AFFAIRE ANIMATEUR PERISCOLAIRE REZÉ

IED • 23 janvier 2026

Les 15 et 16 décembre 2025 s’est tenu, devant le Tribunal correctionnel de Nantes, le procès d’un animateur périscolaire de la ville de Rezée, soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 mineurs âgés de 3 à 6 ans, entre 2017 et 2019.


Le 22 janvier 2026, il a été condamné à une peine de 6 ans d’emprisonnement pour agressions sexuelles sur 12 des 13 mineurs concernés.

 

Les faits 

 

Mars 2019 : Un animateur périscolaire de 54 ans est mis en examen pour agressions sexuelles aggravées sur des élèves de maternelle de l’école du Chêne-Creux à Rezé (Loire-Atlantique).

 

L’animateur est suspendu pour « comportement inapproprié » envers un enfant de l’école.

 

13 victimes présumées sont recensées par les enquêteurs.

 

Antécédent non pris en compte

 

Septembre 2018 : L’animateur travaille alors dans un autre établissement scolaire, l’école Ouche-Dinier. Un signalement est effectué auprès de la mairie par une mère affirmant qu'il aurait embrassé sa fille de 11 ans « sur la commissure des lèvres ».

 

La mairie de Rezé le sanctionne pour « faute professionnelle » et le transfère à l'école du Chêne-Creux.

 

Les nouveaux responsables de l’animateur auraient été informés de cette sanction.

 

Le procès 

 

L’audience s’est ouverte le lundi 15 décembre 2025 devant le tribunal correctionnel de Nantes.

 

Les évaluations psychologiques et médicales réalisées au cours de l’enquête sur les victimes présumées font état de symptômes post-traumatiques durables, avec notamment des cauchemars et des crises de vomissement, de colère ou d’angoisse chez les enfants.


L’animateur a nié les faits qui lui sont reprochés.

 

Le parquet a requis une peine de cinq ans d'emprisonnement et dix ans de suivi socio-judiciaire. 

 

Le verdict

 

Ce jeudi 22 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Nantes est allé au-delà des réquisitions du parquet, en condamnant l’animateur périscolaire à six ans d’emprisonnement pour agressions sexuelles sur douze des treize enfants.

 

Le tribunal a également prononcé un suivi socio‑judiciaire d’une durée de trois ans, une interdiction d’exercer auprès de mineurs, ainsi que l’inscription de l’auteur au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).


L’animateur a interjeté appel. 

 

Innocence en Danger partie civile 


Cette affaire met en lumière un possible dysfonctionnement grave : après un premier signalement portant sur des faits présumés de comportement inapproprié envers un enfant, le choix d’une simple mutation de l’animateur dans un autre établissement scolaire aurait été effectué. 


L’association, représentée par Maître LOIRAT, s’est constituée partie civile dans ce dossier, qui interroge notamment la réponse institutionnelle donnée à un signalement concernant la mise en danger de mineurs. 


Article Ouest France du 22/01/2026

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