Histoire de l’association

 

L’histoire d’Innocence en danger

Innocence en danger (IED) est un Mouvement Mondial de protection des Enfants contre toutes formes de violences notamment sexuelles.

En 1998, le démantèlement d’un réseau de cyber prédateurs et la saisie de 800.000 photos pédopornographiques donnent lieu à une réunion d’experts, à l’UNESCO, sur le thème  « La pornographie impliquant des enfants et la pédophilie sur l’Internet, un défi mondial » *(1). A l’issue de cette conférence, le Directeur Général de l’Unesco, Fédérico Mayor, nomme en 1999, Homayra Sellier Présidente du mouvement de protection mondial de l’enfance.

Depuis avril 2000, IED est une association Loi 1901, indépendante de tout organisme, déclarée à la préfecture de Paris et à but non lucratif.

Sa vocation est internationale,  présente dans une dizaine de pays et elle est partenaire d’associations internationales actives dans la lutte contre la pédo-criminalité.

IED regroupe tous les acteurs militants de notre société : spécialistes  d’Internet, juristes, experts de l’enfance, décideurs des mondes politiques, économiques et médiatiques. Son but est de sensibiliser l’opinion internationale au fléau croissant constitué par la  pédo-criminalité afin de peser sur les décisions des gouvernements.

IED constitue une force d’actions, de sensibilisation, de propositions, d’éducation et d’informations auprès des organisations gouvernementales ou non gouvernementales, des instances européennes et internationales, des entreprises, des écoles, collectivités locales, groupes de jeunes…

IED tient le rôle de relais d’information entre le public et les institutions publiques. Elle accompagne au quotidien les enfants victimes et le parent protecteur. Elle est la première et la seule association à avoir mis en place des séjours de reconstruction des victimes.


Homayra

En 1999, j’ai été nommée par le directeur de L’UNESCO pour mener un plan d’action mondial de défense et de protection des enfants nommé « Innocence en Danger », mis en place après le démantèlement d’un réseau d’exploitation international des enfants sur internet.  Après un an de travail fructueux, j’ai quitté cette organisation car, au regard de l’importance du travail à accomplir, l’UNESCO trouvait ses limites et ne pouvait pas intervenir sur le terrain ni à aller la rencontre des victimes. Or, ce travail de terrain s’imposait, une fois que j’avais rencontré les victimes et leurs parents. Après quelques autres tentatives de collaboration AVEC DES GRANDES ORGANISATIONS DE PROTECTION…., j’ai décidé de continuer Innocence en Danger afin d’’être aux côtés des enfants victimes.

Je mène ce combat, qui ressemble à une croisade, depuis 16 ans. Aujourd’hui, Innocence en Danger compte une dizaine de bureaux à travers le monde. Nous travaillons avec une trentaine de bénévoles en France qui ont choisi de rassembler leurs efforts. Avec notre équipe, nous sortons des familles de l’isolement pour que le seul visage qu’ils voient ne soit pas celui de l’indifférence, pour que ce qui accompagne, (j’enlèverais ce qui devrait être) les plus belles années de la vie – l’enfance – ne soit pas seulement la souffrance et la détresse. Nous avons besoin d’informer l’opinion public sur le fait que les enfants doivent être écoutés. Nous sommes tous responsables du monde que nous laissons à nos enfants : je suis convaincue que le fléau des maltraitances tant physiques, psychologiques que sexuelles est parmi ceux contre lequel on peut agir.

Nos enfants nous jugerons sur ce que nous avons fait pour eux- et je voudrais qu’ils sachent que lorsque nous étions mis à l’épreuve nous ne leur avons pas tourné le dos et fait comme si de rien n’était. Comme le dit, le docteur Boris Cyrulnik « Si, au-delà des situations, on voit les hommes, si au-delà des incapacités, on voit les potentialités, alors on est sur le chemin de la résilience ».

Persuadés de ces possibilités, nous avons mis sur pieds des séjours de résilience dont les bienfaits font l’objet d’études scientifiques en Allemagne et en Colombie. Les enfants que nous invitons pendant les vacances scolaires bénéficient d’une rencontre avec la peinture, la sculpture, la photographie, les animaux, la nature, ce qui permet d’offrir à leur âme et leurs corps trahis et abîmés les éléments fondamentaux d’une reconstruction. Jean Paul Dubois, sociologue écrit dans « Une vie Française » : « Ces principes : le bonheur, le gout de la vie et amour, leur recherche ne sont guère héréditaires. Nous devons apprendre à les transmettre aux enfants par les voies de l’amour ».

Innocence en Danger n’est pas une œuvre de charité, ce n’est  pas de la charité que de remplacer les discriminations, les préjugés, les injustices par leurs contraires, c’est croire en la vie, c’est investir dans l’avenir, c’est nourrir les potentiels dans chaque petit de l’homme, dans chaque femme et homme en devenir. Je suis heureuse de tracer les vies de tous ces petits soldats sans médailles impliqués dans un combat silencieux loin des feux médiatiques.

 

Quelques exemples parlants : 

-le procès d’Angers en 2005  : 66 accusés & 45 victimes âgées de 6 mois à 12 ans au moment des faits ont été recensés par l’accusation entre janvier 1999 et février 2002; il a fallu construire un tribunal qui a coûté quelques 6 millions d’euros à vous/nous tous – Une cour d’assises spéciale de 360 mètres carrés a été montée au sein du palais, pour juger ces femmes et hommes; parmi eux certains été récidivistes; pour Viols, proxénétisme aggravé, agressions sexuelles… il a fallu quatre mois pour juger l’inconcevable.

-une victime que la justice n’a jamais crû, n’a jamais entendu, n’a jamais aidé à se reconstruireC avoue à l’age de 35 ans avoir été psychiatrisé depuis plus de 20 ans dont les soins ont coûté quelques centaines de milliers d’euros à la sécurité sociale, multipliez ces chiffres par le nombre d’affaires ! ne vaut il pas mieux soigner, écouter, prévenir ?

-L’association AIVI et IPSOS ont souhaité donner la parole aux Français pour connaître leur opinion sur l’inscription de l’inceste dans le droit pénal .

Quelques chiffres en résumé de ce sondange :

Un français sur quatre connaît au moins une personne victime d’inceste dans son entourage – il s’agit de données purement déclaratives, l’on peut supposer que les chiffres soient bien plus élevés dans les faits .

Parmi les personnes connaissant au moins une victime d’inceste la moitié déclarent que la victime n’a ni été cru, ni aidée par sa famille.

 

« Soit la différence que tu souhaites voir dans le monde » Mahatama Ghandi