AFFAIRE COTTINEAU
Le point de départ de l’enquête ayant mené à l’arrestation de Pierre-Alain Cottineau, ex-assistant familial nantais, soupçonné d’être au cœur d’un réseau pédocriminel international, est la découverte de deux vidéos insoutenables montrant les sévices infligés à une fillette de 4 ans dont il avait la garde. Il est mis en examen pour viol aggravé, actes de torture et barbarie.
Une enquête hors norme et internationale
- Les enquêteurs de l’OCRVP et de l’Office des mineurs ont collaboré avec Europol et plusieurs pays européens.
- Une formation dédiée au croisement de données de victimes utilisées par divers réseaux pédocriminels a permis de repérer l’image de l’enfant parmi d’autres victimes.
Le rôle déclencheur d’une école
- La mère de la fillette a signalé aux services sociaux que son enfant parlait d’un « ami » lui donnant des bonbons et lui posant des questions étranges.
- Une directrice d’école maternelle a également transmis des inquiétudes sur une enfant laissant penser à des sévices.
Arrestation à l’aéroport de Nantes
- Cottineau est interpellé le 23 septembre 2024 à son retour de Tunisie.
- Les policiers récupèrent ses téléphones et ordinateurs : une soixantaine de contenus effacés sont retrouvés puis restaurés, dont les deux vidéos-clés.
Un suspect manipulateur
- Les policiers décrivent un homme provocateur, charmeur et parfois hautain, difficile à cerner.
- Lors des auditions, il avoue certains faits (une agression sexuelle entre 2023 et 2024) mais conteste les actes les plus graves.
- Il déclare vouloir « collaborer », mais affirme avoir besoin « de temps » et d’une thérapie avant d’aborder certains sujets.
Un parcours troublant
- Assistant familial depuis plusieurs années, il avait accueilli de nombreux enfants confiés par l’Aide sociale à l’enfance.
- Il avait participé à des élections départementales en 2021 et se présentait comme très impliqué dans la vie locale.
- Il faisait également face à une situation personnelle compliquée, dont un conflit familial et une procédure administrative en cours.
Une seconde vidéo met fin au doute
- La découverte d’une seconde vidéo où l’enfant est reconnaissable achève de convaincre les enquêteurs.
- Les policiers établissent des liens avec d’autres contenus diffusés à l’étranger, ce qui laisse entrevoir une activité criminelle bien plus vaste.
Conséquences judiciaires
- Il est mis en examen en décembre 2023 pour des faits d’une extrême gravité.
- D’autres victimes potentielles sont recherchées.
- Les autorités tentent désormais de déterminer l’ampleur exacte de son implication dans la circulation internationale de contenus pédocriminels.
Innocence en Danger se constituera Partie Civile dans le procès à venir, et sera représentée par Maitre Caty Richard.