LES 10 COMMANDEMENTS D’IED

1

Faire voter un projet de loi rendant les crimes contre l’enfant « imprescriptibles », à l’instar de la Suisse pour les viols d’enfants de moins de 12 ans.

Parce que la prescription devient un outil de protection des institutions (l’Église, l’Éducation nationale ou la famille) et par extension des prédateurs.

2

Ne pas confier à une personne mise en examen ou condamnée pour pédocriminalité un poste de travail dans un environnement encadrant des enfants.

3

Améliorer la prise en charge à 100 % des frais médicaux des victimes de violences sexuelles dans l’enfance.

Accompagner ceux qui enfants ont été victimes de violences sexuelles est essentiel, pour qu’adultes ils ne reproduisent pas les mêmes comportements. Mais également pour que l’enfant devenu adulte ne soit pas la victime à vie de son agresseur. La thérapie est coûteuse et bon nombre de familles ne sont pas en mesure de payer le thérapeute de leur choix. La prise en charge à 100%, pourtant  inscrite dans la loi du 17 juin 1998, est un véritable parcours du combattant !

4

Consacrer chaque année plusieurs heures de cours sur les Droits de l’Enfant et sur les moyens dont ils disposent pour les faire respecter.

Faire prendre conscience aux enfants qu’existent des services et des associations prêts à les écouter, qu’il est nécessaire d’exprimer leurs souffrances en cas de violences, qu’ils ne sont coupables de rien, que ce n’est pas une honte, et qu’ils ne seront pas punis.

5

Qu’une formation à Internet leur soit prodiguée selon le niveau de connaissance et de risque.

Que soient enseignés aux enfants les pièges et ruses qu’utilisent les prédateurs pour trouver de nouvelles victimes, le danger des chats, la nécessité de la confidentialité (pas de noms, pas d’adresses, aucune information personnelle !).

6

Que les pédocriminels reconnus bénéficient d’un suivi psychologique intense à vie et d’un contrôle régulier de santé mentale.

Et que ceux qui éprouvent des pulsions pédocriminelles bénéficient de ces thérapies afin qu’ils ne passent pas à l’acte. Pour cela, il est urgent que les thérapeutes suivent une formation particulière. Une exigence renforcée par le fait que certains thérapeutes refusent ce type de patient. Les pédocriminels récidivent dans une très large majorité: agissons !

7

Que tous ceux qui engagent leur responsabilité en dénonçant ce type de crimes commis sur les enfants, bénéficient automatiquement d’une protection et d’une assistance juridique

Particulièrement dans le cadre d’institutions, telles l’Église ou l’Éducation nationale (médecins, enseignants, éducateurs, services sociaux). Que la crainte d’être poursuivi en cas de non lieu (ne les) condamne (pas) au silence.   A l’inverse, que des personnes témoins de crimes commis sur les enfants et qui ne les dénoncent pas soient considérées comme complices et susceptibles d’être poursuivies au titre de « non empêchement de crime ».

8

Développer les formations au recueil de la parole de l’enfant pour les personnes travaillant avec des enfants permettant de déceler les premiers signaux d’un enfant victime de violences.

Trop souvent, l’enfant subit des violences et ce des années durant parce que personne ne sait entendre et comprendre ses appels au secours.   Savoir accompagner l’expression de l’enfant victime revêt des enjeux fondamentaux tant du point de vue de la réparation de la victime que de la procédure judiciaire.

9

Que les interrogatoires d’enfants soient placés sous la surveillance d’un avocat mais aussi d’un thérapeute.

Trop souvent l’interrogatoire et la confrontation engendrent de nouvelles souffrances pour l’enfant victime. La loi du 17 juin 1998 permet au mineur d’être assisté lors de ces auditions devant un juge d’un avocat ou d’une personne de son choix ; seul son avocat (ou la personne choisie par l’enfant) est présent(e) lors de l’audition. La présence d’un thérapeute lors des interrogatoires doit être inscrite dans la loi.

10

Poursuivre le plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants lancé par Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes.

Ce plan de mobilisation sur 3 ans (2017-2019), doit être appliqué et poursuivi par les gouvernements successifs. L’enfance ne doit pas être un enjeu politique mais une priorité nationale.