(Français) Livres

Sorry, this entry is only available in Francés and Inglés Estadounidense. For the sake of viewer convenience, the content is shown below in this site default language. You may click one of the links to switch the site language to another available language.

PUBLICATIONS RECOMMANDÉES PAR INNOCENCE EN DANGER

« Enquête sur une société qui consomme des enfants » Homayra Sellier & Serge Garde

4e livre d’Innocence en danger ce livre co-écrit par Homayra Sellier et Serge Garde, cet ouvrage propose une réflexion fondée sur les valeurs fondamentales de la liberté et de l’intégrité pour mener un combat décisif.

Il est urgent de réfléchir et d’agir pour le bien-être des enfants dans notre société. »

 

Présentation:

Depuis son engagement dans la mission d’«Innocence en Danger» contre la pédophilie, Homayra Sellier a été amenée à rencontrer, soutenir et accompagner des enfants et des adultes auprès des professionnels de la santé, de la psychologie et du droit. Les familles éclatées, le silence des experts autour de ce fléau, ainsi que l’ampleur des dégâts dont elle est devenue le témoin imposent la question suivante:

«Comment en sommes-nous arrivés là?»

Publié en 2007 aux Editions du Survenir.

265 pages, livré avec un cd-rom

Pour commander le livre :

Innocence en danger – Publications

66, avenue des Champs Elysées

75008 Paris

+33(1) 45 89 71 36

Prix 20€ + frais de port (5 € pour la France, 8€ Europe)

“Je suis debout” Chérif Delay & Serge Garde

Le « fiasco » d’Outreau, c’est, pour toute la France, le drame d’adultes accusés par des enfants menteurs, avant d’être acquittés.

Quant aux enfants violés ? Oubliés, escamotés…

Cet ouvrage ne refait pas le procès et ne conteste pas la chose jugée. Il révèle une seconde vérité judiciaire occultée : douze enfants, dont Chérif, ont été officiellement reconnus victimes de violences sexuelles et de viols.

Devenu adulte, Chérif a désormais le droit de parler.

Un livre choc qui nous place devant deux vérités judiciaires difficilement conciliables. Celle des acquittés et celle, inédite à ce jour, de l’aîné des enfants victimes.

Le traumatisme psychique chez le nourrisson, l’enfant et l’adolescent” Evelyne Josse

En règle générale, l’univers des nourrissons, des enfants et des adolescents s’inscrit dans le cours de situations prévisibles, dans un environnement stable et peuplé de personnes familières. Cependant, il arrive que des événements délétères – tels que des agressions sexuelles, maltraitances, accidents de toute nature, guerres, décès ou séparations – explosent ce monde sécurisant et protecteur.

Si on a longtemps cru que les jeunes étaient imperméables au traumatisme, nous savons aujourd’hui que c’est l’inverse qui se produit. Parce qu’elle est malléable et inachevée, leur personnalité est plus aisément perturbée et risque de subir davantage d’altérations que celle de leurs aînés. Les traumatismes subis dans l’enfance peuvent avoir de profondes répercussions, tant sur le développement que sur la santé somatique, mentale ou le bienêtre psychosocial.

Quels sont les événements susceptibles de générer des conséquences traumatiques ? Quelles sont les réactions à court et à long terme ? Quelles sont les répercussions possibles sur le développement physique, cognitif et psychique ? Le traumatisme psychique apportera de nombreuses réponses à ceux qui s’interrogent sur le devenir à l’âge adulte des enfants abusés, battus, négligés, abandonnés, séparés ou malmenés.

“D’un cauchemar à l’autre” Laure Sartori

Le livre de Laure, c’est l’histoire d’une barbarie « ordinaire » juste sous nos fenêtres, ici en France, à la fin de ce XXe siècle qui a vu tant de progrès mais qui n’a pas permis de mieux protéger nos enfants. Chaque jour en effet, jusque dans notre beau pays, des enfants sont brutalisés, souffrent et sont démolis à petit feu sous les humiliations et les coups.

Pire encore, pour ces victimes de maltraitance, l’arrêt des sévices ne signifie pas la fin des souffrances : la destruction de la personnalité, la torture psychologique, les carences affectives sont plus durablement dommageables que la plupart des coups.

Laure en est un exemple parmi d’autres : la violence qu’elle a subie a duré treize mois, ce qui est très long certes mais c’était il y a bientôt vingt-sept ans et, bien que des séquelles importantes la handicapent durablement, physiquement elle s’en est sortie. Alors que la reconstruction de « l’être humain Laure » vient à peine de se terminer après tant d’années de doute, de perte de confiance en soi, de dérives même, pour sauver son couple, sa famille…

Il lui en aura fallu du courage, de la ténacité, de l’endurance pour se relever à chaque coup dur et continuer à croire encore et encore qu’il est possible de s’en sortir, que si aucune bonne fée ne s’est penchée sur son berceau elle se construira son destin elle-même.

« D’un cauchemar à l’autre » c’est l’histoire de son parcours, de ses luttes. Laure nous montre une réalité que nous ne savons pas voir, nous incite à être vigilants, attentifs aux autres. Les souffrances des enfants sont souvent muettes mais jamais totalement invisibles, sachons les percevoir pour y mettre fin, pour sauver leur innocence.

C’est à la fois un témoignage, un appel à l’aide – à notre aide – et un message d’espoir. Malgré tout ce qu’elle a subi elle a su transformer la haine, la rage, la violence qu’on a fait naître en elle, en une force constructrice.

Ainsi ce livre est-il aussi un message d’amour : amour des enfants, de tous les enfants, amour de la vie et de ses plaisirs. Sa plus grande souffrance fut de ne pas être aimée, son plus grand bonheur est, maintenant, d’aimer.

Gazette du Palais : Rencontre avec Marie-Christine Gryson Dejehansart, expert dans l’affaire d’Outreau

Un reportage de Pierre Rancé

Outreau : symbole du manichéisme

Le 19 mai 2004, à l’occasion du premier procès d’Outreau à Saint-Omer, devant des dizaines de caméras et de micros, l’un des accusés, l’huissier Marécaux qui vient d’être mis horsde cause après le revirement de la principale accusatrice à l’audience, s’effondre en pleurs à la sortie de la cour d’assises : “J’ai tout perdu dans cette affaire… On m’a volé mes enfants. Ils ont tué ma mère. J’ai dû vendre mon étude… ma maison… Je n’ai plus rien. Il faut que vous sachiez que ça peut vous arriver…” En quelques secondes, les sanglots de l’huissier Marécaux transforment ce coupable en héros, et ses propos font l’effet d’une bombe. Soudain, des millions de français, horrifiés devant leur poste de télévision, ont la preuve que la justice peut se tromper, qu’elle s’est laissée abuser, et que nous sommes dans un pays où la présomption d’innocence est devenue un abus de langage au point que leur propre sécurité est désormais menacée. Pour la première fois, Monsieur “tout le monde” ne se met plus à la place de la victime mais à la place de l’auteur présumé injustement accusé. C’est un changement profond qui s’opère. Au point d’oublier qu’avec la souffrance des acquittées, le bannissement social, l’horreur carcéral, l’affaire d’Outreau reconnaît également, de façon indéniable et définitive, la souffrance de douze enfants victimes de viols et d’agressions sexuelles. Ces douze petites victimes vont, elles aussi, traverser les deux audiences de cette affaire, qui outre la conviction des jurés, vont tout emporter à Saint-Omer puis à Paris. (Lire la suite…)

La Marche Rouge

En prenant comme fil rouge le destin des enfants qui y furent enfermés, Marion Sigaut retrace l’histoire de l’Hôpital général depuis sa création au XVIIe siècle, jusqu’au XVIIIe, où Paris bruissait de la rumeur d’enfants enlevés, prostitués ou envoyés dans les Amériques.

En mai 1750, une rumeur persistante faisant état d’enlèvements d’enfants mit Paris en émoi. Les gens disaient, mais peut-on les croire, que des exempts déguisés (les exempts étaient ce qu’on appelle aujourd’hui des agents de police) s’emparaient d’enfants et d’adolescents et les envoyaient à L’Hôpital général. Des émeutes graves éclatèrent, comme en 1675, et en 1701, des commissariats furent incendiés et des gardes tués. La répression fut sévère et se solda par des condamnations à mort. Mais qu’était donc cet Hôpital Général de sinistre réputation ?

Fondé en 1656 par Louis XIV, il était destiné d’abord à résoudre le problème de la mendicité, en enfermant les mendiants. Au milieu du XVIIe siècle la France, ravagée par les guerres civiles (La Fronde), avait vu en effet ses villes envahies par des masses de miséreux incontrôlables et jugés dangereux. Mais très vite l’Hôpital Général fut utilisé aussi pour enfermer d’autres catégories de population : les prostituées, les ivrognes et bientôt les enfants abandonnés, ou confiés à l’institution par des parents sans ressources. C’est avec les enfants que les abus semblent avoir été les plus graves et les plus insupportables. En effet, les baillis de l’Hôpital ne ramassaient pas seulement les enfants abandonnés, ils s’emparaient aussi des enfants qui traînaient dans les rues ou simplement y jouaient. Et les parents devaient payer pour pouvoir les reprendre. C’est ce qui provoqua le soulèvement populaire de 1750 appelé la Marche rouge.
Marion Sigaut a découvert dans les archives de la Salpetrière qui, avec Bicêtre et la Pitié, formait l’Hôpital Général, outre les conditions de vie inhumaines qui y régnaient, l’histoire des scandales qui éclaboussèrent ceux qui le dirigeaient (c’était un établissement laïque géré par le Parlement de Paris) et les tentatives de réforme entreprises par le roi et l’Eglise. Elle s’est attachée tout particulièrement au sort des enfants qui y moururent en masse ou disparurent mystérieusement, d’où la rumeur persistante dans le peuple d’un commerce d’enfants : furent-ils livrés à des libertins qui en usaient en toute impunité, furent-ils vendus à la compagnie des Indes pour peupler la nouvelle colonie du Québec ? L’enquête ne le dira pas, mais l’enquête en elle-même est passionnante.

L’auteur : Marion Sigaut est né à Paris en 1950. Elle vit en Bourgogne. Elle est l’auteur de : « Le Petit coco » (Sylvie Messinger, 1989), « Russes errants sans terre promise » (L’Harmattan, 1994), « Libres femmes de Palestine » (Ed. de l’Atelier, 1996), « Mansour Kardosh, un juste à Nazareth » (Ed.s de l’Atelier, 1998, prix Palestine 1998) et « Les deux cœurs du monde : Du Kibboutz à l’Intifada » (Flammarion, 2007.)

Poème  de Kaliam

Beau papa

Samedi à midi, soleil en apogée,

Maman était sortie, elle faisait le marché.

Elle travaillait beaucoup, jamais ne se plaignait,

Papa était parti ; ils avaient divorcé.

Je décidais alors de rejoindre la grange,

Petit chandail violet et jupette orange.

La fraîcheur du bâti et la douceur du foin

Etaient mes seuls refuges quand je n’allais pas bien.

Je m’allongeais, rêveuse, ma poupée près de moi

C’était ma préférée, elle venait de papa.

Au moment où les bras de Morphée m’enlaçaient

J’entendais ce bruit sourd qui m’était familier…

Il était bien treize heures quand il est arrivé,

Distinguant ses pas lourds, écraser l’escalier.

Ma poupée contre moi, comme pour la protéger

Et mon cœur en chamade, j’étais tétanisée.

Il besognait aussi, chaque jour de la semaine

Supportant son labeur, ses efforts et sa peine.

« Je bosse dur » disait-il, « et je n’ai pas le choix

Quand on est un fermier on doit faire le poids ».

Il entra doucement, sachant ce qu’il ferait

Il vint vite s’allonger près de mes six années…

Comme à son habitude, il gardait ses souliers

Son bleu de travail sale empestait le fumier.

Tout à coup je sentis sa main accoutumée

Venir se promener sur mon intimité

Connaissant le parcours de ses doigts boudinés

Moi je ne disais rien et lui continuait…

Soudain j’ai entendu le bruit de sa braguette

Me priant gentiment de secouer la bête.

Il saisit l’animal, le mettant dans ma main

Et moi inconsciemment ravalais mon chagrin…

Je sentais le tabou, mais je ne disais rien

Il s’agitait plus vite, me disait « tiens-moi bien ».

Du haut de mes six ans, que pouvais-je bien faire ?

Je ne comprenais rien tout n’était que mystère.

Après un long soupir, il sourit, l’air amer

En me faisant promettre « ne dis rien à ta mère :

Tu sais ma douce Lili, miaula t- il à l’oreille,

Tous les papas qui aiment leur belle fille font pareil !

Il se racla la gorge, son souffle retrouvé

J’essuyais dans le foin ma petite main mouillée.

Ramassant ma poupée témoin de mon secret

Je n’avais qu’une hâte : courir dans les blés…

Une fois par semaine il se renouvelait

Mais au fil des années, moi je réalisai :

Il violait mon âme et abusait mon corps

Pour satisfaire son être, sans une once de remords.

Me voici dix étés après …j’avais trahi

Ce malheureux secret qui encombrait ma vie.

Du haut de mes seize ans, assise au tribunal

Je voulais que ce monstre reconnaisse son mal.

Je n’étais pas la seule qu’il avait abusée

Il se prêtait déjà à cette perversité :

Un précédent inceste vint refaire surface

L’homme ne supportait plus son reflet dans la glace.

Au bout de quelques mois, le verdict tombait :

Il avait pris vingt ans plus mes tendres années.

Lui derrière les barreaux, moi dehors sous l’ondée

Je voulais purifier mon enfance souillée.

L’eau du ciel ruisselait sur mes cheveux corbeaux,

Emportant mon angoisse droit dans le caniveau

Surtout papas, mamans, parlez à vos enfants

Car ils ne savent rien du haut de leurs printemps.

En hommage à Gabrielle.

Innocence en Danger  .COM : “Internet le paradis des pédophiles”

“innocence-en-danger.com. Internet : le paradis des pédophiles”
est le résultat d’enquêtes menées par des membres de l’association que l’auteur a fondée en 1999, “Innocence en danger”, présente dans vingt-deux pays et animée par des bénévoles spécialistes de l’informatique, juristes, économistes… Le document donne des sueurs froides.
Car la cyber-pédo-criminalité, mot barbare avec des accents de science-fiction, semble sournoisement gagner du terrain dans une impunité presque totale.

C’est un témoignage de l’association, Innocence en Danger aux phénomènes pédocriminels auxquels doivent faire face nos enfants aujourd’hui, dans le monde réel, ainsi que dans le monde virtuel, Internet. Car c’est un combat quotidien, où un enfant est torturé ou violé tous les 30 secondes.

Des millions d’images d’enfants abusés se trouvent sur Internet qui sans cesse remet en scène tous ces crimes et qui ramasse pour ses marchands, pas moins de 23 milliards de dollars par an.

Les grands thèmes sont traités : imprescriptibilité, les médecins sanctionnés pour avoir donné des signalements, le rôle des réseaux criminels et les CD-roms de Zaandvort, les nouveaux logiciels pour traquer les sites pédophiles et pour protéger les enfants, comment traiter les mauvais rencontres sur un pc.

Mais les grandes décisions politiques ne sont pas encore prises, ni au niveau national, ni au niveau régional ou européen, ni au niveau international.

C’ est aussi un témoignage personnel, de son auteur, Homayra Sellier, qui lutte pour la protection des enfants et de leurs droits, et pour appuyer les parents protecteurs, père ou mère.

Comme disait, l’auteur “Ce livre n’est autre qu’un message fait de toutes les bouteilles à la mer, jetées par trop d’enfants maltraités, sa seule prétention est de vous informer et, peut-être de provoquer votre réaction sans laquelle, nous ne saurons protéger l’innocence en danger.”

Innocence en Danger et l’auteur voudraient exprimer personnellement, leurs sincères remerciements à Dr Rachel O’Connell pour ses idées et réflexions sur la mentalité des pédocriminels en ligne, Agnès Kergus pour sa contribution concernant les notions de pédophilie et pédocriminalité, Natasha Grigori et Alex da Fonseca pour leurs propos concernant les outils d’Internet, et Dominique Asteggiano.

La pédocriminalité sur Internet n’a rien de virtuel.

En réalité, les pédophiles agissent en réseaux et de manière très organisée. Internet abrite des sites qui mettent en ligne photos et films pornographiques où des bébés et des enfants sont violés, torturés en direct.
Appuyé sur des témoignages d’enfants victimes de ces réseaux, le livre dévoile des cas à faire frémir, et analyse le fonctionnement d’une organisation terrifiante car invisible. Parce que nous restons trop peu informés sur les risques encourus par nos enfants lorsqu’ils tchatchent sur Internet, Homayra Sellier a décidé de lutter contre notre ignorance. Elle décrit les sites pédophiles qui s’affichent en toute illégalité dans cette zone de flou juridique et judiciaire qui ne connaît pas de frontière. Elle décortique le système des mafias pédocriminelles dont le commerce génère près de trois millions d’euros par an !
Ce livre nécessaire est un avertissement

LA DEDICACE D’UN AUTEUR :

“J’ai écrit ce livre dans le seul but de tirer une sonnette d’alarme, pour réveiller, informer et mobiliser. Je ne prétends aucunement apprendre au juge son métier de magistrat, ni au policier son métier d’enquêteur, mais j’ai voulu décrire avec la plus grande honnêteté ce que j’ai découvert, vu, entendu, et qui ne m’a plus jamais quittée. Je cherche à expliquer et mettre en garde.
Je ne prétends pas non plus avoir sous mon chapeau une baguette magique, un plan d’attaque pour éradiquer ce phénomène grave en un temps record. Le plus dur à déclencher est la prise de conscience, le plus difficile à combattre est l’indifférence, le manque de curiosité, les idéologies qui se veulent libertaires. Je ne suis pas une moraliste, ni une donneuse de leçons, mais tout simplement un témoin, un témoin engagé, passionné et libre.

Au sujet d’Internet dont je parle beaucoup : Internet n’est ni un dieu, ni un démon, c’est un outil et non pas une fin, il est, et il sera, ce que nous en ferons. Il dépendra du choix des hommes.
A l’arrivée de toute nouvelle technologie, il faut avoir l’humilité de remettre en question nos habitudes, d’adapter nos lois, de réviser nos repères.
Si nous ne le faisons pas, il y a lieu de se demander si nos enfants, loin de vivre mieux que nous, vivront au moins aussi bien que nous ? Non pas que la technologie et le progrès n’aient pas tenu leurs promesses, ils les ont dépassées.
Le danger réside dans les conséquences et les dérives de ces nouvelles technologies. L’importance aujourd’hui est de susciter l’émergence d’une opinion publique commune et internationale qui tienne compte du monde que nous voulons pour nous, mais aussi pour nos enfants. Ce livre est avant tout un cri contre les indifférences, les silences coupables et les complicités car pour moi, dès lors que nous savons ce qui se passe au sujet de la pédo-criminalité, ne rien faire, c’est l’accepter.”
(Homayra Sellier)

Enfance Massacrée.

Par Homayra Sellier, Marie-Pia Hutin, Edwige Antier et Joëlle Kalfon.
Éditions Raphaël-Paris 2003

Présentation:
Des enfants abusés, torturés, assassinés…

C’est, chaque jour en France, pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, c’est chaque jour dans cette Europe porteuse de valeurs humanistes censées protéger les plus faibles. Ignoble ! Des bambins, des gosses sans défense sont livrés à des bourreaux qui les martyrisent, parfois jusqu’au meurtre. Et la société se tait. Les institutions qui devraient intervenir s’enlisent dans des procédures scandaleuses, ajoutant l’abandon à la douleur des victimes. La pédocriminalité est un crime contre l’humanité. Un massacre à grande échelle, souvent pratiqué au sein de véritables réseaux de la honte. D’insupportables images de petits corps blessés circulent sur pas moins de 182 000 sites Internet pédocriminels. Un chiffre terrifiant : un gosse se vend et s’achète environ 20 000 dollars. Il peut ” rapporter ” plusieurs millions de dollars selon ” l’utilisation ” qui en est faite, c’est-à-dire jusqu’à la torture ou à la mort. Pour la première fois en France, un livre donne la parole aux victimes et aux proches qui tentent de les arracher à l’enfer.

Les auteurs:
Homayra Sellier, présidente de l’association ” Innocence en Danger “, lance un appel à la prise de conscience face cette barbarie.
Marie-Pia Hutin, avocate, dresse un état des lieux de la Justice en matière de répression des pédocriminels.
Edwige Antier, pédopsychiatre, diplômée de psychopathologie, affirme combien il est important d’écouter l’enfant, de prendre en compte sa douleur et de croire sa mère.
Un livre rigoureux, courageux.

Commander sur Amazon:
www.amazon.fr/Enfance-massacr%C3%A9e-Edwige-Antier/dp/2877810674

“Livre de la honte”

Serge Garde, coauteur du livre témoigne

Des enfants sont en danger… Des menaces de mort pèsent sur des journalistes. Des réseaux pédocriminels se sentent à l’abri de la Justice. Dans le même temps, des démarches visent à interdire un livre. Un livre qui relate une enquête minutieuse sur “Le dossier de la honte”.

Laurence Beneux, Serge Garde, Le Livre de la honte, le cherche midi éditeur, octobre 2001. Une enquête sans concessions.

Le 24 février 2000, Serge Garde publie un dossier de trois pages dans le quotidien L’Humanité. Il y révèle l’existence d’un CD-Rom informatique contenant 8.500 documents de pédocriminalité. On y voit des scènes de viols d’enfants, et même des viols de nourrissons. Quelque mois plus tard Laurence Beneux publie un article dans le Figaro et participe à un reportage sur Canal+. Logiquement, la Justice et la police auraient dû prendre le relais, averties par les révélations des journalistes qui montrent sans conteste qu’il existe en Europe des véritables réseaux pédocriminels. Des enfants sont en danger. Des réseaux obscurs s’adonnent au trafic de jeunes vies. Ce marché immonde rapporte davantage que la drogue. Il ne nécessite pas d’investissements. Il suffit de se “procurer” un enfant puis d’un appareil photo pour promouvoir la marchandise… Et, surtout, c’est une activité dont les risques vis-à-vis de la Justice sont bien limités.

Tellement limités que les journalistes qui ont mené l’enquête dénoncent: “Du côté des institutions, police et Justice, c’est la gêne, le dénigrement et parfois la désinformation pour masquer une dépénalisation de fait de la pédosexualité dans de nombreux dossiers”.
Ils posent la question: Pourquoi la police et la Justice n’ont-elles pas poussé l’enquête?
Serge Garde nous raconte l’histoire du “dossier de la honte”.
Serge Garde, vous venez de publier, avec Laurence Beneux, un livre qui a pour titre Le Livre de la honte. Pourquoi ce titre?

Parce que ce que nous racontons est honteux. Parce que la façon dont la Justice française a traité cette affaire de pédocriminalité ne mérite pas d’autres qualifications.

C’est honteux car, au départ, nous avons publié dans L’Humanité et dans Le Figaro des révélations concernant un CD-Rom contenant 8.500 documents de pédocriminalité et de viols d’enfants, de nourrissons, et nous avions rapporté qu’à partir de ce CD-Rom la police hollandaise avait établi un fichier contenant 472 portraits d’enfants. D’enfants en danger car on les voit sur le CD-Rom dans des situations absolument sans équivoques. Pour beaucoup d’entre eux, on est témoin des scènes de leur viol. Ce qui nous a donc particulièrement choqués, c’est qu’à la suite de nos révélations concernant ce document, rien n’a été fait pour rechercher ces enfants en danger. Or ce document existe bien, il est en possession de la police hollandaise, il a été transmis à Interpol et donc aussi aux autorités françaises. Rien, absolument rien n’avait été entrepris de la part de la Justice, ni de la police et, il y avait même un certain embarras sur l’existence de ce fichier. Quand nous avons questionné les autorités, afin de savoir si elles avaient connaissance de ce fichier… il y a eu un refus de nous répondre (…)

— D’où provient ce document informatique que vous vous étes procuré?
— Comment avez-vous trouvé ces documents?
— Des enfants ont été identifiés?
— Mais quelle a été la position des autorités judiciaires?
— Combien d’enfants disparaissent chaque année en France?
— Dans le CD-ROM que vous avez retrouvé, y a-t-il des photos d’enfants français?
— Comment pouvez-vous être sûr de l’existence de véritables réseaux?
— Pour quelle raison la justice éprouve des difficultés à admettre l’existence des réseaux pédocriminels?
— Retrouve-t-on souvent des personnalités influentes, des notables à l’intérieur de ces réseaux?
— Comment est appliqué le droit en France pôur les affaires de pédocriminalité?
— Combien de documents pédocriminels avez-vous découverts?
— Vous avez déjà été menacé?

Laurence Beneux et Serge Garde sont journalistes.

# Broché: 239 pages

# Editeur : Le Cherche Midi (12 octobre 2001)

Commander sur Amazon:

www.amazon.fr/Livre-honte-r%C3%A9seaux-p%C3%A9dophiles/dp/2862749168/ref=sr_1_1/171-3511907-9493857

“Abus d’enfants sur Internet. En finir avec le silence”

“Child Abuse on the Internet: ending the silence” by Carlos A. Arnaldo, Paris-New York: Edité par UNESCO et Berghan Publishing en 2001

“Abus d’enfants sur Internet. En finir avec le silence”
UNESCO Webworld, 23 novembre 2001

La pornographie enfantine et l’usage des médias et d’internet afin de commettre des abus sexuels sur des personnes mineures sont des sujets d’une grande complexité. Ils sont cependant étroitement liés. Ils ne réclament en effet pas uniquement des solutions étudiées, mais également une véritable prise de conscience de l’ensemble de la société.

Cet ouvrage répertorie l’ensemble des parades qui ont pu être étudiées et tente également de donner les clés d’une coopération efficace entre les personnes et les organisations confrontées à ce fléau. On trouvera ainsi la description des principales initiatives prises aussi bien dans certains pays africains qu’en Albanie, au Brésil, au Guatemala, aux Philippines ou encore au Sri Lanka.

On y découvrira également les efforts de coopération internationale en matière d’échange d’informations ou de construction de réseaux de défense communs. Un index fournit enfin les sites internet des organisations les plus performantes en matière de protection de l’enfance sur les réseaux électroniques.

Par ailleurs, les auteurs proposent un schéma en vue d’une action cohérente et coordonnée entre différents acteurs possibles de la lutte contre les abus dont les enfants sont les victimes.

Sur commande à l’Unesco: publishing.unesco.org/books.aspx