court rendered the following verdicts: - The ex-partner was sentenced to eight years in prison (having already been held in pre-trial detention) - The mother received a five-year prison sentence—a verdict stricter than the prosecutor’s request, as it included no suspension - The mother was stripped of all parental rights - Both defendants were permanently banned from possessing animals - Both have ten days to appeal the sentences Innocence en Danger participated as a civil party, represented by Mr. Mathias Darmon, supporting the child victim’s rights and contributing to the search for truth. Condition of the Child Over a year from the events, the child has been placed in foster care. There are signs of recovery—improved sleep, eating, and walking—but substantial psychological trauma persists. The child cannot tolerate washing or any contact with the face, indicating lasting effects of the abuse. Prosecutor’s Position François Schneider, Reims’ public prosecutor, described the case as “absolutely sordid,” strongly denouncing “the total lack of emotion or empathy” exhibited by the defendants. He termed both as “psychopaths,” asserting it was “the meeting of these two psychopaths” that led to this horrific abuse of an innocent child.

CPC D’INNOCENCE EN DANGER « Ce sera un moment extrêmement difficile » : le procès du meurtre de Lola Daviet, 12 ans débute vendredi 15/10/2025 La Voix du Nord Un crime terrible. La petite Lola Daviet, 12 ans, dont les parents étaient originaires de Lillers et Fouquereuil dans la région, a été violée et tuée le 14 octobre 2022 dans son immeuble du XIX e arrondissement à Paris. La principale suspecte, Dahbia Benkired, doit être jugée à partir de vendredi. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et sera représentée par Maître Mathias Darmon. Lire la suite… Meurtre de Lola : Dahbia Benkired condamnée à la réclusion criminelle à perpetuité incompressible 24/10/2025 l’Humanité Jamais une femme n'avait été jusqu'ici condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible. Dans sa plaidoirie, l'avocat général a évoqué l’absence d’empathie de la meurtrière de l'adolescente, l’incohérence et la frustration de l’accusée. Lire la suite… Bébé maltraité et emballé dans de la cellophane à Reims : la mère et son ex-conjoint condamnés à de la prison ferme 28/10/2025 France bleu Le tribunal de Reims a condamné ce mardi une Rémoise à cinq ans de prison ferme, pour avoir maltraité son bébé en juin 2024. L'enfant âgé de moins d'un an avait notamment été emballé dans du film cellophane. Son ex-compagnon, déjà en détention, écope, lui, de huit ans de prison ferme. Innocence en Danger s’est constituée partie civile et a été représentée par Maître Mathias Darmon. Lire la suite… LUTTE CONTRE LA PÉDOCRIMINALITÉ Pédocriminalité : le ministère de l’intérieur retoque un logiciel révolutionnaire 01/10/2025 Mediapart Une entreprise des Vosges a développé une solution inédite de détection d’images pédopornographiques pouvant révolutionner le travail des policiers. Après un an de travail, et alors que le partenariat avait été validé par les services de police spécialisés, le ministère de l’intérieur a bloqué le projet. Lire la suite… Pédocriminalité : plus de 1700 «prédateurs» travaillant au contact d’enfants identifiés par un nouveau dispositif 01/10/2025 Le Figaro Depuis mercredi, les personnels de la Protection de l’Enfance et de la Petite enfance doivent remettre à leur employeur un certificat garantissant qu’ils n’ont pas de condamnation au casier judiciaire ou d’inscription au «Fijais». Lire la suite… Justice : Darmanin veut remettre les victimes au centre du système pénal 18/10/2025 le JDD Gérald Darmanin promet une « révolution » judiciaire : rendre justice aux victimes, trop longtemps reléguées au second plan. Procédures interminables, coût décourageant, manque d’écoute… Dans les faits, la victime reste encore l’angle mort d’un système qui prétend la défendre. Lire la suite... VIOLENCES SEXUELLES AU SEIN DE L’EGLISE CATHOLIQUE Il est accusé de pédophilie : la justice a tranché, le curé restera finalement en détention 01/10/2025 France info La cour d'appel de Dijon (Côte-d'Or) statuait ce mercredi 1er octobre sur la demande de remise en liberté du père Yves Grosjean, incarcéré à Bourges (Cher) pour des soupçons de pédophilie. Lire la suite… Abus sexuels : l’ex-abbé Jean-Claude Mercier condamné pour viol sur mineur 20/10/2025 La Croix Exclu de l’Église catholique fin 2022 et mis en examen en 2023 pour des viols sur mineur à la fin des années 1990, l’ex-abbé Jean-Claude Mercier, 83 ans a été condamné lundi 20 octobre à huit ans de prison ferme par la cour criminelle des Hautes-Pyrénées. Sa peine pourra être aménagée compte tenu de son âge. Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU SCOLAIRE « Ça fait peur » : à Paris, les signalements pour agression sexuelle dans le périscolaire explosent 02/10/2025 Le Parisien Ces six derniers mois, au moins huit animateurs ont été visés par des signalements pour des faits d’agressions sexuelles sur mineurs. Des faits qui, s’ils ne sont pas spécifiques à Paris, sont particulièrement nombreux dans la capitale. Lire la suite… "Une agression d'une rare sauvagerie" : à Brest, une adolescente de 14 ans rouée de coups par un groupe de collégiens 07/10/2025 France bleu INFO ICI Breizh Izel. Une adolescente de 14 ans a été blessée lundi 6 octobre à Brest après avoir été passée à tabac en pleine journée par un groupe de 14 jeunes, non loin du centre-ville. La victime a déposé plainte et une enquête a été ouverte contre X pour violences volontaires en réunion. Lire la suite… VIOLENCE SEXUELLES EN MILIEU ASSOCIATIF Accusations de maltraitance : le directeur de « SOS Villages d’enfants » suspendu de ses fonctions 04/10/2025 Ouest France À la suite de révélations de l’hebdomadaire « Falter », une enquête est en cours concernant des mauvais traitements commis de 2008 à 2020 à l’encontre d’enfants accueillis en Autriche. « SOS villages d’enfants » héberge des enfants orphelins ou abandonnés. Lire la suite… PÉDOPORNOGRAPHIE À Paris, une association s’oppose au retour d’un élu mis en examen pour détention d’images pédopornographiques 09/10/2025 Le Parisien Mis en cause depuis 2023, Nicolas Jeanneté n’a jamais démissionné de son mandat de conseiller de Paris. Il a fait son retour dans l’hémicycle en juillet dernier. Une association de protection de l’enfance a fait irruption ce mercredi au Conseil de Paris pour dénoncer sa présence. Lire la suite… « Un mélange de honte et de colère » : une maire découvre que son beau-frère est un pédocriminel 14/10/2025 Ouest France Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné mercredi 8 octobre un ancien conseiller municipal d’Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne) et beau-frère de la maire de la commune pour détention et diffusion d’images pédopornographiques. Il avait été interpellé en mai 2025 comme une cinquantaine d’autres hommes à travers la France. Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES SUR MINEURS « Je suis partie de la maison en pleurant » : il aurait agressé sexuellement deux mineures en Anjou 27/10/2025 Ouest France Un homme de 60 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Angers (Maine-et-Loire), ce vendredi 24 octobre 2025, pour des faits d’agressions sexuelles sur mineur. Au début des années 2000, il aurait commis des attouchements sur sa nièce et sa meilleure amie. Lire la suite… Une petite fille de 9 ans dénonce les "gestes déplacés" de son père à Bagnols, sa grande sœur raconte "des actes sexuels" 31/10/2025 Midi Libre Un père de famille a été interpellé dans le cadre de soupçons d’agression sexuelle sur mineure à Bagnols-sur-Cèze. Sa fille, âgée de 9 ans, a raconté aux policiers des gestes et comportements déplacés. Lire la suite... AFFAIRE BÉTHARRAM « Des actes cruels et pervers »… Une soixantaine de nouveaux témoignages dans l’affaire du « Bétharram breton » 09/10/2025 20 minutes Une soixantaine de nouveaux témoignages d’anciens élèves d’établissements catholiques du Finistère ont été présentés mercredi au parquet de Brest Lire la suite… Violences «Ça me permettra de rembourser ma psychothérapeute» : le soulagement des anciens de Bétharram après la confirmation de l’indemnisation de toutes les victimes 13/10/2025 Libération Après une longue mobilisation, la congrégation des pères de Bétharram a accepté d’indemniser les personnes agressées par des laïcs. Une étape salutaire bien qu’insuffisante pour les victimes de l’institution privée catholique. Lire la suite... MALTRAITANCE INFANTILE EN MILIEU FAMILIAL Décryptage Maltraitances infantiles : le crime de délaissement, «un supplice» pour l’enfant 15/10/2025 Libération Un nourrisson de huit mois est mort, vendredi 10 octobre en périphérie de Nantes, des suites des négligences de ses parents. La justice a ouvert une enquête à leur encontre pour «crime de délaissement», une notion juridique encore méconnue. Lire la suite… MEURTRE ET TENTATIVE DE MEURTRE SUR MINEURS Meurtre dans une chambre d'hôtel à Lomme : le compagnon de la jeune fille est mis en examen pour homicide volontaire 22/10/2025 France bleu Le compagnon de l'adolescente de 15 ans retrouvée morte lundi dans un hôtel de Lomme, près de Lille, a été mis en examen ce mercredi pour homicide volontaire par conjoint et placé en détention provisoire, a annoncé le procureur de Lille. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Lire la suite… Il donne un coup de couteau à un mineur à Ploemeur : écroué pour tentative de meurtre 25/10/2025 Auteur de plusieurs dégradations et faits de violence, jeudi, à Ploemeur (Morbihan), un Lanestérien ivre a donné un coup de couteau au thorax d’un mineur de 16 ans. Les jours de ce dernier ne sont plus en danger. Son agresseur présumé a été placé en détention provisoire. Lire la suite... AFFAIRE LE SCOUARNEC Affaire Joël Le Scouarnec : Deux avocats désignés pour défendre le pédocriminel 23/10/2025 20 Minutes L’avocat historique de l’ancien chirurgien Joël Le Scouarnec ne souhaitait plus le défendre. Lire la suite… La majorité des victimes de Le Scouarnec devraient être indemnisées par un fonds de garantie 27/10/2025 Le Télégramme Les 3 et 4 novembre se tiendra à Vannes le procès au civil de l’affaire Joël Le Scouarnec, condamné à 20 ans de réclusion le 28 mai dernier. Les dommages et intérêts qui seront versés aux victimes devraient être pris en charge, majoritairement, par le Fonds de garantie des Victimes. Lire la suite… VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU MÉDICAL Un médecin se pend dans une unité psychiatrique pour détenus : il venait d'être mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs 29/10/2025 France info Un médecin de l'agglomération de Toulouse (Haute-Garonne), mis en examen et placé en détention provisoire pour des agressions sexuelles sur des adolescents, s'est donné la mort ce 27 octobre 2025. Il avait été transféré trois jours plus tôt dans une unité pour détenus de l'hôpital psychiatrique. Lire la suite... DIVERS Affaire Philippe Caubère : son ancienne avocate Marie Dosé placée en garde à vue 07/10/2025 Libération «Le Monde» révèle ce mardi que l’ex-conseil du comédien est interrogée à Créteil par la Sûreté territoriale du Val-de-Marne. Elle est soupçonnée d’avoir fait disparaître en 2018 l’ordinateur de l’homme mis en examen pour agressions sexuelles, viols et corruption de mineur. Lire la suite… Andréa Bescond en spectacle : « Il y a toujours autant de victimes de pédophilie » 31/10/2025 Le Dauphin Libéré Le jeudi 6 novembre, Andréa Bescond se produira à l’espace Montgolfier, dans le cadre de la programmation En scènes. La coréalisatrice du film Les Chatouilles proposera Les Chatouilles ou la danse de la colère, un seule-en-scène pour lequel elle a reçu un Molière en 2016 et dans lequel il est question de pédophilie et de viols. Elle a très volontiers consenti à répondre à nos questions. Lire la suite… INTERNATIONAL Il est accusé d’avoir "abusé d’une adolescente à plusieurs reprises" : un ancien international arrêté au Mexique pour abus sexuel sur mineur 05/10/2025 La Dépêche L’ancien footballeur Omar Bravo est accusé d’abus sexuel sur mineur. Arrêté à Zapopan, il pourrait risquer jusqu’à 20 ans de prison. L’enquête se poursuit pour éclaircir les faits. Lire la suite…

La consternation et la colère parmi plusieurs auteurs jeunesse de Casterman à la suite de la venue de Bastien Vivès sur le stand de Casterman BD lors du festival Quai des Bulles à Saint-Malo. Ces auteurs dénoncent une contradiction entre les valeurs qu'ils défendent dans la ligne jeunesse — qualifiée de féministe, inclusive et engagée — et le fait que Bastien Vivès, dont plusieurs œuvres ont été accusées de banaliser l'inceste et les violences sexuelles sur mineurs, soit mis en avant par la maison d'édition. Les signataires de la tribune, parmi lesquels Cécile Alix et Silène Edgar, expriment leur surprise et leur colère de voir Vivès, auteur de bande dessinée controversé, dédicacer sur le stand de leur éditeur. Ils regrettent de ne pas avoir réagi plus tôt et dénoncent la complaisance dont il continue de bénéficier, notamment avec sa collaboration récente sur la série "Corto Maltese" chez Casterman BD. Le scandale autour de Bastien Vivès a notamment été relancé par une plainte d'associations comme Innocence en Danger qui ont accusé l'auteur et ses éditeurs (Glénat, Les Requins Marteaux) d’"incitation à la commission d’agressions sexuelles sur mineurs" et de "diffusion d’images pédopornographiques" à travers plusieurs de ses albums, dont "La Décharge mentale" et "Petit Paul". Cette affaire judiciaire, débutée en 2023, a provoqué un débat intense autour des œuvres et des propos provocateurs de Vivès. Les auteurs dénoncent également que la maison d’édition, tout en publiant des ouvrages jeunesse visant à combattre les stéréotypes sexistes et la violence, donne paradoxalement une tribune à un auteur dont les œuvres et déclarations publiques sont jugées problématiques, notamment pour leur banalisation des violences sexuelles. L'article cite leur phrase forte : « Nous ne serons pas complices de cette hypocrisie sous couvert de “démarche artistique”. Nous ne nous tairons que lorsque nos voix étoufferont pour de bon le bruit de la pédocriminalité et de la culture du viol. » Enfin, il est mentionné que Bastien Vivès a été renvoyé en procès pour des accusations liées à ses œuvres, mais qu'aucun procès effectif n’a eu lieu en raison d’une décision de territorialité. Innocence en Danger a porté plainte parce qu’elle considère que les œuvres de Vivès vont au-delà de la simple fiction et peuvent banaliser des actes graves. Lire l’article sur actualitte.com paru le 30/10/2025

La vente de sextoys en forme d’enfants sera-t-elle bientôt disponible au BVH ? Paris, le 2 novembre 2025 L'association Innocence en Danger tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme concernant la commercialisation en France de poupées sexuelles à l'effigie d'enfants, produits qui banalisent et incitent à des comportements pédocriminels. Une bataille qui dure depuis 2020 Dès 2020, puis à nouveau en 2024, Innocence en Danger a effectué des signalements et adressé des lettres ouvertes aux autorités compétentes concernant ces pratiques dangereuses. Ces démarches ont été accueillies par un silence général, malgré la gravité des faits dénoncés. Grâce aux efforts du député européen Jean-Lin Lacapelle, les plateformes CDiscount et Amazon France avaient été contraintes de retirer ces produits obscènes en 2020. Pourtant, ce même type de produit arborant dangereusement la taille et le visage d’enfants, est proposé par SHEIN aujourd'hui. Une nouvelle menace : l'implantation de Shein au BHV Le problème refait surface avec une dimension supplémentaire : la marque chinoise bas de gamme Shein, déjà impliquée dans la vente de ces produits en ligne, souhaite désormais s'implanter au BHV à Paris. En France, la banalisation de la pédocriminalité est particulièrement préoccupante. Promouvoir ou tolérer ces actes, à travers la commercialisation de poupées à l’effigie d’enfants, constitue un acte irresponsable aux conséquences graves. Le fait d’offrir, de rendre disponible, d’importer ou de diffuser, par quelque moyen que ce soit, l’image ou la représentation à caractère pornographique d’un mineur constitue une infraction grave au sens de l’article 227-23 du Code pénal, lequel punit ces actes d'une peine allant jusqu'à sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende lorsqu’ils sont commis au moyen d’un réseau de communication électronique, notamment Internet. Un appel urgent aux autorités Innocence en Danger a saisi le Procureur de la République conformément aux articles 40 et 40-1 du Code de procédure pénale. Nous demandons que des mesures soient prises immédiatement pour : Retirer définitivement ces produits du marché français Interdire toute remise en vente de tels objets Empêcher l'implantation de Shein au BHV tant que cette enseigne commercialise de tels produits Nous demandons que des mesures fortes soient prises immédiatement. Nous soutenons les prises de position au sein du gouvernement allant vers des contrôles élargis de l’ensemble des plateformes, la prise de sanctions notamment l’interdiction de Shein en France en cas de récidive, et la sensibilisation des plateformes afin d’éviter toute complicité et de mieux protéger les enfants en ligne. Nous rejoignons la haute-commissaire à l’Enfance sur le fait que ces poupées sont des objets pédopornographiques, illégaux en France. La protection de l'enfance ne peut être sacrifiée sur l'autel du commerce. Voir le Signalement envoyé le 25 janvier 2024

Chaque jour, des milliers d’enfants et d’adolescent·es subissent des violences qui marquent leurs vies à jamais. Trop souvent, leur parole est étouffée. Trop souvent, les coupables restent impunis. Le 15 novembre, refusons l’inacceptable. Marchons ensemble pour dire STOP. Pour briser le silence Pour soutenir les victimes et les survivant·es Pour exiger une véritable protection de l’enfance Vous êtes survivant·e ? Parent ? Ami·e, professionnel·le de l’enfance, ou simplement convaincu·e que chaque enfant mérite d’être protégé ? Votre présence compte. Votre voix compte. Ensemble, nous pouvons faire changer les choses. RDV à PARIS avec le cortège Innocence en Danger le 15 novembre, départ à 14h, Place des Droits de l'Enfant, Paris 75014

Les faits En juin 2024, le CHU de Reims signale un cas grave de maltraitance infantile après avoir pris en charge aux urgences pédiatriques un bébé de 10 mois dans un état critique. L'enfant présentait de nombreux hématomes, trois fractures, des lésions oculaires et une lacération du foie. C'est la grand-mère maternelle, inquiète de l'état de santé de son petit-fils, qui avait demandé à sa fille de l'emmener aux urgences. Les actes de maltraitance L'enquête révèle des actes particulièrement graves : Des violences physiques répétées ayant causé de multiples blessures au bébé, notamment des hématomes, fractures et lacérations internes L'enfant a été emballé dans du film cellophane avec "juste un trou pour la bouche" pour lui permettre de respirer (des images et vidéos ont été utilisées comme preuves) Le compagnon a également avoué avoir égorgé le chat de son ex-compagne avec un couteau de cuisine, en présence de la mère, avant d’en jeter le corps à la poubelle Les prévenus La mère (Paloma C.) , âgée de 19 ans au moment du procès : Était âgée de 15 ans à la conception de l'enfant Nie les maltraitantes infligées à son fils et affirme que c’était "un enfant voulu" Déclare avoir été "paralysée par la peur" dans ce qu’elle décrit comme une "relation d'emprise" Son comportement en audience montre une absence totale d'émotion face aux violences subies par son enfant Quatre témoins indépendants ont rapporté l’avoir vue fumer des joints près de son fils, crier sur lui ou le secouer L'ex-compagnon , âgé de 28 ans : Reconnaît avoir été "impulsif et violent" envers l'enfant Prétend d'abord que l'emballage dans la cellophane était "un jeu" familial, puis avoue avoir eu l'idée sur internet S’est lui-même qualifié de "psychopathe" A égorgé un chat devant la mère Le procès La mère et son compagnon ont comparu devant le Tribunal judiciaire de Reims pour des actes de torture et de barbarie. Le tribunal de Reims a prononcé le 28 octobre 2025 : Une peine de 8 ans d’emprisonnement à l’encontre de l'ex-compagnon (qui se trouvait déjà en détention provisoire) Une peine de 5 ans d’emprisonnement à l’encontre de la mère (peine plus lourde que les réquisitions du procureur, qui étaient de 5 ans dont 1 avec sursis) Le retrait total de l'autorité parentale pour la mère a été prononcé Une interdiction définitive de détenir un animal pour les deux Ils ont 10 jours pour faire appel. Innocence en Danger était partie civile dans cette affaire et représentée par Maître Mathias Darmon . L’association vient ainsi en soutien à l’intérêt de la victime et contribue à la recherche de la vérité. L'état de l'enfant Plus d'un an après les faits, l'enfant a été placé dans une famille d'accueil. Il va mieux : il dort mieux, mange et marche. Cependant, il conserve des séquelles psychologiques importantes : il est impossible de lui laver ou de lui toucher le visage. La position du procureur François Schneider, procureur de la République de Reims, a qualifié cette affaire d'"absolument sordide" et a dénoncé "l'absence totale de sentiments des prévenus" et leur "manque d'empathie le plus complet". Selon lui, les deux prévenus sont des "psychopathes" et c'est "la rencontre de ces deux psychopathes" qui a déclenché cette violence envers un enfant innocent. Lire l’article de FranceBleu.fr du mardi 28 octobre 2025 Lire l’article du Parisien du mardi 28 octobre 2025

Contexte et ampleur du problème Amnesty International a publié le 21 octobre 2025 une étude alarmante sur les effets de l'algorithme de TikTok France, en collaboration avec l'Institut Harris. Cette enquête fait suite à un premier rapport de 2023 et cible spécifiquement les mécanismes dangereux du fil « Pour toi » pour les jeunes utilisateurs. Avec 21,4 millions d'utilisateurs actifs en France, la plateforme touche près d'un tiers de la population. Les constats préoccupants Une exposition massive à des contenus nocifs L'étude révèle que plus de 80% des jeunes de 13 à 25 ans admettent passer trop de temps sur les réseaux sociaux. La moitié d'entre eux sont régulièrement exposés à des contenus préjudiciables : promotion de corps idéalisés, troubles alimentaires, et dans les cas graves, incitations au suicide, dépression et automutilation. L'impact psychologique est considérable : 58% des jeunes se disent affectés, un chiffre qui grimpe à 75% chez les jeunes femmes de 16 à 21 ans. L'effet « rabbit hole » : une spirale infernale rapide L'expérimentation d'Amnesty International via de faux comptes de jeunes de 13 ans démontre la redoutable efficacité de l'algorithme : en seulement 45 minutes, deux profils sur trois reçoivent des messages explicites sur le suicide. Après trois heures, tous les comptes sont submergés de contenus sombres exprimant des idées suicidaires. Le témoignage de Maëllys, 17 ans, illustre parfaitement cette descente : partie de vidéos légères, elle s'est rapidement retrouvée enfermée dans un flux de contenus dépressifs qui ont alimenté son mal-être. Une régulation inexistante Le vide juridique et l'inaction L'avocate Laure Boutron-Marmion, qui représente le collectif Algos Victima (sept familles dont les enfants se sont suicidés entre 2021 et 2023), parle d'un « Far West numérique » et affirme que « nous sommes au degré zéro de la régulation ». Son cabinet reçoit désormais une soixantaine d'appels de parents confrontés à des situations similaires. Des lois non appliquées Malgré l'adoption du règlement européen DSA en juillet 2022 et la loi française de juillet 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans, ces textes restent lettre morte. Une étude de l'Arcom révèle que les enfants accèdent aux réseaux sociaux dès 12 ans en moyenne, avec un contrôle d'âge effectué dans seulement 18% des cas. Les enjeux et obstacles Le sénateur Mickaël Vallet souligne la complexité du défi : « Nous nous attachons à décortiquer ce qu'il se passe dans une organisation mondiale ». Il pointe l'opacité des structures et la lenteur des procédures juridiques face à l'urgence : « Une adolescence non protégée, ça passe vite ». Les mesures envisagées Amnesty International annonce déposer un recours auprès de l'Arcom, dénonçant les violations par TikTok de ses obligations européennes. Les recommandations parlementaires incluent la création d'un délit de négligence numérique pour responsabiliser les parents. Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté d'interdire les plateformes aux moins de 15 ans, s'appuyant sur un dispositif de vérification d'âge en test. Conclusion Ce rapport dresse le portrait d'une jeunesse consciente des risques (69% tentent de limiter leur exposition) mais incapable de s'en protéger efficacement, piégée par un algorithme conçu pour maximiser l'engagement. Face à des conséquences parfois mortelles et une explosion des signalements, l'urgence d'une régulation effective s'impose, nécessitant à la fois une action juridique ferme contre les plateformes et une éducation renforcée des parents et des jeunes. Lire l’article complet sur publicsenat.fr Témoignage : les dangers de TikTok pour les jeunes Extrait de l’article paru sur publicsenat.fr le 22/10/2025 (https://www.publicsenat.fr/actualites/societe/incitations-au-suicide-sur-tik-tok-france-amnesty-international-saisit-larcom?at_content=photo&at_term=publicsenat&at_campaign=linkedin&at_medium=Social&at_source=nonli) Aujourd’hui âgée de 17 ans, Maëllys s’est retrouvée victime de ces recommandations alors qu’elle était au collège. « Au départ, je regardais des danses, des playbacks de Disney, de téléréalité, de scènes de films », explique-t-elle à Amnesty International. Mais très vite, son fil « Pour toi » a évolué : « En 5ème, j’ai commencé à avoir des trucs tristes, j’ai très vite liké ces vidéos parce que je me sentais concernée. Puis Tik Tok me les a reproposées et tous les contenus de mon fil d’actualité étaient tristes, parlaient de dépression ». Et l’engrenage s’est installé : « Plus je regardais, plus je trouvais des ‘solutions’, par exemple des cachettes pour des lames de rasoir. […] Tu n’as plus de souvenir d’avant, quand tu étais bien, quand tu te sentais heureuse. Tu te dis tu dis que tu as toujours été malheureuse. […] On reste là-dedans, on continue et c’est un cercle vicieux ».

Constitution de Partie Civile du 17 au 24 octobre 2025 Ce vendredi 17 octobre 2025 débute le procès de Dahbia Benkired, accusée de meurtre accompagné de viol, torture ou acte de barbarie sur la petite Lola. LES FAITS : Le 14 octobre 2022, Lola, une jeune fille de 12 ans, disparaît en rentrant du collège à Paris. Son corps sans vie est retrouvé le soir même dans une malle en plastique au pied de son immeuble. Dahbia Benkired, 27 ans, est arrêtée le lendemain. Elle a reconnu les faits. Cette femme d'origine algérienne était hébergée par sa sœur au 19e arrondissement, tandis que les parents de Lola occupaient le poste de gardiens de l'immeuble. DEROULEMENT DES ÉVÉNEMENTS : Les images de vidéosurveillance montrent que Lola croise Dahbia Benkired vers 15h15 et entre avec elle dans l'immeuble. C'est la dernière image de la jeune fille vivante. Dahbia ressort seule à 17 heures, traînant de lourds bagages. AGISSEMENTS INCRIMINÉS : Selon l'enquête, Dahbia Benkired aurait forcé Lola à entrer dans l'appartement de sa sœur, lui aurait imposé des actes sexuels et l'aurait frappée à plusieurs reprises avec des ciseaux et un cutter. Enroulée d'adhésif, y compris sur le visage, la fillette est morte d'asphyxie. Son corps présentait de multiples lésions. PROCÈS : Des expertises psychiatriques ont établi que Dahbia Benkired ne souffre d’aucun trouble ayant aboli son discernement : elle est donc pénalement responsable. Son procès s'ouvre le 17 octobre 2025 devant la cour d'assises de Paris, trois ans après les faits. L’accusée comparaît pour "meurtre d'une mineure de 15 ans accompagné ou précédé d'un viol, de torture ou d'actes de barbarie" ainsi que pour "viol commis sur un mineur avec torture ou acte de barbarie". Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. VERDICT : Au terme de six jours d’audience, la Cour d’assises de Paris a rendu son verdict le 24 octobre 2025 . Dahbia Benkired a été reconnue coupable du viol, de la torture et du meurtre de la jeune Lola. Elle a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité dite « incompressible » ou « réelle ». Instaurée en France en 1994, cette peine est la plus sévère prévue par le code pénal. Il s’agit d’une peine privative de liberté sans possibilité d'aménagement durant une période de sûreté illimitée, empêchant ainsi toute libération anticipée pendant au moins 30 ans (sauf décision judiciaire exceptionnelle). Dahbia Benkired est la première femme en France à être condamnée à cette peine. Elle n’a pas interjeté appel , rendant ainsi sa condamnation définitive à l’expiration du délai légal de dix jours. Innocence en Danger, représentée par Maître Mathias Darmon, s'est constituée partie civile dans cette affaire et a tenté d’obtenir que l’accusée explique ce qui l’a amenée à de tels actes. Articles dans la presse : Europe1.fr du 17 octobre 2025 : Meurtre de Lola : Dahbia Benkired, bourreau de la collégienne de 12 ans, face à la justice BFMTV.com du 18/10/2025 : Meurtre de Lola: pour l'avocat des parties civiles, les excuses de l'accusée sont "difficiles à entendre" Europe1.fr du 20/10/2025 : Procès de Dahbia Benkired : des médecins légistes appelés à la barre pour éclaircir le mobile du meurtre de Lola LeParisien.fr du 23/10/2025 : Procès de Dahbia Benkired : «Vous avez essayé d'effacer Lola, mais c'est raté», revivez les plaidoiries des parties civiles Lefigaro.fr du 24/10/2025 : Meurtre de Lola : la perpétuité incompressible, requise à l’encontre de Dahbia Benkired, une peine rarissime SudOuest.fr du 04/11/2025 : Meurtre de Lola : Dahbia Benkired ne fera pas appel de sa condamnation, la « perpétuité réelle » définitive

Objet : Alerte sur les risques graves liés à l’intégration d’un VPN dans les forfaits mobiles. Monsieur, Nous vous adressons cette lettre ouverte en tant que citoyennes, citoyens et organisation profondément engagée dans la protection de l’enfance et la lutte contre les violences sexuelles. Votre récente annonce du lancement de Free mVPN, présenté comme « le premier VPN intégré au réseau mobile » et inclus dans les forfaits téléphoniques, suscite une très vive inquiétude. Ce dispositif, s’il reste en l’état, offre la possibilité à tout utilisateur – y compris des mineurs – de contourner sans difficulté le contrôle d’âge imposé par la loi française aux plateformes pornographiques, ainsi que les décisions de justice visant à bloquer certains contenus illégaux. Cette mesure ouvre une brèche dangereuse dans un dispositif légal arraché de haute lutte par des associations de protection de l’enfance, des experts et des institutions publiques. Elle risque d’annuler les progrès réalisés dans la protection des mineurs contre l’exposition à la pornographie et aux violences sexuelles sur mineurs en ligne. Elle permettrait notamment : · De donner un accès sans filtre et sans contrôle aux mineurs à des sites pornographiques, y compris ceux bloqués par la justice française. · L’accès à des contenus illégaux répertoriés et bloqués par Pharos, notamment des sites pédopornographiques, des forums où sont planifiés des actes criminels, et des plateformes illicites diffusant des vidéos volées ou pédocriminelles. Cette situation est grave. L’exposition précoce à la pornographie constitue une forme de violence et représente un facteur majeur de traumatismes et de reproduction des violences sexuelles. Elle banalise la domination, la contrainte et la déshumanisation. Pour les enfants déjà victimes de pédocriminalité, elle agit comme une réactivation directe du traumatisme et une atteinte supplémentaire à leur sécurité psychique. Permettre à des mineurs de contourner les barrières légales n’est pas une innovation neutre : c’est une porte ouverte à des violences massives. C’est aussi, indirectement, affaiblir les efforts collectifs visant à créer un environnement numérique plus sûr et plus responsable. Nous sommes convaincus que votre entreprise, consciente de ses responsabilités sociétales, peut comprendre notre inquiétude légitime pour la protection des mineurs. En tant qu’opérateur majeur, vous disposez d’un rôle et d’une influence considérables : vous pouvez choisir d’être un acteur de la protection, plutôt que de laisser vos services devenir un vecteur involontaire de mise en danger. Nous vous demandons donc de : · reconsidérer la mise à disposition d’un VPN sans encadrement dans vos forfaits mobiles ; · mettre en place des méthodes techniques et juridiques pour garantir que ce service ne puisse pas servir à contourner des dispositifs légaux de protection ; · ouvrir un dialogue avec les associations de protection de l’enfance, les pouvoirs publics et les autorités judiciaires afin de construire des solutions qui protègent les enfants tout en respectant les libertés individuelles ; · assumer pleinement, en tant qu’entreprise citoyenne, votre responsabilité éthique et sociale pour la protection des mineurs. Nous espérons que vous entendrez l’urgence de cette alerte. Il ne s’agit pas d’un simple débat technique ou commercial : il s’agit de la sécurité, de l’intégrité, de la dignité et de la vie des enfants. Veuillez croire, Monsieur, en notre haute considération. Homayra Sellier et l’équipe d’Innocence en Danger

Après 32 ans d'enquête et six ans de procédure qu'attend la justice ? Pour que jamais plus un enfant ne soit oublié Lettre ouverte à Inass, L'inconnue de l'A10 - après 32 ans d'enquête et six ans de procédure qu'attend la justice ? Chère petite Inass, Il y a trente-deux ans, tu nous as quittés dans des circonstances que jamais aucun enfant ne devrait connaître. Pendant toutes ces années, tu es restée sans nom, sans famille connue pour te pleurer, sans voix pour raconter ton histoire. Mais aujourd’hui, nous voulons que tu saches : tu n’as jamais été oubliée. Nous, associations de protection de l’enfance, portons ta mémoire comme une flamme qui ne s’éteint pas. Ton nom résonne désormais dans nos cœurs et dans notre combat quotidien. Nous pensons/penserons à toi à chaque fois qu’un enfant en danger frappe à notre porte. Nous pensons/penserons à toi quand nous nous battons pour que jamais plus un petit corps ne soit retrouvé sans que justice soit rendue. Tu es le symbole de tous ces enfants que la société a le devoir de protéger. Aujourd’hui, nous te promettons solennellement : - Que ton histoire continuera d’éclairer notre mission - Que nous n’abandonnerons jamais la recherche de vérité et de justice - Que chaque enfant sauvé grâce à notre action portera un peu de ton esprit Tu avais le droit de grandir, de rire, d’être aimée et protégée. Ce droit, nous le défendrons pour tous les enfants, en ta mémoire. Repose en paix, petite Inass. Tu n’es plus seule. Mais aujourd’hui, Inass, nous devons aussi te dire notre colère. Sept années se sont écoulées depuis que tes parents présumés responsables ont été identifiés. Sept années d’attente. Sept années où la justice tarde à venir. Nous exigeons du Ministre de la Justice qu’il s’explique publiquement sur ce retard inacceptable. Nous réclamons que tes parents soient traduits devant la justice pénale sans délai, conformément aux charges retenues contre eux. Chaque jour qui passe sans procès est une injustice supplémentaire faite à ta mémoire. C’est aussi un message terrible envoyé à tous les enfants en danger : que leur vie ne vaut pas une procédure judiciaire efficace. Nous ne lâcherons rien tant que tes responsables présumés ne seront pas face à leurs actes devant un tribunal. C’est notre promesse solennelle. Au nom de toutes les associations de protection de l’enfance, Pour que jamais plus un enfant ne soit oublié. Lire l'article : https://www.franceinfo.fr/faits-divers/justice-proces/enfant-martyre-de-l-a10-les-parents-d-inass-seront-bien-juges-pour-actes-de-torture-et-de-barbarie-et-complicite-confirme-la-cour-de-cassation_6810667.html