Nos objectifs

Les objectifs d’Innocence en danger

A l’occasion de la journée internationale de l’Enfance, Innocence en danger a défini 10 priorités d’urgence dans la lutte pour la protection des enfants.

Ce combat fait face aujourd’hui à de nouveaux défis. Si l’opinion publique a une plus grande connaissance du véritable FLÉAU MONDIAL que représente la pédo-criminalité. La société elle, n’est pas équipée pour lutter efficacement contre.

  • comment protéger ceux qui dénoncent les abus sexuels sur mineurs ?
  • comment Répondre au problème de la récidive des pédo-criminels ?
  • comment mieux former ceux dont le travail les mets en contact avec les enfants ?
  • comment soutenir les parents dans leur devoir de protection ?
  • comment accompagner les parents dans leurs parcours judiciaires ?
  • comment mieux informer l’opinion publique de l’ampleur de ce phénomène mais aussi des dégâts qu’il génère ?

Parce que ne pas réagir, c’est être complice, nous avons donc établi une liste d’étapes à franchir, des actions précises, des objectifs clairs et accessibles pour mieux protéger les enfants de ces violences.

1. Faire voter un projet de loi rendant les crimes contre l’enfant « imprescriptibles. »

2. Ne pas confier à une personne mise en examen ou condamnée pour pédophilie un poste de travail dans un environnement (d’)encadrant des enfants.

3. Faire voter la prise en charge des frais médicaux et thérapies psychologiques des victimes (par la Sécurité Sociale des soins thérapeutiques dus aux traumatismes).

Aider ceux qui ont été victimes d’abus est essentiel, pour qu’il n’y ait pas de répétition, mais également pour que l’enfant devenu adulte ne soit pas la victime à vie de son agresseur. La thérapie est coûteuse et bon nombre de familles ne sont pas à en mesure de payer le thérapeute de leur choix.

4. Consacrer chaque année deux heures de cours sur les Droits de l’Enfant et sur les moyens dont ils disposent pour les faire respecter.

Il faut aussi s’assurer de faire prendre conscience aux enfants qu’existent des services prêts à les écouter, qu’il est nécessaire d’exprimer leur malaise en cas d’abus, que ce n’est pas une honte et qu’ils ne seront pas punis.

5. Qu’une formation à Internet leur soit prodiguée selon le niveau de connaissance et de risque.

Que soient enseignés aux enfants les pièges et ruses qu’utilisent les prédateurs pour trouver de nouvelles victimes, le danger des chats, la nécessité de la confidentialité (pas de noms, pas d’adresses!)

6. Que les pédocriminels reconnus bénéficient d’un suivi psychologique intense à vie et d’un contrôle régulier de santé mentale. Dans le cadre de « 2001, Année de la Santé Mentale ».

Ainsi ceux qui ressentent en eux des pulsions mais qui ne passent pas à l’acte pourraient aussi en bénéficier afin de les aider à prendre conscience de la gravité et des conséquences d’un passage à l’acte. Pour cela, les thérapeutes et psychiatres devraient suivre une formation particulière. Surtout qu’il s’avère que certains psychiatres refusent ce type de patient. Les pédo-criminels récidivent dans une très large majorité: ne permettons plus à cette situation de perdurer.

7. Droit de regard:

Que les parents et les associations de parents d’élèves puissent avoir un droit de regard sur les personnes qui encadrent leurs enfants, que ce soit dans le cadre de l’école ou d’une colonie de vacances!

8. Que tous ceux qui engagent leur responsabilité en dénonçant ce type de crimes commis sur les enfants, bénéficient automatiquement d’une PROTECTION ET D’UNE assistance juridique.

Particulièrement dans le cadre de corporations, comme l’Église et d’organismes comme l’Éducation nationale (, médecine, etc.), notamment les médecins, enseignants, éducateurs, services sociaux. Que la (peur) crainte d’être poursuivi en cas de non lieu (ne les) condamne (pas) au silence.

A l’inverse, que des personnes témoins de crimes commis sur les enfants et qui ne les dénoncent pas soient considérées comme complices et susceptibles d’être poursuivis au titre de « non-assistance à personne en danger »

9. Que les personnes travaillant avec des enfants bénéficient d’une formation permettant de déceler les premiers signaux, les premiers appels d’un enfant abusé.

Trop souvent, l’enfant subit des violences et ce, des années durant parce que personne ne sait entendre et comprendre ses appels au secours.

10. Que les conditions d’interrogatoires d’enfants soient placées sous la surveillance d’un thérapeute et d’un avocat.

Trop souvent l’interrogatoire et la confrontation engendrent de nouvelles souffrances pour la victime enfant. La loi du 17 juin 1998 permet au mineur d’être assisté lors de ces auditions, cette pratique, insuffisamment utilisée devrait devenir obligatoire.