]DAVID : LA PUNITION MORTELLE DE LA BAIGNOIRE

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David, huit ans, décède de noyade dans sa baignoire suite à une correction infligée par sa mère et son compagnon

Un peu plus de deux mois après le décès du petit Tony, un nouveau scandale de maltraitance infantile est révélé : le jeune David, huit ans, est décédé par noyade le 11 janvier 2017 suite à une punition mortelle infligée par sa mère et son compagnon. Le petit garçon a été plongé dans un bain d’eau froide, pieds et mains liés. Lorsque la mère appelle les pompiers il est déjà trop tard : David, huit ans, est décédé. Si la mère évoque tout d’abord une mort accidentelle, elle va rapidement évoquer la « punition de la baignoire », régulièrement infligée à son fils. Elle et son compagnon sont mis en examen pour homicide volontaire sur mineur de moins de quinze ans et tortures et actes de barbarie. Ils sont tous deux écroués à la maison d’arrêt de Nantes, dans l’attente de leur procès, dont la date n’est pas encore connue. L’enquête va révéler que l’enfant était, depuis son arrivée en France en août 2016, victime de châtiments imposés par le couple. Les témoignages de plusieurs voisins confirment cette thèse de la maltraitance habituelle. Alors les mêmes questions qu’a soulevées l’affaire Tony reviennent pour l’affaire David : les voisins auraient-ils pu sauver David, et dans le doute, pourquoi n’ont-ils pas été poursuivis pour non-assistance à personne en danger ? Les voisins, en entendant les cris de David, n’auraient-ils pas dû en avertir les services de police ? Certes, le couple n’était pas connu des services sociaux, certes, le couple n’avait pas d’antécédents judiciaires, mais le crime est-il toujours inscrit dans des formalités ? Est-il toujours connu des services publics ?

LES FAITS

Le 26 janvier 2017, David, huit ans, décède suite à une punition infligée par sa mère et son beau-père : la « punition de la baignoire » consistant à placer David dans une baignoire remplie d’eau froide, pieds et mains liés afin de ne pas pouvoir se défendre. La noyade ne fût pas évitée ce jour-là et l’enfant est décédé, victime de la barbarie du couple.

Les corrections infligées à David, des actes de barbarie

Le mercredi 11 janvier 2017 vers 17h15, le couple appelle les pompiers : leur fils, David, huit ans, se serait noyé par accident dans sa baignoire en prenant son bain. Arrivés sur place, ces derniers constatent le décès du petit garçon et avertissent les services de police. L’autopsie confirme le décès par noyade et révèle des traces de liens sur les poignets et les chevilles de David, de nombreux hématomes sont également présents sur le corps de l’enfant. Une enquête est alors ouverte. Les différents témoignages recueillis par les enquêteurs contredisent la thèse de l’accident : l’enfant aurait été frappé à son retour de l’école, un voisin dit également avoir entendu le petit garçon crier et demander pardon à sa maman. Une perquisition est alors ordonnée : des menottes et des colliers de serrage en plastique sont découverts dans l’appartement. Les deux suspects sont alors placés en garde-à-vue et, se renvoyant l’un et l’autre la responsabilité de la mort du petit garçon, la mère fini par évoquer le supplice de la baignoire, punition régulièrement infligée à David.

En effet, en plus des coups donnés à l’enfant, parfois à l’aide d’objets, le garçon était régulièrement placé dans une baignoire d’eau froide, les mains et les pieds entravés par des liens afin qu’il ne puisse pas se débattre. Cette punition infâme a eu raison du petit garçon ce mercredi 11 janvier, puni pour avoir mangé des bonbons alors qu’il souffrait de diabète. La mère et son compagnon sont ainsi mis en examen pour homicide volontaire sur mineur de moins de quinze ans et torture et actes de barbarie. Ils sont actuellement en détention provisoire à la maison d’arrêt de Nantes.

David, un enfant élevé sans sa mère

David naît en Côte d’Ivoire, et dès ses un an, sa mère, Eunice, quitte le pays pour rejoindre la France afin de d’entreprendre des études de droit. Pendant ce temps, le petit David est élevé par sa grand-mère et ses tantes et ce n’est qu’en août 2016 qu’il rejoint sa mère, femme au foyer, en France. Le petit est scolarisé à l’école primaire du Soleil Levant à Saint-Herblain, dans la périphérie de Nantes (Loire-Atlantique). Les sévices auraient débuté dès son arrivée en France. La mère du petit garçon est en couple avec Guy-Roland, ouvrier. Ils vivent ensemble au domicile d’Eunice avec deux autres enfants de trois ans et dix-huit mois (ce dernier étant l’enfant du couple). Les deux adultes n’ont aucun antécédent judiciaire et ne sont pas suivis par les services sociaux.

Les voisins, responsables secondaires du décès de David ?

Durant l’enquête, les services de police recueillent de nombreux témoignages des voisins du couple. Ces derniers témoignent en effet avoir entendus régulièrement des cris de l’enfant et des « bruits suspects » en provenance de l’appartement situé au quartier de la Crémetterie, à Saint-Herblain. Un autre voisin énonce avoir entendu, un jour, le petit garçon crier « non maman, je ne le ferai plus, pardon ». Aucun signalement n’a jamais été fait aux services sociaux ou à la Justice. Le couple n’était pas suivi et n’avait aucun antécédent judiciaire.

Une marche blanche fût organisée le 21 janvier 2017 à 16 heures, en hommage à David. Elle a réuni plus de trois-cent personnes. Actuellement, l’instruction est toujours en cours et la date du procès n’est pas connue. Les suspects encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Les deux autres enfants ont été placés par le service d’aide sociale à l’enfance, sur demande du Procureur de la République.

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