AFFAIRE EPSTEIN

IED • 8 février 2026

Demande de réouverture de l’enquête française et de transparence 

sur les suites de l’enquête de 2019


En 2019, une enquête a été ouverte en France à la suite d’un signalement adressé au procureur de la République par Innocence en Danger, association de protection des enfants, concernant des éléments liés au réseau de Jeffrey Epstein et l’existence possible de victimes sur le territoire français.


Aujourd’hui, au regard des révélations récentes et de la mise en cause publique de plusieurs responsables politiques étrangers dans ce dossier, je demande solennellement la réouverture de cette enquête en France, dans l’intérêt supérieur des victimes présumées comme de l’ensemble des citoyens.


Les procédures menées aux États-Unis ont mis au jour l’ampleur d’un réseau transnational d’exploitation sexuelle de mineurs impliquant des personnalités de différents pays. Des éléments suggèrent l’existence d’un volet français qui mérite un examen approfondi par la justice de notre pays.


Je demande également que les autorités judiciaires informent le public des suites données à l’enquête ouverte en 2019, dans le respect du cadre légal et en veillant à préserver l’anonymat des victimes potentielles. Cette transparence est indispensable pour que les citoyens connaissent l’état réel des investigations.


Une enquête française pleinement rouverte, conduite de manière indépendante, permettrait d’apporter des éclaircissements indispensables sur d’éventuelles victimes en France, sur le rôle de ressortissants français cités dans les procédures étrangères, et sur la coopération effective des autorités françaises avec la justice américaine.


Au-delà du seul dossier Epstein, c’est la crédibilité de notre système de protection de l’enfance et de notre justice pénale face aux crimes sexuels sur mineurs qui est en jeu. 


Depuis des années, les organisations spécialisées alertent sur l’ampleur des violences faites aux enfants et sur les lacunes persistantes de la réponse institutionnelle.


J’appelle les autorités judiciaires françaises à réexaminer l’ensemble des éléments de cette affaire à la lumière des révélations et documents récemment rendus publics à l’étranger, et à informer clairement la population des décisions prises.


J’invite également les responsables politiques et les médias à se saisir de ces enjeux avec la gravité qu’ils méritent, non pas pour alimenter le sensationnalisme, mais pour garantir que la vérité puisse émerger et que les victimes ne soient plus réduites au silence.


Maitres Caty Richard, Nathalie Bucquet, Jean Sannier, François-Xavier Kozan et Mathias Darmon représentent Innocence en Danger dans cette affaire.


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